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Projet ECIM : quand le Cloud vient au secours de la mobilité… - F. Du Mortier

Logo du projet ECIM

 

Prenez une bonne tranche de Smart City, ajoutez des services Web « mobilité », arrosez d'OpenData et assaisonnez à la sauce Cloud : c'est la recette du projet ECIM.

Les 14 partenaires du projet ECIMLe coup d'envoi en a été donné au mois d'avril : ECIM (European Cloud marketplace for Intelligent Mobility) a été soumis par un consortium de 14 partenaires répartis dans 6 pays, dont 5 Belges (IS-Practice , iMinds (ex-IBBT), CIRB, Mobile For, EnoLL et BePark) et trois villes (Bruxelles, Barcelone et Paris), dans le cadre de l'appel à projets 2013 du programme européen «Competitiveness and Innovation Programme - ICT Policy Support Programme » (CIP-ICT PSP).

L'objectif principal consiste à développer des services « Smart City » dans le Cloud en vue d'offrir aux citoyens des services publics plus efficients et meilleur marché dans le cadre d'un partenariat public-privé. Comment ?

1. En offrant aux créateurs de services, d'une part, des sources de données qui leur permettront de développer de nouveaux services et d'autre part, une plate-forme qui facilitera leur commercialisation

2. En mettant à disposition des gestionnaires de la ville une plate-forme de fourniture de services ouverte et au meilleur coût et qui rencontre leurs besoins en mobilité locale tout  en minimisant l'impact sur l'environnement

3. En combinant de multiples services Web dans une seule et même interface qui facilite les déplacements des habitants et des navetteurs.

Premier Business Case : la mobilité urbaine. Des applications expérimentales relatives au stationnement hors voirie et en voirie seront développées, intégrant des fonctionnalités de type crowd-sourcing (c'est-à-dire des citoyens qui partagent des informations relatives aux places de stationnement disponibles dans leur voisinage). Les données provenant de diverses sources seront exploitées par une application mobile unique au moyen de laquelle le « voyageur » peut trouver le meilleur itinéraire pour se rendre d'un point A à un point B en tenant compte du trafic, en trouvant en chemin une place de stationnement sûre et abordable, qu'il pourra éventuellement payer via son smartphone, en partant de l'hypothèse que l'automobiliste est prêt à parcourir le dernier kilomètre en utilisant des moyens de transport alternatifs (Villo, transports en commun, marche à pied, ...).

Le projet se veut respectueux des politiques en matière de mobilité : il intégrera également des fonctionnalités de gestion urbaine qui permettront aux autorités d'agir sur les flux de circulation, par exemple en diminuant ou en augmentant les places de stationnement qui sont mises à disposition, en agissant sur les prix et en anticipant les problèmes au moyen d'analyses de type « big data ».

En condensé :

Résumé du projet ECIM en un seul slide

Un fameux et ambitieux challenge, n'est-il pas ?

 

TADDM - T. Lumembo

TADDM logo

 

La Configuration Management DataBase (en abrégé CMDB), ou base de données de gestion de configuration, est une base de données unifiant les composants d'un système informatique. Elle permet de comprendre l'organisation entre ceux-ci et de modifier leur configuration. La CMDB est un composant fondamental d’une architecture IT.
Voilà déjà quelque temps que le CIRB a pour objectif de se doter d’un tel outil de gestion,  absolument indispensable.
C’est ainsi que dans le cadre de l’approche « Continuous Service Improvement » (en abrégé CSI), la suite IBM Tivoli BSM (Business Service Management), c’est-à-dire la plate-forme de monitoring et de management utilisée au CIRB, s’enrichit d’un nouveau logiciel appelé TADDM (Tivoli Application Dependency Discovery Manager).

Comme son nom l’indique, TADDM est un logiciel de la suite IBM Tivoli qui offre une cartographie de l’infrastructure IT et apporte plus précisément une mise en évidence et une visibilité des applications ainsi que leurs dépendances en termes des ressource de l'infrastructure informatique.
En effet, TADDM crée un mappage (une correspondance entre des objets) et une topologie fondés sur une découverte robuste, structurée et automatisée des applications, en vue de produire un inventaire. Celui-ci comprendra lesdites applications, des items de configuration (CI) ainsi que des dépendances dont notamment des serveurs, des liens, des éléments réseaux et des services. Cela  permet de faciliter la modélisation des services et la création des liens entre les composants IT. De facto, TADDM constitue une source d’informations de qualité pour alimenter la CMDB et favorise la communication au sein de notre organisation.

Quelle est la valeur ajoutée d’un tel logiciel ?

Dans un environnement informatique complexe en perpétuel évolution comme celui du CIRB, il est vital de savoir et de comprendre ce dont on dispose comme infrastructure, applications, éléments réseaux, systèmes d’exploitation, bases de données et autre logiciels. TADDM permet et garantit cela. Il visualise les changements qui se font sur le domaine et en assure la traçabilité. Cette fonction lui permet de déterminer l’impact des changements sur le parc informatique. En somme, cela induit des avantages qui se traduisent en ces termes :

1. Comprendre ce dont notre organisation dispose

TADDM effectue une découverte complète et classe l’information sur les applications en incluant leurs dépendances par rapport aux serveurs qui hébergent les applications et sur les réseaux (routers, switches, etc). Cela permet une topologie des « business applications ».

2. Comprendre comment les changements ont étés opérés à travers le temps au sein de l'organisation

TADDM suit les changements dans les applications en les représentant sur des cartes et en fournissant des informations dans des rapports à la demande, pour une parfaite gestion de la traçabilité des changements.

3. Comprendre les impacts supportés

TADDM peut décrire quels groupes ou quelles applications ont été concernés, quelles violations ont été opérées. TADDM a des interfaces d’intégration avec d’autres outils de gestion de la production.


De cette description, il apparaît qu’au-delà d’une simple CMDB, TADDM est en plus une « Change & Configuration Management Database » (en abrégé CCMDB). Toutes choses égales par ailleurs, TADDM permet de gérer la traçabilité des changements réalisés dans l’infrastructure et stockés dans la CMDB. En corrélation avec des outils de reporting Tivoli (TCR) utilisant la technologie Cognos et/ou BIRT (Business Intelligence and Reporting Tools), TADDM offre à ses utilisateurs la faculté de modéliser et de produire des rapports professionnels d’une grande valeur ajoutée. Autrement dit, il réalise une photographie de l’activité de l’entreprise.
Ceci confirme l’entrée du CIRB dans la routine de l’excellence et, plus modestement, nous dirons une valorisation des aspects ITSM (Information Technology Service Management), de l’Asset Management, du Capacity Management, du Service Management, du System & Networking Management. C’est une consolidation de la configuration des intrants1 dans la gestion complexe d’un Data Center dont les éléments sont de plus en plus virtuels.
A ce sujet, des séminaires d’information seront sous peu organisés pour nos collègues, au cours desquels nous serons ravis de répondre à vos nombreuses questions.
 
(1)   Intrants : éléments nécessaires à la production.

 

Going back to the roots - O. Delvigne

Un Sinclair ZX81

 

Un de ces quatre derniers matins, entre un train en retard et un métro raté, en voguant dans un labyrinthique iTunes, je suis retombé sur un morceau de musique très particulier, le manifeste du rap US : Rapper's delight du Sugarhill Gang (Ah ! Ces noms de groupes inspirés et poétiques des années 80... Toute une époque !)
 
Tout en me souvenant très bien de ce morceau, j'ai été surpris par sa simplicité apparente et son formidable impact pour mon pied droit et mes zygomatiques :-)  Après 14 minutes et 3 secondes de pur bonheur, let's go to the roots ! Et je me suis mis à repenser à mes débuts dans l'informatique... Cette époque où l'informaticien était un roi qui avait décision de vie ou de mort sur les utilisateurs (entendez : faciliter ou pas leur quotidien). Tout était à faire et le e-monde n'existait pas vraiment... C'était juste une e-idée parmi tant d'autres ! Fébriles, nous passions du bonheur à la colère, après une heure de téléchargement pour 2mo qui bloquait à 99% alors que notre ligne pstn venait de produire le ´tic' tant redouté de notre modem (ce n’est pas pour rien que c’était des US Robo-tics ) !
Mes souvenirs laissèrent place à une réflexion : fondamentalement, quelle est la racine de l'informatique ? L'automatisation du traitement de l'information, non ? Je crois qu'il s'agit bien de la racine même de notre métier... Traiter automatiquement des grandes cartes perforées rapidement et sans erreurs, par exemple ;-) (Bien sûr, je simplifie un peu... Si j'écrivais 12 pages sur le sujet, ce serait un tantinet long...)
 
Et voilà où je veux en venir : est ce bien cela que nous faisons à tous les niveaux aujourd'hui ? Est ce que mes chers utilisateurs ont moins de travail car l'ordinateur fait une bonne partie à leur place ? Pensez-vous vraiment que l'IT facilite le quotidien de tout un chacun ? Pour moi, la réponse est oui, certes... mais heu ... non, pas toujours en fait...

Je vais donc, dans un prochain post, trouver et exposer ces cas où l'informatique constitue un frein plutôt qu'un accélérateur pour l'utilisateur final ... Et j'ai déjà pas mal d'idées ;)
 
Dans tous les cas, vous l'aurez compris : simplifions l’IT, simplifions-nous la vie ! (et cette démarche pourrait certainement être appliquée à d’autres domaines...) So, going back to the roots could be a nice way to evolve... What do you think ?
 


I said, a hip hop the hippie the hippie
To the hip hip hop, a you don't stop
The rock it to the bang, bang boogie
Say up jumped the boogie
To the rhythm of the boogie, the beat
 
Now what you hear is not a test I'm rappin' to the beat
And me, the groove and my friends
Are gonna try to move your feet

 
The Sugarhill Gang, 1979

 

Domain Name System - H. Hafsia

arobase


En tant que responsable du Service DNS au sein du Centre d’Informatique pour la Région Bruxelloise, je suis amené à faire des choix concernant les demandes « DNS » de nos partenaires. Chaque choix a une incidence directe sur la continuité du service et aussi sur les services périphériques qui se basent sur le service DNS. On me questionne souvent à propos des tenants et aboutissants d’un changement sur l’infrastructure DNS mis en place par le CIRB, d'où le sujet de ce post.

Histoire

Depuis que l’ex-URSS (CCCP pour les intimes) a lancé Spoutnik dans l’espace et qu'Eisenhower a créé l’ARPA dans la foulée, la technologie a évolué de façon exponentielle pour arriver aujourd’hui à proposer Internet aux entreprises et aux citoyens du monde.
Dans les années 70/80, les chercheurs et ingénieurs qui communiquaient sur le réseau ARPANET avaient mis en place un système de relation entre une adresse IP et un nom d’hôte, contenu dans un fichier texte (host.txt). Le but était de se rappeler un serveur sous la forme d'un mot et non d'une adresse IP. Loin d'être idéale, cette solution a a été délaissée, au début des années 1980, avec le protocole DNS (RFC805, RFC882), qui a fait évoluer les notions de « @ » et « . », largement utilisées de nos jours dans les adresses e-mail et autre URL/URI.

Il sera désormais possible de contacter un ordinateur et/ou une personne en complétant son domaine à la droite du « @ », séparé par un point « . », ex jdoe@cirb.irisnet.be. On pourra ainsi contacter John Doe, qui travail pour l’organisation CIRB, du réseau IRISnet, situé en Belgique, de la même manière que www.cirb.irisnet.be donne l’adresse de destination du serveur « www » (son nom d’hôte), hébergé au CIRB, sur le réseau IRISnet, en Belgique.

Bien sûr, la réalité est plus complexe, et l'exemple proposé l'est à des fins de bonne compréhension de mon propos (Je reviendrai, d'ailleurs, sur DNS dans un autre post plus complet sur le sujet). DNS fait ainsi la relation entre un nom de domaine et une adresse IP, donc un serveur. Le système DNS s'architecture sous forme d'arbre dont la feuille serait un serveur ou un  service.

Complexité

Le Domain Name System est donc un protocole élaboré qui se complexifie avec le temps, pour différentes raisons. DNS est une couche qui vient au-dessus du réseau. La couche réseau et serveur peut très bien fonctionner, mais pas le nom DNS, et vice-versa, d’où la complexité de diagnostiquer les problèmes liés aux configurations DNS. Il faut également garder sous contrôle chaque changement DNS qui peut avoir un impact sur la délivrance d’un service, ou simplement sur le fonctionnement d’une infrastructure IT.

DNS peut être comparé à un système GPS. Pensez aux problèmes rencontrés sur la route si les informations de localisation ou de cartographie ne sont pas correctes ou à jour...
C'est l’utilisateur final qui en pâtira, incapable d'accéder à un site ou d'envoyer un e-mail. Il recevra un message d’erreur standard n’expliquant en rien ou de manière très basique (code erreur) ce qu’il se passe vraiment.

Relation

Sorte de moelle épinière du réseau, DNS est lié à toute une série de services techniques qui en sont dépendants, comme l’e-mail. Le système de mail (protocole SMTP) se base sur les noms DNS et principalement sur les enregistrements (ressources records) MX pour l’envoi. MX (Mail exchanger record), c’est l’entrée configurée sur un serveur de noms, qui indique au serveur mail d’envoi par où doit transiter le mail pour arriver à destination.
C’est comme le train qui doit suivre une ligne de chemin de fer et passer par des gares pour arriver à destination : il est impossible qu’un mail transite sur le réseau sans cet enregistrement MX. Celui-ci est stocké dans un fichier de configuration sous la forme:

example.com.         1D   IN      MX  10   mail.example.com.


Cela signifie que si vous voulez envoyer un mail a jdoe@example.com, il faut faire transiter le mail par mail.example.com. C’est là que le serveur mail d’envoi fait une requête DNS pour obtenir l’adresse IP du serveur mail.example.com. Une fois qu’il a cette adresse IP, les paquets sont envoyés à travers le réseau IP jusqu’au serveur de destination mail.example.com, qui peut y répondre positivement ou non...  

Conclusion

Les enregistrements DNS pour le mail sont complexes. Ils diffèrent si vous êtes dans un réseau privé (LAN) ou sur internet, et selon les logiciels en charge de la gestion des services mail. Quand un mail transite sur le réseau, il peut passer à travers 2 ou 10 serveurs de relais avant d’arriver à destination. Si un serveur de relais ne répond pas, le mail reste en transit pendant une période de temps définie, incrémenté d'une seconde période à chaque nouvelle erreur de délivrance. Finalement, il est soit livré à son destinataire, soit retourné à l’émetteur si le destinataire n’est pas trouvé ou s'il n’existe pas. Oui oui, ça ressemble bien à notre bonne vieille poste !
DNS permet de proposer et d'afficher du contenu sur internet sans devoir connaître les configurations IP de chaque serveur où se trouve le contenu recherché.
DNS est utilisé dans d’innombrables chaînes de configuration technique. Si l’une d’entre elles pose problème, la chaîne se brise...

 

Coming soon : “Smart Africa” - F. Lambert

logo du Summit Smart Cities North Africa 2014

 

Alors que le CIRB a présenté sa vision d’une smart city pour la Région bruxelloise sous la bannière « smart.brussels » (vision qu’il développera plus profondément dans son Livre blanc 2014-2019 « Une région connectée, durable, ouverte, sécurisante »), le concept même de smart city apparaît plus que jamais en pleine effervescence. Il étend même ses ramifications jusqu’en Afrique : « Africa is ready to leapfrog the competition through smart cities technology » affirme, par exemple, le cabinet Deloitte.


La ville du futur sera une smart city ou ne sera pas. Loin d’être concept-gadget réservé à une poignée de métropoles occidentales bien nanties qui se servent de leur stratégie de smart city comme levier de city marketing (Amsterdam ou Barcelone tirent remarquablement leur épingle à ce petit jeu), l’approche "smart" est aujourd’hui à l’agenda d’un nombre croissant de villes.

Le Parlement européen vient de publier un benchmark des smart cities européennes sous le titre "Mapping Smart Cities in the EU". Le benchmark a compté pas moins de 240 villes intelligentes parmi les villes européennes de plus de 100 000 habitants. Toutes ces smart cities ne se situent pas tout au nord du continent. L’Italie, par exemple, figure parmi les Etats membres européens possédant la plus forte densité de villes intelligentes tandis que l’Espagne et le Portugal se calent dans son sillage au même niveau que le Royaume-Uni ou la Belgique.
Il est donc grand temps, pour la Région de Bruxelles-Capitale, de changer de vision à propos des smart cities et d’adopter une approche cohérente en la matière. L’horloge tourne car, pour les observateurs spécialisés, la smart city est même sur le point de se mettre à l’heure africaine. Les villes d’Afrique, selon un rapport du cabinet Deloitte, seront en mesure de rivaliser d’ici 2050 avec les smart cities matures des pays développés.

Et si la smart city du futur s’appelait Johannesburg ou Rabat ?

L’Afrique compte sur son continent quelques-unes des villes dont la population croît le plus vite. Celles-ci constituent le nouveau gisement pour déployer des technologies "smart". De plus, une vision politique de l’intérêt des TIC s’y fait jour. L’intervention du ministre sud-africain Trevor Manuel à la South Africa’s GovTech Conference de novembre 2013, citée par la même étude Deloitte, est exemplaire à cet égard : “IT, the great enabler, can help us release the potential of each person. We can push the boundaries of enablement through IT.”
Vous n’y croyez pas ? Facebook: bien, comme tant d’autres géants des technologies nouvelles, du reste. Le réseau à plus d’un milliard d’amis dans le monde fait partie du partenariat Internet.org dont l’ambition est “de rendre l’accès à Internet abordable pour les deux tiers de la planète qui ne sont pas encore connectés”. Les médias se sont ainsi récemment fait l’écho du projet de Facebook d’acheter 11 000 drones solaires servant de relais de connexion internet pour les habitants des zones survolées. Dans le même but, Google prend, lui aussi, la voie des airs avec son projet Loon utilisant des ballons stratosphériques. Plus terre à terre, IBM soutient, pendant ce temps, les experts IT des pays en développement. Rabat s’est distinguée en étant choisie parmi 140 villes dans le monde lauréates de l’IBM Smarter Cities Challenge. Le Maroc accueillera, en outre, en juin prochain, le 1er Sommet international des villes intelligentes de l’Afrique du Nord.


Dans l’hebdomadaire Usine nouvelle, le professeur Mounir Ghogho de l'Université internationale de Rabat, décrit le projet qui lui a valu d’être personnellement récompensé par l’IBM Faculty Award : un simulateur de trafic en temps réel pour la ville de Casablanca reproductible dans d’autres villes du Maroc. “Le simulateur permet de prédire l’état du réseau de transport en se basant sur les informations communiquées en temps réel à travers des interfaces web, explique le professeur Ghogho. Le continent africain et en particulier le Maroc pourraient devenir le laboratoire des smart cities de demain !”

L'informatique et les enfants. L'informatique pour les enfants ? - X. Brusselaers

des enfants devant un ordinateur



L'informatique fait désormais partie de la vie de la plupart des adultes. Smartphones, tablettes et portables ont envahi notre quotidien (professionnel et personnel), comme les montres, les lunettes connectées et les vêtements "intelligents". Ces technologies sont souvent facilement compréhensibles pour bon nombre d'adultes et d'adolescents, confrontés depuis des années et plusieurs heures par jour à ces interfaces connectées. Qu'en est-il des enfants ? Comment les initier au mieux et à leur rythme aux technologies nouvelles ?

Partons du principe que l'enfant considère l'utilisation des nouvelles technologies comme une récompense et non comme un apprentissage permanent, trop long et fastidieux ; cela engendrera déjà une motivation de sa part. L'ordinateur introduit, dès lors, le concept d'activité ludo-éducative. Celle-ci occupera un laps de temps à déterminer et nécessitera, de la part de l'enfant, une concentration accrue à plus long terme. Cet exercice d'attention aura notamment pour avantage de préparer en douceur l'enfant aux exigences de sa future vie scolaire puis professionnelle. Mais pour arriver à ce résultat, la route est longue et différents facteurs sont à prendre en compte : l'envie de l'enfant, le matériel et le logiciel utilisés, le temps d'apprentissage (tant pour l'enfant que pour les parents).

Que l'enfant soit déjà attiré par l'informatique semble donc le premier prérequis. Plusieurs indices quotidiens trahissent cette attirance : de votre enfant vous imitant au téléphone ou à l'ordinateur, à l'utilisation de jouets adaptés (ou non) indiquant une envie d'aller plus loin, ...

Le matériel utilisé doit, ensuite, être spécifique à l'enfant : la morphologie d'un enfant de 2 ou de 5 ans diffère de celle d'un pré-adolescent ou encore de celle d'un adulte ! Les enfants en bas âge auront donc un matériel dédié (un petit clavier et une petite souris adaptée à la main de l'enfant, un écran ou un ordinateur correct, style eee PC).
N'hésitez pas à considérer le matériel dit pour adulte (mais ultraportable) taillés pour les enfants ; du matériel spécifique pour personne avec difficultés motrices peut même s'avérer adéquat (touches géantes, ...). La position de l'enfant face à l'ordinateur, la tenue de la main sur la souris ou le clavier, ses réflexes de regards, etc. devront sans cesse être retravaillés pour devenir un automatisme et éviter mal de dos, de poignet, ...

Ne jamais laisser un enfant seul devant un ordinateur devrait être le leitmotiv de tout parent.

Il s'agit d'un moment privilégié pour l'enfant mais aussi pour le parent qui l'initie. Consacrer le temps nécessaire à cette activité sans presser votre enfant : c'est impératif si vous ne voulez pas de le décourager dans cette phase qui conjugue amusement et découverte. N'oubliez pas que vous seul pourrez également détecter les signes d’inattention ou de fatigue... Pensez, enfin, à prévoir un moment post-activité en fin de journée, de manière à ne pas perturber son sommeil.

Le choix du logiciel utilisé est, bien sûr, déterminant. Il est nécessaire d'avoir à disposition un « tout en un » proposant à la fois une facilité d'accès pour enfants et parents, diverses activités ainsi qu'une bonne capacité d'évolution (pérennité de l'environnement d'apprentissage de l'enfant). Dans ce cadre, distinguons également deux groupes de logiciels : ceux qui ont été développés pour s'ajouter au système d'exploitation (soit propriétaire, soit Libre) et ceux qui ont été pensés dès le départ pour l'apprentissage de l'ordinateur aux plus petits.

Les propositions et les conseils sont multiples à propos du premier groupe ... Mais les options qu'on y trouve sont parfois (oserais-je dire: bien souvent) non optimales. Les lignes de ce billet pourraient s'étaler à ce sujet sans arriver à conclusion. A propos du second groupe de logiciels, j'attirerais votre attention sur le système d'exploitation Doudoulinux, qui a l'objectif d'apprendre l'informatique aux enfants, sous l'oeil attentif des parents. Doudoulinux est un DVD-Rom live (c'est à dire qu'il n'a pas besoin d'accès au disque dur pour pouvoir démarrer) basé sur la distribution GNU Debian. Il propose un menu adapté aux plus petits (dès 2 ans) et va jusqu'à charger un système d'exploitation complet, adapté aux pré-adolescents et adolescents (de 8 ans à 10 ans). Chaque activité permet d'associer des principes simples de prise en main de l'ordinateur. Ainsi dès 2 ans, l'activité ludo-éducative se concentre sur l'association du mouvement de la main avec le mouvement du curseur qui laisse une trace à l'écran, et celui du clic (droit ou gauche) laissant une forme à l'écran. Et ainsi de suite avec l'apprentissage ludique du clavier, des jeux de réflexion, ... jusqu'à l'accès à un système d'exploitation complet.

Et si l'enfant va sur Internet ? Doudoulinux protège aussi le public cible de plusieurs manières : le réseau sans fil n'est pas connecté de manière automatique, la messagerie n'est pas connectée sur un réseau public et seul le réseau interne est visible (vous pouvez rajouter des adresses externes de manière simple mais avec autorisation parentale). Squid et DansGuardian sont nativement installés et les filtres sont placés au niveau le plus élevé. Enfin les comptes des réseaux sociaux sont bloqués.

Avec le temps, vous aurez la possibilité d'ajouter une suite bureautique ou tout autre logiciel prévu pour la distribution GNU Debian, par exemple.

Bonne découverte aux tout petits et heureuse phase d'initiation aux parents !

 

Un géoportail, cela vous INSPIRE ? - E. Auquière

page d'accueil du géoportail

 

Voici deux ans, j’inaugurais mes activités de bloggeur au CIRB avec un article consacré à la à INSPIRE et à l’Open Data. J’annonçais la participation active du CIRB dans ces deux initiatives importantes sur le plan régional. Vingt-quatre mois plus tard, il est plus que temps de vous faire un état des lieux des résultats atteints par nos équipes pour le projet INSPIRE.

INSPIRE

Pour rappel, INSPIRE est le nom d’une directive entrée en vigueur en mai 2007 visant la mise en place d’une infrastructure d'information géographique dans la Communauté Européenne.
En deux mots, la directive INSPIRE porte sur la mise à disposition d’informations descriptives sur les données géographiques (34 thèmes sont concernés),  la création de services de consultation et de téléchargement de ces données. Tout cela, en suivant des règles précises de manière à rendre tous ces services interopérables.
Le caractère contraignant de cette directive a entraîné toutes les administrations publiques à d’importants travaux visant à se mettre en conformité avec cette directive. Toutefois, force est de constater que ces administrations ont profité de cette contrainte pour en étendre les principes intéressants à tous les jeux de données disponibles. La contrainte est devenue opportunité.

Le géoportail de la Région bruxelloise

Dans ce contexte, les différentes directions du Service Public Régional Bruxellois, Bruxelles-Environnement, l’Agence de Développement Territorial, la STIB et le CIRB ont donc uni leurs efforts pour créer un géoportail.
Cet outil a pour objectif de faciliter l’accès à l’information géographique de référence, c’est-à-dire une information publique, officielle et contrôlée, concernant l’ensemble du territoire régional. C’est le CIRB qui a été chargé du développement de ce site. Il est consultable en 3 langues (Français, Néerlandais et Anglais) et disponible à l’adresse suivante : http://www.geo.irisnet.be.

Que permet-il concrètement?

Premièrement, il dispose d’un catalogue qui répertorie les 77 jeux de données déjà référencées. Ce catalogue renseigne l’internaute sur le type de données, leur producteur, leur fréquence de mise à jour, les moyens d’y accéder, etc.
Dans la partie « cartes », l’utilisateur dispose de deux outils intéressants pour consulter ces données sur des cartes.   L’utilisateur peut créer sa propre carte en choisissant lui-même le ou les jeux de données à afficher. Un environnementaliste sera, par exemple, intéressé d’afficher sur une même carte les réserves naturelles et leur proximité avec des sites classés Seveso.
L’internaute peut aussi consulter des cartes déjà réalisées. A ce stade, on en dénombre déjà 25 toutes plus intéressantes les unes que les autres. Si vous vous inscrivez sur le site, vous pouvez également sauvegarder vos réalisations et les partager avec les autres utilisateurs.
Un petit film valant mieux qu’un long discours, je préfère vous renvoyer au reportage que les journalistes de Télé Bruxelles ont consacré au geoportail le 25 février dernier.
A ce propos, savez-vous que Bruciel, dont il est question à la fin du reportage, a aussi été développé au CIRB pour le compte du Service Public Régional Bruxellois?
A l’avenir, le géoportail de la Région bruxelloise continuera à s’enrichir de nouvelles données et de nouvelles cartes. Consultez-le régulièrement !

 

Que retenir du Mobile World Congress 2014 ? - B. Fosty

logo du Mobile World Congress 2014

 

Pour la 9e année consécutive, Barcelone a accueilli l'industrie du mobile au Mobile World Congress 2014, du 24 au 27 février derniers.
Que retenir de cette grande messe du tout connecté à tout moment ?

  • L’absence d’Apple : volonté de se démarquer et de faire parler de soi, sans rien dévoiler de ses intentions pour autant ?
  • L’arrivée des écrans flexibles pour les smartphones : un gadget de plus ou une réelle utilité répondant à un besoin ?
  • BlackBerry essaie de revenir avec un clavier physique mais cela sera-t-il suffisant pour sauver un des pionniers du smartphone ?
  • Des refontes et des lancements de produits, applications,… en pagaille, dans la lignée de ce qui existe aujourd’hui chez Samsung, Dell, HTC ou encore Sandisk, pour aller plus vite, plus loin, plus fort (c’est de bonne guerre en année olympique).
  • La confirmation qu’Androïd est le n°1 des OS.
  • L’arrivée de Firefox OS dans la niche en plein développement des smartphones pour pays émergents.

En somme, des petites révolutions, des confirmations mais pas de grands tournants.

Deux points qui valent quand même la peine d’être soulignés :
Premièrement, l’arrivée des « wearables ». Les Google Glass sont annoncées depuis quelques années et commencent à démarrer aux Etats-Unis, entraînant les premières questions « annexes », comme « faut-il interdire les lunettes connectées au volant de véhicules ? ».
Les smartwatch sont arrivées en 2013 et continueront à se développer comme une extension des smartphones ou des tablettes. Par contre, les nouveautés de cette année sont les bracelets connectés qui analysent votre activité tout au long de la journée en quantifiant votre activité physique, analysant votre sommeil, estimant votre consommation alimentaire,… et envoyant toutes ces données à votre smartphone/tablette qui vous dira alors si vous avez assez marché/bougé/couru, analysera la qualité de votre sommeil,… A l’heure de la sortie du film « Supercondriaque », les vrais hypocondriaques risquent de s’approprier ce wearable pour confirmer leur état de santé. Les médecins vont être heureux…

Le deuxième sujet qui m’a marqué est l’annonce de l’arrivée de la 5G qui démontre que le rythme de l’évolution technologique est loin de ralentir. Vu le retard pris à Bruxelles pour le déploiement de la 4G, il est urgent d’avancer pour ne pas être à la traîne. Ou alors, on pourrait se demander s’il ne serait pas opportun de sauter une technologie ??

 

Bien-être au travail, l’affaire de tous! - J. Delande

des prises électriques surchargées

 

La politique du bien-être en entreprise est l’affaire de tous et touche aujourd’hui plusieurs domaines. Certes, une entreprise n’est pas l’autre, un accident n’est pas l’autre. Toutefois, chaque travailleur est censé terminer sa carrière en préservant son intégrité physique et mentale. C’est pourquoi le législateur a mis en place les outils pour prévenir au mieux les risques liés au travail. L’arsenal législatif dans le domaine est très vaste et s’il détermine les obligations de l’employeur, il ne faut pas omettre que le bien-être au travail est l’affaire de tous les travailleurs de l’entreprise.

L’employeur

L’employeur est chargé de mettre en œuvre la politique du bien-être dans son entreprise. La Loi du 4 août 1996 est un tournant important car l’employeur n’a plus une obligation de moyens à mettre en œuvre mais bien une obligation de résultats. L’atteinte du résultat ne passera que par la prévention et la prévention est l’affaire de tous.

La pyramide des accidents

 

Les statistiques démontrent que pour un accident mortel ou catastrophique, on enregistre 30 accidents graves ou sinistres avec conséquences notables, 300 accidents peu graves, 3.000 « presqu’accidents » et à la base : 30.000 actes non sûrs ou dysfonctionnements ou situations anormales !
Si un accident grave survient, toutes les mesures seront prises pour que cela ne se reproduise plus. Toutefois, tous les accidents et incidents doivent être pris en considération au sein de l’entreprise. C’est au niveau le plus bas, en terme de gravité, qu’il faut porter attention et c’est ici que l’ensemble du personnel de l’entreprise – les travailleurs et la ligne hiérarchique – jouera un rôle dans la prévention active.
 
Cette prévention active passe par une observation des situations dangereuses pour lesquelles des mesures techniques de prévention permettront de tendre vers une protection optimale.
Malheureusement, les incidents et accidents sont généralement le fait d’actes dangereux ! Ceux-ci découlent souvent du fait qu’il n’y a pas de solution « facile » pour remédier aux situations potentiellement dangereuses. Il y a toujours une « bonne raison » dans l’esprit du travailleur pour ne pas prendre les mesures de sécurité simple.

Obligations de la ligne hiérarchique

Les membres de la ligne hiérarchique, c’est à dire les dirigeants à quelque niveau que ce soit (Directeurs, Chefs de service, Chefs d’équipe, …) exécutent, chacun dans les limites de leurs compétences et à leur niveau, la politique définie par l’employeur en matière de bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail.
Ils peuvent, entre autres, formuler des propositions et des avis. De même, lors de l’exécution de leurs autres tâches - qui consistent à examiner les équipements de travail pour y déceler des irrégularités éventuelles, à examiner les accidents du travail, à veiller à une bonne communication avec leur personnel et à une bonne affectation des tâches - ils peuvent faire des constatations qui peuvent contribuer à améliorer la gestion des risques.

Obligations des travailleurs

Avant tout, il faut prendre soin de sa sécurité ainsi que celle des autres ! Cela passe par une utilisation correcte des équipements de travail, par le respect des consignes de sécurité. De même, les travailleurs sont invités à signaler les dangers et les défectuosités.

Une question fondamentale se pose donc : prévenir, pour quoi faire ?

Faire de la prévention au travail, c’est préserver la santé et la sécurité des salariés dans l’entreprise. La prévention des risques professionnels constitue un enjeu crucial et concerne toutes les entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité. La coopération en la matière est attendue de tous !

 

Big Data ou Big Brother ? - H. Feuillien

des flux électroniques de données

L'extraction d'informations à partir des grandes masses de données constitue désormais une actualité dans les domaines du commerce, de la finance, de la santé, de la recherche, de la gestion des pouvoirs publics. Ces acteurs ont pris conscience que leur données constituent désormais des richesses potentielles...

L'analyse des grandes masses de données pour en tirer des informations pertinentes est donc en pleine expansion. Gérer ces bases de données géantes nécessite une adaptation des architectures de calcul,  avec la prise en compte du volume, de la vitesse, et de la variabilité de ce déluge numérique. De nouveaux algorithmes doivent être imaginés pour faire des calculs sur de telles masses de données... Autre souci : avec les smartphones, les tablettes et bientôt d'autres objets connectés, ces données ne sont pas toujours centralisées en un lieu unique. Ce nouveau mode de production des connaissances doit être encore « affiné » pour pouvoir être efficacement utilisé. L'analyse de ces données nécessitera probablement encore un rapatriement, sans doute coûteux...

Si beaucoup reste donc à définir dans ce cadre mouvant, une approche liée à la science des données semble néanmoins se dégager.
Les spécialistes de l'exploration et de l'analyse des grandes masses d'informations y trouveront de nombreuses opportunités professionnelles. Les profils recherchés pour ces data scientists seront sans doute généralistes. Des connaissances au niveau juridique compléteront des compétences en acquisitions et exploitations des données. Une solide dimension éthique devra, en outre, s'attacher à ces data scientists : l'espionnage à grande échelle mis au point par de nombreux Etats a montré, encore récemment, la proximité entre Big Data et Big Brother...
Au niveau régional, la gestion des données consolidées s'avère de plus en plus nécessaire dans le cadre de grands projets comme la mobilité et l'urbanisme. Sans aucun doute, des instruments de contrôle démocratique devront être mis en place afin d'y garantir le bien-fondé et le respect de la vie privée.

MOOC t’es beau ! - E. Auquière

un professeur stylisé en contact avec ses élèves symbolisés par des portables

Rebondissant sur l’article consacré à la présence du CIRB au salon Online Educa Berlin 2013, il me paraissait intéressant de donner un petit coup de projecteur sur le phénomène MOOC. En effet ce buzzword fait, depuis quelques mois, l’objet de nombreux articles dans les médias. Et comme tous les buzzwords, il est mis à toutes les sauces. Personnellement, cela fait seulement un an que j’ai fait entrer ce terme dans mon lexique personnel, mais le concept existe maintenant depuis un peu plus de 5 ans.

C’est quoi un MOOC ?

MOOC est l’acronyme de l’expression anglaise « Massive Open Online Course » ou, en Québecois, Cours en Ligne Ouvert et Massif. Mais vous en conviendrez, « CLOM », ça sonne moins bien que « MOOC » prononcé à l’anglaise. Et ne me demandez pas ce que je pense de l’acronyme FLOT (Formation en Ligne Ouverte à Tous) utilisé par certains Français. Je ne jouerai pas ici au savant en vous recopiant ce que les autres ont écrit tant de fois avant moi. Si vous souhaitez en savoir plus, consultez votre encyclopédie ouverte préférée ou, pour ceux qui n’ont pas le temps de lire, cette infographie fort bien faite.
En résumé, un MOOC est un cours généralement préparé par des professeurs d’université au travers d’une interface web combinant des vidéos, des références à des textes, des exercices interactifs, etc. Ces cours sont gratuits pour les étudiants et permettent, dans certains cas, d’obtenir une certification. Cette certification, elle, est parfois payante. Les MOOC sont regroupés au sein de plateformes mises en place par des universités prestigieuses tel le MIT et Harvard (edX) ou par des sociétés créées par des professeurs d’Université (Coursera et Udacity).

Une utilité pour nos collaborateurs

Personnellement, je n’ai pas encore suivi de MOOC, mais j’en perçois de plus en plus l’utilité pour moi ainsi que pour mes collaborateurs. En effet, un quart des MOOCs est consacré aux technologies de l’information et de la communication. Outre leur contenu, j’entrevois quelques avantages.

Premièrement, ils sont gratuits (si on ne tient pas compte du temps à passer pour travailler ce cours).

Deuxièmement, ils sont élaborés par des spécialistes du domaine, le plus souvent des professeurs d’université. On peut donc assumer que leur contenu est fiable car validé.

Si on se donne l’ambition d’obtenir la certification, on rentre réellement dans un processus d’apprentissage, bien plus efficace que les cours dispensés en 2 ou 3 jours par les habituelles sociétés de formation. C’est là leur troisième et principal atout.

Evidemment, ces certifications ne s’obtiennent pas sans effort. Les MOOCs des plateformes universitaires annoncent, d’ailleurs, l’effort à fournir hebdomadairement pour espérer obtenir cette certification. Cela peut varier de 2 heures à plus de 10 heures d’activités par semaine. Une information à bien prendre en considération avant de se lancer dans l’aventure des MOOCs.

A titre d’exemple, vous pourriez suivre un cours sur le développement d’applications mobiles, sur la géomatique ou sur le testing.

Et en Belgique ?

En 2013, l’UCL a été sélectionnée par edX pour intégrer la prestigieuse plateforme américaine. La presse belge s’en est fait l’écho à de nombreuses reprises l’an dernier. L’Université Catholique de Louvain proposera à partir de ce 10 février 4 cours dont 2 entièrement en français. Une première pour edX et une première belge dont on peut être fiers !

Pour terminer, je ne résiste pas à vous renvoyer vers une citation diffusée par un de mes contacts LinkedIn cette semaine.

Bon apprentissage !

Trio infernal : loi, processus et application informatique ! - P. Van Vooren

une structure enchevêtrée de câbles et pylônes

 

Développer une application informatique recèle parfois des surprises, et suscite réflexion ! De manière traditionnelle, l'informaticien se doit de traduire les besoins fonctionnels en une application qui couvre le processus. L'outil doit couvrir le processus mis en œuvre jusqu'alors via d'autres canaux, souvent des dossiers papier. Cela semble évident ... peut-être trop !
En effet, tout développement dans un environnement un peu complexe se heurte très vite à la problématique du changement. Les processus décrits sont parfois tellement anciens...  et pour certains utilisateurs, l'outil informatique se doit de reproduire de manière fidèle ce que l'on faisait sur papier ! « Ce n'est pas l'outil qui va m'imposer ma façon de travailler, non mais ! »

Cela signifie que les fonctionnalités de l'outil informatique à développer ont pour objectif de reproduire un processus existant. Soit. La logique devient imparable si on rajoute à ceci un cadre législatif : l'outil doit reproduire le processus qui est imposé par la loi ! Tout informaticien connaît, d'ailleurs, les problèmes de maintenance dite «légale»: l'application doit être adaptée pour répondre à l'évolution législative (l'exemple classique étant un changement de taux de TVA).
Dans ce schéma, la loi impose un processus qui implique les fonctionnalités de l'outil. L'enchaînement logique devient LOI -> PROCESSUS -> APPLICATION  INFORMATIQUE. C'est du bon sens, non ?
Quoique... Les évidences méritent parfois d'être remises en cause. Certes, une application informatique doit rester un outil au service des utilisateurs. Mais dans certains cas, la législation devient si complexe, et les processus si diversifiés que la création d'un outil informatique devient une véritable gageure. On peut voir alors des projets titanesques, coûtant des millions d'Euros dont les embûches sont telles que, finalement, fournisseurs et clients  jettent le gant, laissant le champ libre aux querelles juridiques. Cette situation n'est pas l'apanage des projets informatiques mamouths ! Dans des projets plus modestes, on est confronté parfois à des difficultés similaires. En tant que citoyen, chacun d'entre nous s'est déjà senti désemparé devant la complexité d'un processus de demande de primes ou de gestion d'un dossier administratif. Et certains schémas de processus couvrent autant de feuilles de papier que la détermination du nombre pi à la cent millionième décimale !

Et si on rêvait un peu ? Si on se libérait de quelques carcans ? Si, lorsque un organisme envisageait d'automatiser ses processus, une réflexion profonde était engagée pour les revoir  et, parfois, adapter la législation ? Et si, non seulement on étudiait certains processus dans le cadre de la simplification administrative, mais que l'on y intégrait les impacts informatiques ? Et si on s'interrogeait sur l'applicabilité de mesures législatives qui - parfois - génèrent de tels coûts que le bénéfice s'y trouve finalement englouti en frais de gestion ?
Finalement, si on s'assurait que l'enchaînement mentionné ci-dessus intègre une part de circularité ...  que l'on s'interroge sur la mise en œuvre d'une loi au travers des outils informatiques et des processus organisationnels au sein de notre société? Un fameux défi ... 

Je maîtrise, tu maîtrises, il maîtrise … - O. Delvigne

des mots importants lors d'une entrevue: qualités, défauts, expérience, etc.

 

Si, vous aussi, vous êtes amené à recruter, vous vous retrouverez certainement dans ce billet. En effet, j’ai dû, dernièrement, tenter de trouver un nouveau stagiaire pour mon équipe informatique.
Nous sommes d’accord que nous parlons de stagiaire informatique, pas du Rambo de la carte mère ni du Mr Spock de VmWare. Cependant, j’ai été assez interloqué de trouver des qualificatifs ‘haut de gamme’ dans les cv, et pas qu’une seule fois. Pour n’en citer qu’un : la maîtrise de tcp/ip, justement.
Waw… Jeune stagiaire et déjà là ? Impressionnant et vraiment intéressant ! Voyons voir ça…
Je me dis donc que j’ai à faire au Harry Potter de l’adressage ip, à la Cendrillon du SMTP ou encore au Spiderman du routage, et non au Walter Mitty du DNS. Et bien si ! C’était bien lui (ou elle) qui, devant moi, clamait sa maîtrise du Saint Protocole de l’Internet. Et comme Mr Mitty, cette personne avait une imagination débordante pour répondre aux questions les plus pointues que je pouvais poser ! Après quelques minutes, j’ai dû me rendre à l’évidence : cette maîtrise ne dépassait pas la table des matière dudit bouquin tcp/ip; même l’index n’était pas trop connu.
Quel atterrissage ! Je n’avais plus confiance et encore moins l’envie de creuser plus loin. Dommage, dommage…
Alors mesdemoiselles et messieurs les futurs IT, s’il vous plaît, n’utilisez pas ‘maîtrise’ si ce n’est pas le cas, soyez vrai ! En début de carrière, comme bien plus tard, votre évolution sera permanente si telle est votre aspiration. On apprend et progresse tous les jours ! Acceptez de démarrer avec les compétences que vous possédez réellement.
Entretemps, j’ai pu trouver un stagiaire bien sympathique, dévoué et ouvert à l’évolution. Là, je viens de vous rassurer ;o) non ?
Alleï courage !

 

Un Workshop 'Plone' au CIRB - Patrick Colmant

Un groupe de personnes travaillant devant leur ordinateur

 

"A demain Vinciane ! Je vais travailler au CIRB pour préparer la nouvelle rubrique 'Agenda 21' du site de la commune."
 "Tu n'es pas bien ici ?"
 "Si. Simplement cet après-midi c'est le Workshop 'Plone' au CIRB."
 "Ah oui, 'Plone' qui te sert à gérer notre site web. Et la rubrique, elle sera prête fin du moins ?"
 "Je te confirmerai demain matin. Tu sais, avant de me lancer, je vais d'abord demander l'avis d'autres contributeurs et préparer le terrain avec l'équipe support du CIRB. Au workshop, on peut s'entraider et partager notre expérience. J'en aurai besoin car, pour cette rubrique, j'ai encore plusieurs difficultés pratiques à résoudre."
 "Comme le formulaire et la vidéo ?"
 "Oui, et je demanderai comment les autres ont fait avec le label AnySurfer."
 "C'est important Agnès, car notre Bourgmestre tient à cette vidéo."

Workshops Plone

Une fois par mois, depuis le 15 mars 2012, le CIRB organise des Workshops Plone. 36 contributeurs/trices y ont pris part et sont revenus 2 à 3 fois en moyenne.
Une salle équipée d'ordinateurs est mise à disposition, soit en matinée, soit en après-midi. D'emblée, nous brisons la glace autour d'un café ou d'un sandwich. Le groupe accueille les nouveaux venus, l'occasion pour tous de faire connaissance dans un cadre détendu.
"Salut Antoine !"
"Bonjour Kathy, encore merci pour ton aide lors du dernier workshop. J'ai pu publier la vidéo ;-)"
"J'ai bien entendu parler de vidéo ? Est-ce que vous avez le label AnySurfer ?"
"Oui Agnès. Veux-tu que je te montre comment nous avons fait avec la vidéo ?"

Chacun s'installe, déballe ses documents, ses dossiers, ses notes à mettre en ligne. Sa liste de problèmes pratiques à résoudre, du travail. Notre équipe support est là, sollicitée dans son rôle de conseil et de partage de bonnes pratiques. Le workshop permet de prendre en charge une série de demandes adressées à notre service desk. Ce sont typiquement des demandes plus complexes, délicates à traiter soi-même.

"Hello Pit, Antoine m'a montré comment mettre ma vidéo en ligne, mais je ne vois pas bien comment structurer ma nouvelle rubrique. Tu peux venir voir ?"

Chaque interaction offre l'opportunité d'un dialogue avec d'autres qui n'est pas limité à l'interaction "fournisseur" -  "client".
Les questions les plus fréquentes sont remontées pour adapter nos formations Plone, qui se déclinent à présent en trois modules : base, avancé et administrateur.

Développements

Les besoins partagés par plusieurs nous permettent de justifier et d'orienter nos développements vers de nouvelles fonctionnalités réellement utiles ou vers une simplification des fonctionnalités existantes.
Au CIRB, nous tenons aussi des workshops internes avec des représentants de nos équipes infrastructures et projets pour améliorer la rapidité et la qualité de nos réalisations. Ils nous permettent, comme pour les workshops avec nos utilisateurs, de partager les bonnes pratiques, de nous faire avancer plus vite, d'améliorer nos prestations de manière continue… de prendre conscience que, même si les attentes semblent tellement si différentes au départ, in fine, les mêmes approches sont partagées pour ne pas dire identiques et le meilleures solutions partagées.

Comment réussir son blogpost? - Chantal De Corte

une ampoule allumée

Voici quelques conseils pour amener notre blog à devenir une plateforme qui crée le buzz !

Les internautes suivent un blog pour sa qualité d’écriture et la pertinence de son contenu, plus que pour la renommée de son auteur ou la fréquence de publication. Proposez donc un contenu de qualité, de préférence lié à l’actualité de l'organisation ou de votre secteur. Vous pouvez également présenter vos connaissances ou des nouveautés à propos d'un sujet plus ancien. Qu'est-ce qui animera davantage votre post ? L'expression de votre opinion ! N'hésitez donc pas à personnaliser, et faites-nous savoir ce que vous pensez !

On recommande fort souvent aux rédacteurs de penser aux internautes auxquels ils s'adressent: qu'est-ce qui les intéresserait, les motiverait, les ferait réfléchir ou sourire ? Mais la plupart du temps, on néglige le conseil suivant au rédacteurs : Ecrivez à propos de sujets qui VOUS intéressent d'abord ! Qu'est-ce qui vous touche, vous interpelle, vous amuse, vous passionne ?

Comment organiser son contenu ?

Une fois votre sujet trouvé, n'oubliez pas : pour être efficace, soyez clair et concis, privilégiez un style simple et des phrases bien construites ! Rien ne décourage plus l'internaute qu'un texte interminable. Scindez donc votre contenu en plusieurs parties, structuré grâce à des titres, des sous-titres, des mots importants en caractère gras. Vous faciliterez ainsi la vie de l'internaute pressé qui parcourt la page en diagonale, à la recherche d'une information. Présentez également, dès le premier paragraphe de votre post, vos principales informations en répondant au mieux aux questions suivantes : « Qui ? Quoi ? Quand ? Où ? Pourquoi ? Comment ? » La suite de votre article vous permettra de développer davantage votre propos, mais ainsi vous laisserez l'internaute, d'entrée de jeu, saisir le sujet de votre article.

Comment augmenter sa visibilité ?

Afin d'augmenter votre visibilité sur le web et optimiser l'indexation de votre page dans les moteurs de recherche, intégrez des mots-clés et des liens pertinents dans votre texte et vos titres. Pas la peine de vous répéter : favorisez avant tout la lisibilité pour l’internaute et si nécessaire, privilégiez l'utilisation de synonymes qui sauront enrichir votre contenu sans l'alourdir ou l'allonger inutilement.

Comment augmenter sa popularité ?

Un blog s'élabore, enfin, dans une optique de partage et d'enrichissement. Favorisez donc l'interaction et invitez les internautes à réagir à votre contenu, qu’ils soient d’accord ou non avec vous ! Un article générant de l'intérêt, des commentaires constructifs et des témoignages sera, bien sûr, d'autant plus intéressant, mieux référencé et plus visible sur le web. N'hésitez donc pas à poser des questions, à demander leur avis, à susciter un partage d'expériences !

Lorsque « réseaux sociaux » riment mal avec « vacances »... - Chantal De Corte

un coquillage

 

Quoi de plus amusant que de tenir nos amis au courant de nos projets de vacances ? Qui présente le programme d'évasion par le menu, qui poste des clichés et vidéos sur place, qui se géolocalise dans tel ou tel aéroport, ... Si ces informations divertissent la plupart de nos connaissances, elles réjouissent aussi, fâcheusement, un autre public : voleurs et malfrats en tous genres...

A l'image des personnages du dernier film de Sofia Coppola, plus de 75% des cambrioleurs aux États-Unis utiliseraient Twitter, Facebook, Fousquare et autres réseaux sociaux pour trouver leurs prochaines victimes… Quand à la possibilité d'étudier la configuration d'un lieu visé grâce à Google Street View, elle relègue désormais le classique repérage de quartiers au rang de pratique révolue...

Loin de toute invitation à abandonner vos chers réseaux de partage (du moins le temps des vacances), quelques petits conseils de prudence s'imposent donc :

  • Foursquare, Umapme, Geo3000 et Facebook permettent d'indiquer où vous vous trouvez en temps réel et peuvent servir des desseins malveillants : ne publiez donc pas automatiquement vos informations de localisation sur les réseaux sociaux;
  • N'y partagez pas vos coordonnées personnelles; attendez votre retour pour publier vos photos de vacances;
  • Paramétrez correctement la confidentialité de vos réseaux sociaux de manière à éviter que « les amis de vos amis » n'aient accès à vos informations;
  • Sensibilisez vos enfants déjà rompus à l'usage des médias sociaux à leurs risques ainsi qu'à l'importance de privatiser adéquatement son profil;
  • Soyez vigilant sur les forums ou les blogs de voyage : interagissez-y en utilisant un pseudo non identifiable, et n'y utilisez pas votre adresse de messagerie personnelle. Ne fournissez pas d'informations spécifiques sur vos dates de voyage ou vos hôtels et soyez prudent, en général, quant aux informations que vous communiquez à tout membre de forum.

Vous l'aurez compris : c'est une utilisation irréfléchie des médias sociaux que l'on remet ici en cause, vos contenus publics pouvant gravement vous porter préjudice.

Soyez donc prudent, et passez de bonnes vacances !

Twitter révolutionne le service clients - Isabelle Ghislain

 

Avec le développement des médias sociaux, les consommateurs utilisent quotidiennement ces canaux pour entrer en contact avec les marques ou les administrations. Pour parler de quoi ? Majoritairement d'un problème lié à un service ou de la défectuosité d'un produit. Et de plus en plus souvent aussi, ils se servent de Twitter comme d'un service helpdesk. Pourquoi ? Parce qu'à tort ou à raison, il y a toujours l'idée qu'on doive attendre des plombes pour avoir quelqu'un au téléphone dans un call center ou qui daigne répondre à un mail. Alors que la marque de fabrique de Twitter, c'est justement la réactivité.

Et au CIRB ?

Le compte Twitter du CIRB est actif depuis 2 ans. Depuis 2-3 mois, nous remarquons une augmentation des messages qui se servent du compte comme d'un helpdesk. Enfin, augmentation, tout est relatif : on passe de 0 à une petite dizaine. Mais c'est significatif de la tendance actuelle. Comment le CIRB traite-t'il ces tweets ? Tout d'abord, nous avons mis en place des outils de veille qui permettent de détecter ces messages dans le flot de ceux qui arrivent sur le compte du CIRB ou qui circulent dans la twittosphère. Le Community Manager envoie une copie du tweet au chef de projet concerné et informe le "twitto" que son message a bien été pris en compte. Au besoin, des détails complémentaires sont demandés en "Message Privé". Car, évidemment, 140 caractères maximum, ça nécessite d'être synthétique ! Que la résolution du problème évoqué prenne 5 minutes ou 5 heures, la réponse du chef de projet est directement envoyée au "twitto". Parfois, le problème vient d'un sous-traitant ou n'est pas du ressort direct du CIRB (si le site web est seulement hébergé au CIRB, par exemple). Mais ce serait trop facile de s'en laver les mains. Nous informons de toutes façons le twitto de cette situation... ainsi que le fournisseur/client concerné.
Comme on a que le bien qu'on se fait, voici deux exemples récents de réactions suite à une conversation sur Twitter concernant le réseau Urbizone pour l'un et le guichet électronique IRISbox pour l'autre.


Au départ, le compte Twitter du CIRB n'a pas été créé dans l'optique de jouer le rôle de helpdesk. Mais l'usage des médias sociaux fait que c'est le cas. Si le nombre de tweets de ce genre devait se multiplier encore, il faudrait envisager de créer un compte spécifique pour jouer pleinement le rôle de helpdesk. Et bien entendu, former les opérateurs du helpdesk à utiliser ce nouvel outil. Car il en va de Twitter comme des autres médias sociaux : ouvrir un compte juste pour être présent, sans y mettre les moyens financiers et humains pour en assurer la gestion, c'est idiot. Et surtout, ça ne génère pas d'image positive. Et la twittosphère est prompte sur la balle pour vous démolir ou vous encenser.

Prism, le tube de l’été - François Lambert

Des personnes conversant

 

Prism ? Quelle déception ! Les services secrets US ont totalement manqué d’imagination pour baptiser leur super Big Brother. Echelon (l’autre système d’écoute mis en place par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne), ça sonnait tout de même mieux, surtout avec l’accent anglosaxon. Ça vous avait ce petit air romantique et mystérieux à la fois qui plairait dans le thriller de l’été. Ça vous élevait, quoi.

Mais là… Prism ! Tout au plus du niveau d’un clone d’iPhone ou de Galaxy vendu à la sauvette sur la plage où vous vous êtes reposé ce mois de juillet (ou partirez vous reposer en août). Décevant, je dis. Mais passons sur cette désillusion qui en cache une autre. Selon le rapport 2013 Security Survey réalisé par Harris Interactive à la demande de Halon Security, 3 internautes sur 4, aux USA, doutent de la sécurité des fichiers informatiques qu’ils archivent dans le Cloud.

Quoi, les utilisateurs de base – vous, moi – n’ont pas confiance dans le grand nuage ? Alors même qu’il se remplit chaque jour un peu plus de nos données plus ou moins personnelles (je n’écris pas « privées » puisqu’on sait maintenant que la « privacy » n’est plus de ce monde) !

Car, la nuagique (j’adore le terme : « Qu’est-ce qu’il fait ton papa ? » ; « Il est ingénieur en nuagique » : voilà de la belle poésie !), nous baignons en plein dedans. Nous y avons trempé le doigt de pied avec nos comptes Hotmail ou Gmail. Sans se poser plus de questions, nous nous y sommes avancés jusqu’à la taille en compagnie de nos amis sur Facebook. Puis nous nous y sommes plongés jusqu’aux oreilles en compilant nos musiques préférées sur Spotify.

Un sentiment de dépossession

Pour le coup, je trouve notre comportement plutôt… nébuleux. De deux choses l’une. Soit nous sommes méfiants, donc nous n’étalons pas nos souvenirs de vacances sur les réseaux sociaux et nous ne sauvegardons pas davantage nos photos des mêmes vacances sur nos disques durs virtuels. Soit nous acceptons que, effectivement, une part de nous-mêmes peut s’envoler en fumée dans le Cloud mais que c’est le prix à payer pour les services qu’il nous rend. Et nous rendra de plus en plus.

Avec le recul, on se rendra sans doute compte combien les plateformes de streaming auront contribué à nous faire entrer dans l’ère de l'« as a service ». Bientôt, nous serons abonnés à tout ce qui touche de près ou de loin à nos usages numériques (et mobiles) plutôt que de posséder sur notre matériel les logiciels ou les fichiers qui les accompagnent.

D’où ce sentiment diffus de dépossession de nous-mêmes qui est précisément au cœur du scandale Prism et des questions collatérales sur la préservation de notre identité et sur la sécurité de nos données en ligne. Et nous a donné ces magnifiques sautes d’hume(o)ur qui illustrent ce billet : mon top 3 du tube de l’été, Prism.

Censuur en de social media cultuur - Tony De Coux

een woordenboek

 

Vandaag hangt al uw vuile, en schone was overigens, gewoon buiten. De vele social media kanalen die tot onze beschikking staan, laten ons toe in alle openheid met de wereld te communiceren. Maakt die nieuwe openheid een bedrijf of een organisatie nu ook gelukkiger? Moeten we alles aan de grote klok hangen? En wat met de bedreiging van de vele potentiële klokkenluiders?

Het is duidelijk. De social media hebben de manier waarop we met de buitenwereld communiceren ingrijpend veranderd. “Pour vivre heureux, vivons cachés” is helaas geen optie meer en eigenlijk is dat maar best ook. Vaak vergeet men de vele voordelen van social media. Steeds opnieuw wordt gehamerd op het feit dat we onze privacy definitief kwijt zijn. So what?! Sinds nine eleven moeten we ons daar sowieso geen illusies meer over maken. Zoals voorheen wordt het nooit meer.

Wat krijgen we ervoor in ruil?

Een van de grote voordelen van social media is de dialoog. Vandaag kunnen bedrijven en organisaties rechtstreeks de dialoog aangaan met hun klanten, burgers etc. Nog al te vaak maken zij daar geen gebruik van. Yammer.

Ik chat via Facebook met mijn boekhandelaar en mijn ziekenfonds. Ik bestel er mijn boeken en mijn ziekenfondsstrookjes... De helpdesk van mijn telecomprovider is via Twitter te bereiken en helpt me in realtime met mijn probleem. Voorbeelden genoeg nochtans.

Bedrijven en organisaties kunnen maar beter investeren in goede community managers die hun community optimaal beheren en volop de dialoog aangaan met hun “fans”.

Hierboven prijkt een vrij strijdlustige titel met het woord censuur. Ik ga ook graag hier kort even op in...

 

Grote corporate structuren hebben in het verleden berichtgeving via social media proberen kortwieken. Stuk voor stuk zijn ze op hun bek gegaan. En terecht!

De nieuwe openheid verdraagt geen censuur. Geen enkele! Het blijft natuurlijk aftasten wat kan en niet kan. Het is zoeken naar een evenwicht. Wanneer een organisatie zijn stek op het www van de social mediakanalen heeft gevonden en de dialoog volop voert met zijn communities wordt de waardevolle input voor een correcte bedrijfsvoering zo groot dat hier alleen maar sprake kan zijn van een win win.

Praat met ons!

Het CIBG beheert de volgende social mediakanalen: twee Twitter-accounts: één voor het CIBG @CIRB_CIBG en één voor de gewestportal @rbc_bhg, één Facebook-pagina voor www.brussel.irisnet.be, een CIBG Linkedin-pagina, voor de mensen die bij ons aan de slag willen of die gewoon op zoek zijn naar meer info over het CIBG. Ga met ons de dialoog aan. Wij horen graag van u, we praten graag met...

Tony De Coux, Eén van de enthousiaste community managers van het CIBG

CIRB et innovations technologiques à Nice - Hervé Feuillien

le bord de mer à Nice

 

Le CIRB a effectué une seconde mission-éclair à l'étranger, ces 18 et 19 juin. Le but de ce séjour : la ville de Nice et son utilisation innovatrice des nouvelles technologies (TIC) dans l'espace public.

Une cabine de mairie virtuelle

Une première étape a tout d'abord permis l'étude du projet pilote Spot Mairie. Il s'agit de la première cabine de mairie virtuelle, installée par l'équipementier Cisco dans le centre commercial Nice Etoile depuis février 2013. La cabine (deux fois le volume d'un photomaton, approximativement) est dotée d'une porte coulissante, d'une tablette tactile et d'un écran géant permettant un dialogue direct, en haute définition, avec un employé du centre d'appels d'Allo Mairies. Une imprimante et un scanner complètent le matériel mis à la disposition du citoyen du lundi au samedi, de 8h30 à 19h30. Gratuitement et sans rendez-vous, Spot Mairie permet donc de demander tout type de documents administratifs à la mairie ou d'entreprendre d'autres démarches auprès de celle-ci. La réussite de ce projet pilote pourrait voir, d'ici 2014-2015, l'installation d'une vingtaine de cabines supplémentaires dans les quartiers périphériques de Nice.

Si le contact visuel et l'approche personnalisée du projet séduisent d'emblée, certains questionnements interviennent rapidement à propos du Spot Mairie. Pensons notamment à l'impossibilité du paiement en ligne ainsi qu'au remplissage fastidieux de documents en format papier qu'il faudra ensuite imprimer et scanner pour les faire parvenir à l'employé de mairie. L'absence de signature électronique et d'authentification sécurisée du citoyen constituent des problèmes bien plus sérieux. Comparée au projet Spot Mairie, la solution IRISbox imaginée par le CIRB constitue une proposition bien plus avantageuse, à plus d'un titre : disponibilité 24/7 sans déplacements nécessaires, possibilité de paiement en ligne, authentification sécurisée, signature électronique.

Un boulevard « intelligent »

La seconde étape de cette mission a permis l'étude d'un réseau expérimental de capteurs interconnectés pour fluidifier le trafic, améliorer la qualité de l’air et la gestion des déchets.

Cisco a ainsi doté le boulevard Victor-Hugo, grande artère de la capitale de la Côte d’Azur, de 200 capteurs. Ceux-ci permettent l'évaluation du remplissage des containers à verre et papier, déterminent les niveaux de luminosité et de pollution sur les réverbères et mesurent les taux d'occupation des zones de stationnement.

En ce qui concerne l'éclairage public, la propreté urbaine et la qualité de l'air, un tel système constitue un réel avantage en termes d'économie d'énergie. Ainsi, la luminosité se règle en fonction des besoins effectifs. Les camions-bennes ajustent leurs tournées en fonction du remplissage des containers et de la qualité de l'air ambiant. L'installation de capteurs dans les trottoirs, qui permettent le repérage des stationnements libres via une application sur smartphone, représente un autre avantage: un tel système concède à la municipalité l'utilisation et le croisement de données sur la mobilité en temps réel.

L'ensemble de ce projet expérimental, d'une durée d'un an, a été entièrement financé par Cisco. Passé ce délai, la municipalité de Nice décidera de sa possible extension. Si chacune des composantes technologiques du boulevard « intelligent » de Nice ne constitue pas une innovation en soi, leur intégration dans un projet global de gestion de l'espace public représente une belle avancée et tout l'intérêt de ce programme. A l'instar de Paris et Bruxelles, Nice poursuit donc clairement le dessein d'une mutualisation des services, avec une vision d'intégration d'un certain nombre de solutions dans un projet à réelle valeur ajoutée, pour tous.

© Nice nightview with blurred cars, W. M. Connolley 2004. GNU Free Documentation License

Soyons connectés ! Oui, mais … et la batterie ? - O. Delvigne

deux smartphones et une tablette sur une table

 

Si vous êtes un citoyen connecté, comme moi, et que vous êtes toujours scotché au smartphone et à l’agenda électronique en ligne, comme moi vous aurez certainement rencontré un problème majeur, à un moment donné : l’appel à l’aide de la Sainte Batterie !
Ce moment est bien souvent le moins bon, vers 15h30, 16h00 voire même 17h00 … Fin de journée, un dernier coup de fil à passer ou à répondre et… la batterie est morte, le téléphone passe en mode No Life et… vous aussi !
Que dire si, comme moi, vous oubliez parfois de recharger ladite batterie ? Grand écran, bluetooth, wifi, 3G (ou 4G ?), localisation toute la journée, c’est énergivore et pas qu’un peu, alors quelles sont les solutions ?

  • Un smartphone ayant une forte personnalité concernant sa batterie. Il en existe quelques-uns pour des budgets assez costaud, comme leur batterie. C’est une solution …
  • Un smartphone courant accompagné de sa batterie externe sur un lit de 1300mAh, où il vous restera à charger les deux, régulièrement. C’est une autre solution, lourde en chargeurs.
  • Un gsm simple mais complet accompagné d’une petite tablette. C’est encore une autre possibilité, en séparant les deux fonctions et en laissant la priorité au téléphone et sms. C’est cette solution que j’ai choisie ! Même si elle n’est pas sans défaut, il ne m’arrive plus jamais de me retrouver ‘offline’, sans gsm ni possibilité d’envoyer un quelconque sms à 15h30 et ce, même si j’oublie de le recharger.

Ma petite tablette (iPad mini 3g) m’accompagne sagement partout et me permet de rester connecté au web, à mon agenda, à mes e-mails.
Et même si ma tablette ne tient qu’une petite journée, mon gsm reste en pleine forme pendant deux semaines, aucun souci pour rester joignable !
A partir de cet instant, il faut, bien entendu, considérer chaque message pour ce qu’il est : autant un appel téléphonique me paraît urgent et prioritaire, autant un e-mail peut l'être beaucoup moins...
Et vous ? Quelle est votre solution favorite ?

L’importance de la gestion du changement pour l’utilisateur final - L. Saffre

un homme dépassé par les événement lance un cri

 

L’implémentation d’une solution innovante peut être perçue de différentes manières selon la personne qui en fait la demande : par exemple, le responsable de service désire une solution qui augmentera la rentabilité de son équipe. L’utilisateur final, quant à lui, demande une solution qui facilite son travail au quotidien alors que le directeur financier aimerait la solution la moins onéreuse.

Le rôle principal du responsable de projet est de parvenir à concilier les desiderata de chacun, ce qui est réalisable sans être évident : la résistance au changement est la principale cause d’échec dans la mise en place d’une solution innovante. Elle est particulièrement fréquente dans le domaine de l'IT.

Quel responsable de projet n’a jamais été confronté aux réactions suivantes, parmi d'autres :
« Pourquoi devrait-on changer quelque chose qui fonctionne ? »
« J’ai toujours travaillé comme ça, il n’y a pas de raison que cela change ! »
« Si cette solution est mise en place, je n’ai plus rien à faire... »

Le changement peut donc susciter certaines réactions :

  • Le refus de comprendre : c'est une réaction due au refus de voir le quotidien bouleversé.
  • La résistance : on cherche à rendre le changement moins inconfortable en le remettant toujours à plus tard ou en discutant son bien-fondé, ...
  • La résignation : on accepte le changement mais contraint et forcé.
  • ...

Le défi du responsable de projet consiste à comprendre le métier de « son client » sans l’obliger à comprendre le sien. Le travail en amont d’un responsable de projet consiste donc, avant tout, à prendre le temps de parler des besoins, discuter des problèmes et analyser la situation dans son ensemble.  Cela permettra de trouver avec les utilisateurs finaux la solution qui leur convient, celle qui permettra - pour un coût raisonnable et maîtrisé - de disposer de l’outil indispensable au développement de l’entreprise, sans bouleverser le fonctionnement de celle-ci.

Avant tout autre facteur, la perception que l’utilisateur final aura de la solution proposée déterminera la réussite de son implémentation. C'est pourquoi le travail fondamental à réaliser en aval consistera en l’accompagnement de l’utilisateur final par la formation, et la prise de conscience de l’importance de l’évolution ou du remplacement d’un outil.

CIRB et vidéoprotection à Paris - Hervé Feuillien

la tour Eiffel

 

Le 12 juin dernier, le CIRB a effectué une mission à Paris, notamment auprès de la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP). Accompagnant une délégation de la Région de Bruxelles-Capitale composée de bourgmestres, de responsables de la police et de la mobilité, le CIRB a souhaité étudier, à cette occasion, de quelle façon les TIC pourraient efficacement rencontrer, dans la Région de Bruxelles-Capitale, les nouvelles exigences citoyennes en termes de gestion de l'espace public et de sécurité.

Vidéoprotection et mutualisation

La DSPAP constitue un département de la préfecture de police française. Elle a initié, en 2008, un ambitieux plan de vidéoprotection pour Paris (PVPP), finalisé durant l'été 2012. Dans ce cadre, la DSPAP poursuit des objectifs concrets : prévenir la délinquance et le risque terroriste, gérer la circulation sur les principaux axes de la capitale et leurs abords, préserver l'ordre public (notamment lors de grands rassemblements et manifestations), protéger les institutions et établissements sensibles de la capitale ainsi qu'assister les interventions d'urgence (secours, pompiers, etc.).

L'intérêt de ce projet de vidéoprotection réside dans la mutualisation des moyens utilisés par les différents services de police et la Ville de Paris. Ainsi, le plan rassemble 2500 exploitants (policiers et pompiers, opérateurs, enquêteurs, administrateurs) sur 270 postes de travail. Il se concentre en une salle centrale de commandement, trois salles de district et une cinquantaine de salles de monitoring dans les commissariats. Il a supporté le déploiement de 1500 caméras mutualisées et 10 000 caméras accessibles chez dix partenaires (dont la RATP, la SNCF et la Ville de Paris). Une mutualisation avec la protection civile permet également d'assurer la sécurité dans les airs.

Le plan de vidéoprotection pour Paris a permis 10 000 interventions et 3700 interpellations depuis octobre 2011. Ce beau succès, de l'avis même de ses concepteurs, se distingue par une série de choix sur mesure, adaptés au cadre dans lequel le projet s'est intégré:

  • Construction d'un réseau propriétaire financé par l’Etat, en partenariat avec la Ville et en concertation avec les municipalités ;
  • 500 km de fibres optiques disséminés par les égouts, au service d'une belle qualité d'image (24/sec. en temps réel ; 12/sec. en différé) ;
  • Intégration harmonieuse dans le milieu urbain ;
  • Souplesse dans l'utilisation de caméras à orientation réglable ;
  • Accès aux systèmes de vidéoprotection des partenaires, qui restent propriétaires et gestionnaires à part entière de leur système et de leurs images. Seul le visionnement de leurs données est possible ;
  • Stockage des images pendant une durée maximum de 30 jours en 3 sites géographiques différents, et archivage numérique sécurisé des séquences réquisitionnées par la Justice ;
  • Usage satisfaisant de nuit malgré l'absence de visée nocturne ;
  • Système standardisé évolutif, grâce à l’emploi de standards informatiques ouverts.

Vidéoprotection et respect de la vie privée

Si le plan de vidéoprotection pour Paris s'est rapidement révélé d'envergure peu commune (investissement initial de 87,6M €), il a inclus, dès ses débuts, une dimension éthique signifiante. Cela s'est notamment traduit par le choix de caméras analogiques sans traitement d'images, d'un mécanisme de floutage dynamique des zones privatives et de l'absence d'un dispositif de reconnaissance faciale.

Dans ce cadre, transparence et concertation ont toujours été de mise. Un comité d'éthique de la vidéoprotection à Paris fut constitué ; il élabora une charte et valida chaque étape du projet. Les élus et la population concernée contribuèrent activement à l'ajustement du plan, grâce à la tenue de plus de trente réunions de concertation en amont du projet. Actuellement, le site Internet de la préfecture de police de Paris expose en détail l'ensemble du projet aux citoyens, allant jusqu'à présenter la cartographie des caméras, arrondissement par arrondissement.

Comme en témoigne le modèle parisien, vidéoprotection et respect de la vie privée peuvent donc faire bon ménage. Profitant d'une stratégie de mutualisation rassemblant avantageusement les moyens et forces en présence, cet exemple pourrait bien devenir une source d'inspiration pour Bruxelles dans les mois à venir. La chose est d'autant plus envisageable que la Région de Bruxelles-Capitale bénéficie déjà d'une infrastructure de fibres optiques, du SPV Irisnet ainsi que d'un coordinateur de projet, le CIRB. Bruxelles est donc à même de réaliser en peu de temps une solution de vidéoprotection mutualisée.

BSC, pour une stratégie gagnante du CIRB - Joël Delande

un jeu d'échec

 

Résultat d'un objectif visant à améliorer l'écoute client, l'instrument de gestion stratégique Balanced Scorecard est opérationnel au sein du CIRB depuis 2008. Après trois ans, un bilan a été réalisé et a débouché sur le réalignement de la coordination stratégique, sans doute un peu trop orientée "pull" par le passé.

Remontons un peu le temps...

Suite à une série d'interviews de clients stratégiques et d'employés, le CIRB s'aperçoit qu'il doit pousser plus loin son niveau de professionnalisme et augmenter l'écoute client. Le CIRB pense directement à introduire le Balanced Scorecard comme outil de coordination stratégique. Celui-ci convient, en effet, pour déduire des objectifs pluridisciplinaires.

BSC, qu'est-ce donc ?

Le Balanced Scorecard est un outil de management. Il s'agit d'une méthodologie orientée action et résultat, reconnue et largement répandue dans le monde de l'entreprise.

Pourquoi un BSC au CIRB ?

Un phénomène de mode? Certainement pas. Certes, le BSC est « vendeur » : actuellement, tout organisme d'une certaine taille est censé construire sa stratégie et en monitorer l'exécution. Rappelons que le BSC s'est inscrit dès 2008 dans la démarche entreprise du CIRB pour pousser plus loin son niveau de professionnalisme.

Pour rester le partenaire reconnu dans le secteur TIC au sein de la Région bruxelloise, le CIRB doit mériter la confiance des utilisateurs, de ses partenaires et du Gouvernement bruxellois. En ce sens, le CIRB doit optimaliser sa gestion et son organisation.

Quel impact sur le personnel ? S'il faut satisfaire nos partenaires, les citoyens, les institutions bruxelloises et le Gouvernement, il faut aussi œuvrer pour la satisfaction du personnel dont on attend compétence et responsabilisation. On comprend donc qu'il faille dégager une vision stratégique déclinée selon plusieurs axes, ce que le CIRB a fait.

Concrètement, le Balanced Scorecard revêt 2 dimensions :

"Scorecard" désigne un tableau de bord qui mesure une série d'indicateurs liés à la stratégie de l'entreprise ;

"Balanced" signifie qu'il est équilibré entre les 4 axes selon lesquels le CIRB agit et développe sa stratégie.

 

Les différents axes du tableau:

1. Le Gouvernement : le CIRB doit atteindre des objectifs précis, établis par l'autorité dont il dépend ;

2. Les Clients-partenaires: le CIRB tisse une relation fiable avec ses utilisateurs ;

3. Les Processus : le CIRB adapte sa gestion interne aux attentes et aux réalités d'évolution ;

4. Les Ressources humaines et la culture d'entreprise : le CIRB agit pour le développement de son capital humain et oeuvre pour que le personnel adhère à sa vision en termes d'efficacité.

A chacun de ces axes correspondent des objectifs précis qui, à leur tour, sont soutenus par des indicateurs de performance.

Le bilan en bref

Lors de la conception initiale du BSC, le CIRB définissait 19 objectifs soutenus par 31 indicateurs. Après quatre ans, il fut nécessaire de faire un bilan. Des progrès notables ont pu être réalisés dans plusieurs domaines : la prise et le respect des engagements en exécution de projets, le taux d'allocation-client des ressources internes, le processus RH (objectifs, entretiens d'évolution, évaluations), l'alignement sur la réalisation du plan d'entreprise, etc). Le CIRB a aussi progressé dans l'atteinte d'une partie de ses objectifs stratégiques : définir et implémenter la stratégie ICT régionale, optimiser l'utilisation des ressources, offrir des solutions adéquates, assurer la disponibilité des profils manquants, etc. Par contre, certaines mesures donnaient de mauvais résultats et certains indicateurs ont été éliminés au cours du temps car trop corrélés, non pérennes ou car le processus associé avait été mis en place entretemps.

Ces différents constats ont démontré que dans sa forme initiale, le BSC était lourd, menait à une perte de focus et était inadapté à la taille du CIRB.

Toutefois, le BSC est et reste la recommandation pour éviter de négliger un acteur ou pour éviter de tomber dans le piège d'une gestion financière ou technique trop centrée. En 2012, le CIRB a donc décidé la refonte du Balanced Scorecard, en tenant compte de ses réalités et de son évolution.

Amélioration continue !

Tout en veillant à préserver les équilibres – notion sur laquelle les auteurs mettent l'accent – entre les objectifs à court, moyen ou long terme, entre les indicateurs financiers et non financiers, entre la perception externe et la performance réalisée en interne, le CIRB doit veiller à sans cesse améliorer et adapter ses processus en observant les résultats obtenus.

Dans ce cadre, le processus « Plan Do Review » (PDR) qui a été précisé et documenté, garde toute son importance dans la gestion de l'outil stratégique qu'est le BSC (dans sa version revue). Il est le lieu de suivi des initiatives menant à toute amélioration.

Le Balanced Scorecard CIRB revu

Pour l'axe Gouvernement, les objectifs se centrent sur la définition et l'implémentation de la stratégie ICT de la Région et sur l'amélioration de la réputation et de l'image (on touche ainsi le citoyen et les institutions bruxelloises par le nouvel objectif « Présence dans les médias »). Le respect de certaines contraintes budgétaires est reporté dans l'axe Processus.

Pour l'axe Ressources humaines et Culture d'entreprise, la responsabilisation du personnel, son niveau de professionnalisme ainsi que la disponibilité des profils manquants restent les objectifs soutenant, de la base, les visées stratégiques du CIRB.

Pour l'axe Processus, les objectifs restent l'optimisation de l'utilisation des ressources et la maturité du Mission Life Cycle. S'y ajoute un objectif Green : diminuer l'empreinte carbone.

Etre novateur ?

Terminons par l'axe Client : le CIRB se doit d'être novateur, tout en restant cohérent dans la délivrance de projets et services de qualité. Les objectifs et les indicateurs du Balanced Scorecard du CIRB soutiennent la dimension « qualité » dans cet axe Client.

Pour ETRE NOVATEUR, le CIRB doit suivre l'évolution constante des TIC et fait appel aux compétences de sa base. Il sera un acteur de services publics si le CITOYEN est le client final pris en considération.

Les révélations sur le programme “Prism” : une réelle surprise ou un argument en faveur du Data Center régional ? - Benoît Fosty

représentation stylisée de la planète terre

 

Le week-end du 8 juin dernier, beaucoup ont eu l’air de s’étonner de la révélation faite par le journal « The Guardian », à propos de programmes (nom de code « Prism ») des agences américaines de renseignements permettant à celles-ci de rassembler les données téléphoniques et les e-mails, ainsi que d’espionner les serveurs des plus grandes « majors » du monde l’internet (Facebook, Google, Apple, Yahoo,…) avec le concours de celles-ci.

Certes, les Américains s’étonneront ou s’offusqueront peut-être que leur propre gouvernement les espionnent, et encore… Ce qui est plus étonnant, c’est que les majors en question ont bafoué leurs propres règles en matière d’utilisation des données transitant par leur serveurs, ouvrant plus que probablement la voie à quelques procédures juridiques à leur encontre. Certains avocats doivent se frotter les mains…

Mais ce qui a été le plus étonnant, c’est l’effarement de ce côté-ci de l’Altantique.

En effet, le programme « Prism » n’est finalement que la matérialisation du Patriot Act voté sous l’ère Bush et revu légèrement, quelques années plus tard, par l’administration Obama, mais dont les principales mesures n’ont jamais été abrogées. Celles-ci permettent, entre autres, le rassemblement de données utiles à la lutte contre le terrorisme sans passer par la décision d’un juge et pour autant que ces données soient stockées sur le sol américain. En-dehors de celui-ci, le Patriot Act s’est souvent cassé les dents sur les législations nationales des pays où étaient situées les données.

L’étonnement européen est quelque peu hypocrite puisque chaque pays, après le 11 septembre 2001, s’est doté du même genre d’arsenal juridique dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Par exemple, en France, la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (dite LOPSSI) permet l’accès aux données de connexion sans que l’injonction d’un juge ne soit requise, au contraire de l’accès aux contenus consultés. Et des lois du même type existe au Royaume-Uni, en Allemagne, en Irlande, etc., certaines allant encore plus loin que le Patriot Act.

Par contre, les révélations sur les programmes américains devraient faire prendre conscience aux responsables politiques, scientifiques, institutionnels de l’absolue nécessité de créer des « clouds souverains » pour les services et données « sensibles », sur base de datacenters publics géographiquement localisés sur une région, un pays voire une fédération de pays.

En effet, beaucoup prônent, en Europe, l’utilisation du cloud pour une question économique, sans prendre en compte les risques en matière de sécurité nationale ou de secrets industriels, par exemple. Ce dernier risque peut être illustré par le fait que le Bureau européen des brevets utilise Google Translate comme outil de traduction des demandes de brevets. On peut se demander où sont stockées ces données économiquement sensibles et qui y a accès, une fois la traduction terminée. Retournons la situation : a-t-on jamais vu une administration du Gouvernement américain stocker ses données ou utiliser un service localisé à l’extérieur de son territoire ?

La prise en compte de ces risques est certainement un argument supplémentaire à prendre en compte dans la réflexion devant mener à la mise en œuvre d’un datacenter régional au niveau de la Région de Bruxelles-Capitale.

Que cache le guichet IRISbox sous son capot ? - Johan De Pessemier

le logo d'IRISbox

 

IRISbox, le guichet électronique de la Région de Bruxelles-Capitale, vient d'être renouvelé par le CIRB. À première vue, la mise en place d'une telle plateforme d'e-administration permettant d'encoder des formulaires dynamiques et interactifs paraît simple. En y regardant mieux, cependant, les technologies qui se cachent derrière la simple demande d'un document au travers d'un formulaire sont bien plus complexes. Voyons donc ce que le nouvel IRISbox cache sous son capot !

Un scénario simple à priori...

IRISbox : page d'accueil du guichet électronique IRISbox permet au citoyen d'effectuer ses démarches  en ligne auprès des administrations bruxelloises, tant communales que régionales. Une fois sur la page d'entrée du guichet électronique (www.irisbox.be) :

  1. le citoyen se connecte à la plateforme, en utilisant sa carte d'identité électronique ;
  2. le citoyen décide ensuite d'effectuer une demande d'acte de naissance à sa commune d'origine. Dans la liste des formulaires disponibles (par commune, par catégorie ou par nom), il recherche le formulaire correspondant à sa requête ;
  3. le citoyen encode dans le formulaire les données requises pour que sa demande soit acceptée par l'administration communale ;
  4. dès que toutes les données sont encodées, le citoyen envoie le formulaire et le signe;
  5. le formulaire est aussitôt répertorié dans la boîte de gestion personnelle du citoyen, baptisée MyBox. Il peut y suivre l'évolution de sa demande, au travers d'une série de messages-types, créés au fil du traitement de sa demande. Pour être complet, le citoyen reçoit également une confirmation par courriel de l'envoi de son formulaire.

Étape par étape, les choix technologiques

Analysons maintenant les différentes technologies mises en œuvre. Reprenons, donc, étape par étape...

1. Le citoyen se connecte à la plateforme, en utilisant sa carte d'identité électronique...

La Belgique est à la pointe en ce qui concerne les développements liés à l'utilisation de la carte d'identité électronique ou eID. Celle-ci permet, entre autres, d'identifier et d'authentifier de manière précise une personne. En se connectant à la plateforme, le citoyen fait appel à un serveur d'authentification (CAS – Centralized Authentification Server). Le CAS établit notamment une communication entre la plateforme et la lecture des données de la carte d'identité du citoyen.

En encodant le code PIN de sa carte d'identité, le citoyen obtient un ticket d'accès au guichet électronique. Mais, comme pour le bon vieux guichet physique, une personne, "en face de lui", va traiter sa demande. Cette personne, un agent communal par exemple, s'identifie également auprès d'IRISbox avec sa carte d'identité électronique personnelle. La particularité, c'est que l'agent communal doit s'identifier et interagir avec la plateforme sous ce rôle particulier. Il dispose, pour cela, de droits d'accès spécifiques, précisément pour pouvoir traiter les demandes envoyées au travers d'IRISbox.

 Cette gestion des rôles et droits s'opère, en parallèle, dans un gestionnaire d'identité (Identity Data Manager ou IDM). Le CIRB a créé son propre IDM pour gérer les différentes plateformes métiers qu'il développe et héberge. L'IDM du CIRB gère, pour les différentes organisations qui font usage de ces plateformes, les droits d'accès et les rôles attribués aux différents utilisateurs.

 

2. Le citoyen décide ensuite d'effectuer une demande d'acte de naissance à sa commune d'origine. Dans la liste des formulaires disponibles (par commune, par catégorie ou par nom), il recherche le formulaire correspondant à sa requête

Comme toute plateforme métier moderne, l'architecture software mise en place est une architecture multitiers répartie sur différentes couches: de présentation, de service, de business et de persistence des données.

 La couche de présentation est développée sur un modèle de pages JSP (Java Server Pages) supportées par du « templating » mis en œuvre à partir de FreeMarker. Les couches services, business et de persistence, quant à elles, sont élaborées sur base du Framework Spring (Spring MVC, Spring Web Services, Spring Data, Spring Security...).

 

3. Le citoyen encode dans le formulaire les données requises pour que sa demande soit acceptée

En ce qui concerne les formulaires, le CIRB a intégré dans la plateforme IRISbox une solution Open Source de création et de gestion de formulaires interactifs, basé sur la technologie d'Orbeon. Cette technologie nous offre une solution moderne et conforme aux standards du marché (W3C Xforms, Xpath...), accompagnée de nombreux modules standards qui facilitent la création de formulaires dynamiques, interactifs et intelligents.

Par sa nature Open Source, la plateforme a permis aux équipes du CIRB d'enrichir les fonctionnalités de base d'Orbeon en créant des blocs fonctionnels ajoutant de nombreuses nouvelles fonctionnalités au niveau des formulaires.

Les ajouts concernent, entre autres :

  • la lecture et la présentation automatique des données issues de la carte d'identité électronique du demandeur, évitant les nombreuses erreurs d'encodage des données telles que l'adresse du demandeur... ;
  • l'ajout de cartes dynamiques (UrbIS), permettant de naviguer dans celles-ci et d'y extraire des données telles que les informations de parcelles cadastrales... ;
  • l'accès aux données des entreprises par interrogation de la Banque Carrefour des Entreprises (BCE), pour y puiser l'appellation précise d'une entreprise.

Ces différentes intégrations avec le monde extérieur ont été mises en œuvre par développement de services web, de type SOAP  interagissant avec le FSB (Federal Service Bus) du Fedict.

  • Démarches dans le cadre professionnel : La nouvelle version de la plateforme permet de faire une démarche administrative, dans le cadre d'une activité professionnelle, que ce soit pour le compte de son employeur, en tant qu'indépendant ou comme gestionnaire d'une ASBL. Un exemple : la possibilté offerte aux opérateurs télécoms d'enregistrer une antenne GSM auprès de Bruxelles Environnement. Dans ce cas, la demande se fait en introduisant au préalable le code BCE de l'entreprise, code qui est validé par un appel web service au FSB tel qu'expliqué ci-dessus.
  • Développements à venir : Dans le futur, de nombreuses autres fonctionnalités pourront être ajoutées aux formulaires, principalement dans le domaine d'accès aux données fournies par les sources authentiques : la BCE déjà citée, le Registre national (RRN), le SPF Finances (via My MinFin) ou la Banque carrefour de la Sécurité sociale (BCSS). Un exemple parmi d'autres : l'accès aux données des architectes par interrogation de la base de données de l'Ordre des Architectes dans le cadre des demandes de permis d'urbanisme en ligne. À suivre, sur ce blog !

 

4. Dès que toutes les données sont encodées, le citoyen envoie le formulaire et le signe...

À nouveau, les développements ont intégré les mécanismes de signature électronique offerts par le Fedict (Digital Signing Services ou DSS). Si un formulaire nécessite la signature du demandeur, lors de l'envoi, la plateforme IRISbox fera appel aux services du DSS et permettra au demandeur d'apposer une signature électronique en utilisant les certificats présents sur sa carte d'identité électronique par la simple validation du code PIN de sa carte.

Les développements réalisés vont même plus loin, puisque nous avons mis en place des mécanismes permettant la signature d'un formulaire par plusieurs personnes (ce mécanisme de co-signature est une première en soi). En effet, si le formulaire le nécessite, le demandeur peut y indiquer s'il désire qu'une ou plusieurs personne(s) signe(nt) le formulaire (en spécifiant une ou plusieurs adresse(s) e-mail). IRISbox envoie aux différentes personnes des invitations à accéder au formulaire et de le signer. Une fois que toutes les personnes ont signé, le demandeur est averti qu'il peut finaliser l'envoi en signant à son tour le formulaire qui est, alors, dirigé vers l'administration de destination avec, dans ses données, les différentes signatures (au format XML et au sein d'un document PDF signé).

Ce mécanisme de collaboration a également été ajouté dans certains formulaires afin de permettre à plusieurs personnes de remplir des sections différentes d'un formulaire. Le principe est identique à la co-signature. Le demandeur, dans la section appropriée du formulaire indique l'adresse e-mail des personnes avec qui il désire collaborer. Cette demande leur est notifiée par un mail incluant le lien leur permettant, après authentification dans la plateforme, d'accéder au formulaire et d'y encoder la section en question. Une fois cela fait, le demandeur est averti qu'il peut reprendre la main et finaliser l'envoi de son formulaire.

 

5. Le formulaire est aussitôt répertorié dans la boîte de gestion personnelle du citoyen, baptisée MyBox. Il peut y suivre l'évolution de sa demande, au travers d'une série de messages-types

IRISbox inclut de nombreuses nouvelles fonctionnalités de suivi du statut d'une demande. Dès la sauvegarde du formulaire et, au fur et à mesure des actions prises jusqu'à l'envoi, toute une série de mails sont envoyés au citoyen. De plus, un historique des messages générés est présenté dans sa boîte MyBox. Les adminsitrations notifient de la même manière des informations comme l'acceptation, le refus ou le simple traitement de la demande.

Le CIRB et les TIC d'ici 5 ans.... - Nathalie Pigeolet

Une femme fixe un point avec sa longue-vue

 

A l’approche des élections régionales, le CIRB prépare son traditionnel ‘Livre blanc’. Le dernier sorti en 2009 et toujours disponible sur notre site prônait des TIC performantes pour une Région performante. Il y défendait la définition et l’implémentation d’une stratégie volontariste pour les TIC publiques en Région bruxelloise dont les thèmes centraux s’articulaient autour de l’ancrage des TIC dans les décisions et la pratique quotidienne, les économies d’échelle, la modernisation des infrastructures- services- applications et le Green IT.

Un bilan sera dressé dans le prochain livre blanc qui sera distribué début 2014. Un benchmark illustrera également le positionnement de Bruxelles sur la carte des TIC.

Dans le contexte de la VIe Réforme de l’Etat, de la décentralisation de plusieurs compétences du fédéral vers les Régions et Communautés, du refinancement de Bruxelles et de la nouvelle loi de financement qui renforce l’autonomie fiscale des Régions, les TIC auront sans nul doute un rôle important à jouer.  Tant pour la Région bruxelloise que pour la Commission communautaire commune pour les politiques de santé et des allocations familiales.

Les chantiers sont donc vastes pour la nouvelle législature 2014-2019!

Alors que le risque de dispersion des moyens existe bel et bien, et à l’heure où les implications en terme informatique notamment seront importantes, il est crucial de se concentrer sur les chantiers prioritaires.  L’on parle aujourd’hui d’efficacité des pouvoirs publics, d’économies d’échelle, de mutualisation.

Bien sûr, Bruxelles devrait être refinancée à la hauteur de 461 millions d’euros entre 2012 et 2015 avec des montants affectés à la sécurité, à la mobilité, à la Cocof et à la GVC notamment.  Par ailleurs, les Régions vont se voir doter de la capacité à percevoir une partie de l’impôt des personnes physiques, nouvel IPP régional alors que l’IPP fédéral se verra diminuer de 25%.

Ces mesures contribuent certes à augmenter l’autonomie fiscale des Régions MAIS avec un objectif clair de responsabilisation des politiques menées. En effet, les dotations fédérales vers les entités fédérées seront alors supprimées. Et les concepts d’efficacité et d’économies d’échelle prendront alors encore plus de sens.

Dans ce contexte, il est donc primordial de pouvoir concentrer ses efforts sur des dossiers phares, porteurs d’efficacité et qui dégageront des économies d’échelle.

Le CIRB doit donc rassembler tous ses moyens autour de thèmes phares pour les 5 ans à venir afin de soutenir l’avenir régional, mais également communautaire et local.

Quels dossiers phares ?  L’infrastructure réseau télécom a déjà été mutualisée avec IRISnet, il faudra continuer à veiller à ce que cette mutualisation porte tous ses fruits  L’on parle aussi beaucoup de standardisation et de mutualisation de plateformes métiers et d’infrastructures, de stockage, de gestion et d’échange de données, d’images, de sources authentiques…

Voila déjà quelques pistes pour les chantiers TIC à venir au CIRB….

Et vous, qu’en pensez-vous ? Quels devraient être nos futurs chevaux de bataille pour la nouvelle législature ?

Inspirez nous…

Leadership et sagesse - N. Pigeolet

Un homme aide un autre lors d'un exercice d'escalade

 

L'an dernier, je me suis inscrite à une formation sur un thème éminemment attractif : la philosophie et le management. La dernière séance à laquelle j'assistai posait la question du développement du leadership avec sagesse.

La définition business du leadership, presque caricaturale, a d'abord été exposée. Le plus bel exemple était celui posé par Zenger-Folkman, qui reprenait pas moins de 17 compétences à maîtriser, dans des thèmes tels que le caractère, la capacité personnelle, le focus on results, les skills interpersonnelles ou encore le leading change. Rien que des beaux mots anglais… Une superbe vidéo présentait le leader d'aujourd'hui comme la nouvelle star, style assez américain avec de la musique rock, beaucoup de mouvement et des flashs... Paradoxalement - ou non finalement - le monde est également décrit par une abréviation (en anglais bien entendu) : VUCA. J'appris alors une nouvelle expression : volatile, uncertain, changing & ambiguous.

Après toutes ces mises en jambes, viennent alors les interrogations… Combien de profils doit-on avoir finalement ? Comment aligner son leadership avec celui de sa hiérarchie ? Comment aligner (ou réconcilier) son sens personnel et son sens professionnel ? Comment garder la maîtrise de soi ? Où tirer son énergie ?

Le leader est-il surhumain ? 

Si l'on s'en tient à ce seul concept, peut être… Nous nous sommes alors intéressés au deuxième thème de la séance : la sagesse, avec ses dimensions et les composantes qui l'alimentent, comme la connaissance de soi, des principes de vie, l'éthique, le détachement, l'inspiration, l'intuition et - ce qui m'a beaucoup parlé -  l'alignement tête-cœur-corps.

Le leader est humain, il a ses forces et ses faiblesses, comme tout le monde. S'il applique son leadership avec sagesse, avec sa tête mais aussi son cœur, il arrivera sans doute mieux à allier bonheur et performance. Deux notions incompatibles ? Je ne pense pas, bien au contraire : viser la satisfaction de ses collaborateurs et leur motivation est un tremplin vers la performance.

J'ai longtemps été persuadée que le contenu est plus important que la forme pour arriver à un objectif. A force d'expériences, et peut être d'un peu de sagesse, je me rends compte que l'humain est la clé.

 

 Si vous n'en êtes pas encore convaincus, posez-vous la question: comment souhaiteriez- vous, un jour, que l'on se rappelle de vous en tant que leader ?

FixMyStreet, vers une nouvelle conception des relations entre citoyens et administrations - Eric Auquière

le logo de Fix My Street

Le 30 avril 2013, notre ministre de tutelle, Madame Brigitte Grouwels, inaugurait le lancement de la plateforme régionale FixMyStreet Brussels. Exactement quatre semaines après son démarrage, un petit retour en arrière sur la genèse du projet et un débriefing sur ce nouveau service au citoyen s’imposent.

FixMyStreet, une initiative originale ?

Soyons clair, le CIRB n’a pas inventé FixMyStreet. Ni le concept, ni le nom. Mais l’idée de rendre accessible cet outil aux habitants de la Région vient bien du CIRB, et plus précisément de mon collègue François Du Mortier. C’est lui qui, en 2010, a suggéré l’inscription de cette initiative au plan stratégique informatique de la Région.

Afin de ne pas réinventer la roue, nous sommes repartis d’une application développée initialement par mySociety. Cette société britannique, financée essentiellement par des dons, développe des outils en ligne pour améliorer  la vie des citoyens et leurs relations avec les autorités publiques. Cette application est déjà largement répandue à travers le monde : Grande-Bretagne, Canada, Irlande, Nouvelle-Zélande, Australie, Suisse, Allemagne, Chypres, Géorgie, Grèce, Japon, Suède.

Pas étonnant que de nombreuses firmes commerciales se jettent sur le sujet car le marché est potentiellement énorme. On compte maintenant de nombreuses solutions directement inspirées de l’initiative des Anglais.

FixMyStreet, pour quoi faire ?

Mais finalement, qu’est-ce que FixMyStreet? Ce sont un site web et une application mobile au travers desquels tout citoyen peut signaler un « incident » sur la voie publique. Par voie publique, on comprend la chaussée, les trottoirs, les pistes cyclables, les ponts et les tunnels ainsi que les espaces verts. Les incidents concernés sont, pour l’instant, les trous, les dégradations du revêtement, les signalisations défectueuses.

L’utilisation de ces outils est simple, surtout via le smartphone, puisqu’en 3 opérations, le tour est joué. Il suffit de prendre une photo, d’obtenir sa position géographique via le GPS de son smartphone ou via une carte dynamique et de caractériser l’incident.

Une fois ces trois opérations réalisées, un rapport est automatiquement envoyé à la commune sur laquelle se situe cet incident. Et c’est là que la solution développée par le CIRB se démarque de ses concurrents.

Une forte implication des communes et de Bruxelles Mobilité

En effet, dès le démarrage du projet en 2012, le CIRB a souhaité impliquer l’ensemble des acteurs de la Région. Bruxelles Mobilité en premier lieu car, avec son numéro vert, elle disposait déjà d’une grande expérience de la gestion des incidents de ce type.

Les communes bruxelloises ont également été fortement impliquées. Avant de démarrer le projet, Bruxelles Mobilité et le CIRB sont allés à la rencontre des 19 communes pour leur présenter le projet et leur demander de prendre part à sa conception. Neuf communes se sont immédiatement portées volontaires et nous ont aidés à concevoir les différentes composantes du projet: les parties publiques, bien entendu, mais également le logiciel qui allait les aider à prendre en charge les tickets.

Le cas particulier de la Région bruxelloise

En effet, lorsqu’un citoyen constate un incident, il ne sait généralement pas à qui s’adresser. Son premier réflexe sera donc de contacter sa commune. Toutefois, ce n’est pas toujours aussi simple. En fonction de la nature de l’incident ou de sa position précise, d’autres administrations peuvent être concernées : Bruxelles Mobilité si c’est une voirie régionale, la STIB si on se situe à proximité d’une voie de tram, l’IBGE dans les parcs publics, etc.

En l’absence de FixMyStreet, les parties de ping-pong ou la perte d’informations entre services d’une même commune ou entre les différentes administrations n’étaient pas rares.

La solution que les équipes du CIRB ont mise en place avec l’aide des communes et de Bruxelles Mobilité permet de solutionner ces dysfonctionnements. L’incident signalé arrive toujours à la commune mais l’outil permet de réattribuer la gestion de l’incident à la bonne l’autorité compétente. Le système étant partagé entre toutes ces administrations, il n’y a donc plus de pertes d’information. Par ailleurs, le citoyen qui a signalé l’incident est tenu au courant du statut de sa demande.

C’est ça aussi, FixMyStreet : une plus grande transparence de l’administration.

Il reste du boulot

Ce n’est pourtant pas fini. A terme, il faudra également permettre la signalisation d’autres incidents. On pense notamment à ceux liés à la propreté de l’espace public. Des contacts sont en cours avec Bruxelles-Propreté pour qu’ils utilisent également cette plateforme. Enfin, les agents communaux nous communiquent les améliorations qu’ils voudraient voir développées. L’évolution de la plateforme est décidée collégialement par un comité d’accompagnement qui regroupe l’ensemble des acteurs sous la houlette de Bruxelles Mobilité. Une nouvelle version est donc prévue pour l’automne de cette année.

FixMyStreet, un succès

Pour le démarrage, 9 communes se sont portées volontaires : Auderghem, Berchem-Sainte-Agathe, Bruxelles-Ville, Evere, Ixelles, Koekelberg, Saint-Gilles, Schaerbeek, Woluwe-Saint-Lambert. Pendant toute la phase de développement, ces communes nous ont aidés à réaliser le meilleur produit qui soit.

Dès l’annonce de l’ouverture de la plateforme au public, Etterbeek, Forest, Woluwe-Saint-Pierre, Saint-Josse-ten-Oode et Watermael-Boisfort ont également décidé d’y participer. Nous attendons avec impatience les 5 communes restantes. Les 14 communes impliquées représentent plus de 70 % de la population de la Région bruxelloise. Je pense que c’est assez unique en Belgique pour être signalé.

Le succès de l’application n’est d’ailleurs pas démenti. Depuis le 30 avril, plus de 1200 incidents ont été signalés, le site a été visité par près de 8500 internautes et la pertinence de l’initiative a été saluée par plusieurs utilisateurs.

Les bonnes résolutions des tablettes en 2014 ? - Stéphane Dazard

une personne manipule une tablette

 

L’année 2013 a été un excellent millésime pour les tablettes car petit à petit, elles ont usurpé le marché des laptops et des smartphones. Les 3 plus grands acteurs du marché, à savoir Apple, Android et Microsoft ont tout fait pour s’accaparer le marché, chaque plate-forme avec ses succès et ses revers. Des leçons que nous souhaitons profitables aux utilisateurs business à venir sont à tirer. Regardons ça de plus près.

L’iPad

Le roi des tablettes n'est certainement pas le plus parfait en termes de mobilité, de flexibilité ou d’évolutivité. Avec l’iPad, vous savez où vous allez… Vous n’avez peut-être pas le choix d’y aller… ou pas ! Sans doute Apple devrait-il repenser son modèle et permettre aux utilisateurs de meilleurs options pour des besoins spécifiques, un peu comme Android, finalement. Pour ce qui est de la taille de la mémoire, les utilisateurs restent un peu sur leur faim au vu des besoins grandissants d’espace de stockage. Apple n’offre toujours pas port MicroSD ou USB… Allez comprendre !

Les tablettes Android

Android effectue un excellent travail en prenant toujours plus de parts de marché, notamment en offrant tout ce que l’iPad ne fournit pas de base. Mais attention : là où un iPad Air offre un processeur A7 64 bits, Android n’offre rien d’équivalent. Idem en ce qui concerne le côté logiciel : Microsoft propose son fer de lance bureautique en version mobile, à savoir Office 2013. Toutes les tablettes Android devrait être vendues de base avec un set bureautique qui permettrait aux utilisateurs de disposer immédiatement d’outils de productivité ; et pourquoi pas la suite Kingsoft Office…

La Microsoft Surface 2

La version améliorée de la Surface RT est très proche d’offrir une des meilleurs tablettes du marché en ce qui concerne la productivité. Cependant, Microsoft doit absolument arrêter de copier l’iPad en espérant que le cheptel d’utilisateurs Apple se tourne enfin vers la Surface : ils devraient plutôt essayer de toucher la classe business qui cherche avant tout à se concentrer dans le travail et la productivité. Autre souci, les possibilités d’ajustement de l’interface pèsent lourd sur la performance, notamment lorsque l’utilisateur est extrêmement nomade : c’est justement sur ce point que Microsoft devrait prendre exemple sur Android.

Conclusion

Comme nous l’avons vu ici, tous les constructeurs mobiles ont à (ap)prendre les uns des autres et 2013 fut une année riche en rebondissements pour ces 3 plate-formes. Bien évidemment, aucune d’entre elles n’admettrait se « faire éduquer » par un compétiteur, ce qui ne les empêche aucunement de se garder l'une l'autre bien à l’œil... A suivre!

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