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Going back to the roots - O. Delvigne

Un Sinclair ZX81

 

Un de ces quatre derniers matins, entre un train en retard et un métro raté, en voguant dans un labyrinthique iTunes, je suis retombé sur un morceau de musique très particulier, le manifeste du rap US : Rapper's delight du Sugarhill Gang (Ah ! Ces noms de groupes inspirés et poétiques des années 80... Toute une époque !)
 
Tout en me souvenant très bien de ce morceau, j'ai été surpris par sa simplicité apparente et son formidable impact pour mon pied droit et mes zygomatiques :-)  Après 14 minutes et 3 secondes de pur bonheur, let's go to the roots ! Et je me suis mis à repenser à mes débuts dans l'informatique... Cette époque où l'informaticien était un roi qui avait décision de vie ou de mort sur les utilisateurs (entendez : faciliter ou pas leur quotidien). Tout était à faire et le e-monde n'existait pas vraiment... C'était juste une e-idée parmi tant d'autres ! Fébriles, nous passions du bonheur à la colère, après une heure de téléchargement pour 2mo qui bloquait à 99% alors que notre ligne pstn venait de produire le ´tic' tant redouté de notre modem (ce n’est pas pour rien que c’était des US Robo-tics ) !
Mes souvenirs laissèrent place à une réflexion : fondamentalement, quelle est la racine de l'informatique ? L'automatisation du traitement de l'information, non ? Je crois qu'il s'agit bien de la racine même de notre métier... Traiter automatiquement des grandes cartes perforées rapidement et sans erreurs, par exemple ;-) (Bien sûr, je simplifie un peu... Si j'écrivais 12 pages sur le sujet, ce serait un tantinet long...)
 
Et voilà où je veux en venir : est ce bien cela que nous faisons à tous les niveaux aujourd'hui ? Est ce que mes chers utilisateurs ont moins de travail car l'ordinateur fait une bonne partie à leur place ? Pensez-vous vraiment que l'IT facilite le quotidien de tout un chacun ? Pour moi, la réponse est oui, certes... mais heu ... non, pas toujours en fait...

Je vais donc, dans un prochain post, trouver et exposer ces cas où l'informatique constitue un frein plutôt qu'un accélérateur pour l'utilisateur final ... Et j'ai déjà pas mal d'idées ;)
 
Dans tous les cas, vous l'aurez compris : simplifions l’IT, simplifions-nous la vie ! (et cette démarche pourrait certainement être appliquée à d’autres domaines...) So, going back to the roots could be a nice way to evolve... What do you think ?
 


I said, a hip hop the hippie the hippie
To the hip hip hop, a you don't stop
The rock it to the bang, bang boogie
Say up jumped the boogie
To the rhythm of the boogie, the beat
 
Now what you hear is not a test I'm rappin' to the beat
And me, the groove and my friends
Are gonna try to move your feet

 
The Sugarhill Gang, 1979

 

Domain Name System - H. Hafsia

arobase


En tant que responsable du Service DNS au sein du Centre d’Informatique pour la Région Bruxelloise, je suis amené à faire des choix concernant les demandes « DNS » de nos partenaires. Chaque choix a une incidence directe sur la continuité du service et aussi sur les services périphériques qui se basent sur le service DNS. On me questionne souvent à propos des tenants et aboutissants d’un changement sur l’infrastructure DNS mis en place par le CIRB, d'où le sujet de ce post.

Histoire

Depuis que l’ex-URSS (CCCP pour les intimes) a lancé Spoutnik dans l’espace et qu'Eisenhower a créé l’ARPA dans la foulée, la technologie a évolué de façon exponentielle pour arriver aujourd’hui à proposer Internet aux entreprises et aux citoyens du monde.
Dans les années 70/80, les chercheurs et ingénieurs qui communiquaient sur le réseau ARPANET avaient mis en place un système de relation entre une adresse IP et un nom d’hôte, contenu dans un fichier texte (host.txt). Le but était de se rappeler un serveur sous la forme d'un mot et non d'une adresse IP. Loin d'être idéale, cette solution a a été délaissée, au début des années 1980, avec le protocole DNS (RFC805, RFC882), qui a fait évoluer les notions de « @ » et « . », largement utilisées de nos jours dans les adresses e-mail et autre URL/URI.

Il sera désormais possible de contacter un ordinateur et/ou une personne en complétant son domaine à la droite du « @ », séparé par un point « . », ex jdoe@cirb.irisnet.be. On pourra ainsi contacter John Doe, qui travail pour l’organisation CIRB, du réseau IRISnet, situé en Belgique, de la même manière que www.cirb.irisnet.be donne l’adresse de destination du serveur « www » (son nom d’hôte), hébergé au CIRB, sur le réseau IRISnet, en Belgique.

Bien sûr, la réalité est plus complexe, et l'exemple proposé l'est à des fins de bonne compréhension de mon propos (Je reviendrai, d'ailleurs, sur DNS dans un autre post plus complet sur le sujet). DNS fait ainsi la relation entre un nom de domaine et une adresse IP, donc un serveur. Le système DNS s'architecture sous forme d'arbre dont la feuille serait un serveur ou un  service.

Complexité

Le Domain Name System est donc un protocole élaboré qui se complexifie avec le temps, pour différentes raisons. DNS est une couche qui vient au-dessus du réseau. La couche réseau et serveur peut très bien fonctionner, mais pas le nom DNS, et vice-versa, d’où la complexité de diagnostiquer les problèmes liés aux configurations DNS. Il faut également garder sous contrôle chaque changement DNS qui peut avoir un impact sur la délivrance d’un service, ou simplement sur le fonctionnement d’une infrastructure IT.

DNS peut être comparé à un système GPS. Pensez aux problèmes rencontrés sur la route si les informations de localisation ou de cartographie ne sont pas correctes ou à jour...
C'est l’utilisateur final qui en pâtira, incapable d'accéder à un site ou d'envoyer un e-mail. Il recevra un message d’erreur standard n’expliquant en rien ou de manière très basique (code erreur) ce qu’il se passe vraiment.

Relation

Sorte de moelle épinière du réseau, DNS est lié à toute une série de services techniques qui en sont dépendants, comme l’e-mail. Le système de mail (protocole SMTP) se base sur les noms DNS et principalement sur les enregistrements (ressources records) MX pour l’envoi. MX (Mail exchanger record), c’est l’entrée configurée sur un serveur de noms, qui indique au serveur mail d’envoi par où doit transiter le mail pour arriver à destination.
C’est comme le train qui doit suivre une ligne de chemin de fer et passer par des gares pour arriver à destination : il est impossible qu’un mail transite sur le réseau sans cet enregistrement MX. Celui-ci est stocké dans un fichier de configuration sous la forme:

example.com.         1D   IN      MX  10   mail.example.com.


Cela signifie que si vous voulez envoyer un mail a jdoe@example.com, il faut faire transiter le mail par mail.example.com. C’est là que le serveur mail d’envoi fait une requête DNS pour obtenir l’adresse IP du serveur mail.example.com. Une fois qu’il a cette adresse IP, les paquets sont envoyés à travers le réseau IP jusqu’au serveur de destination mail.example.com, qui peut y répondre positivement ou non...  

Conclusion

Les enregistrements DNS pour le mail sont complexes. Ils diffèrent si vous êtes dans un réseau privé (LAN) ou sur internet, et selon les logiciels en charge de la gestion des services mail. Quand un mail transite sur le réseau, il peut passer à travers 2 ou 10 serveurs de relais avant d’arriver à destination. Si un serveur de relais ne répond pas, le mail reste en transit pendant une période de temps définie, incrémenté d'une seconde période à chaque nouvelle erreur de délivrance. Finalement, il est soit livré à son destinataire, soit retourné à l’émetteur si le destinataire n’est pas trouvé ou s'il n’existe pas. Oui oui, ça ressemble bien à notre bonne vieille poste !
DNS permet de proposer et d'afficher du contenu sur internet sans devoir connaître les configurations IP de chaque serveur où se trouve le contenu recherché.
DNS est utilisé dans d’innombrables chaînes de configuration technique. Si l’une d’entre elles pose problème, la chaîne se brise...

 

L'informatique et les enfants. L'informatique pour les enfants ? - X. Brusselaers

des enfants devant un ordinateur



L'informatique fait désormais partie de la vie de la plupart des adultes. Smartphones, tablettes et portables ont envahi notre quotidien (professionnel et personnel), comme les montres, les lunettes connectées et les vêtements "intelligents". Ces technologies sont souvent facilement compréhensibles pour bon nombre d'adultes et d'adolescents, confrontés depuis des années et plusieurs heures par jour à ces interfaces connectées. Qu'en est-il des enfants ? Comment les initier au mieux et à leur rythme aux technologies nouvelles ?

Partons du principe que l'enfant considère l'utilisation des nouvelles technologies comme une récompense et non comme un apprentissage permanent, trop long et fastidieux ; cela engendrera déjà une motivation de sa part. L'ordinateur introduit, dès lors, le concept d'activité ludo-éducative. Celle-ci occupera un laps de temps à déterminer et nécessitera, de la part de l'enfant, une concentration accrue à plus long terme. Cet exercice d'attention aura notamment pour avantage de préparer en douceur l'enfant aux exigences de sa future vie scolaire puis professionnelle. Mais pour arriver à ce résultat, la route est longue et différents facteurs sont à prendre en compte : l'envie de l'enfant, le matériel et le logiciel utilisés, le temps d'apprentissage (tant pour l'enfant que pour les parents).

Que l'enfant soit déjà attiré par l'informatique semble donc le premier prérequis. Plusieurs indices quotidiens trahissent cette attirance : de votre enfant vous imitant au téléphone ou à l'ordinateur, à l'utilisation de jouets adaptés (ou non) indiquant une envie d'aller plus loin, ...

Le matériel utilisé doit, ensuite, être spécifique à l'enfant : la morphologie d'un enfant de 2 ou de 5 ans diffère de celle d'un pré-adolescent ou encore de celle d'un adulte ! Les enfants en bas âge auront donc un matériel dédié (un petit clavier et une petite souris adaptée à la main de l'enfant, un écran ou un ordinateur correct, style eee PC).
N'hésitez pas à considérer le matériel dit pour adulte (mais ultraportable) taillés pour les enfants ; du matériel spécifique pour personne avec difficultés motrices peut même s'avérer adéquat (touches géantes, ...). La position de l'enfant face à l'ordinateur, la tenue de la main sur la souris ou le clavier, ses réflexes de regards, etc. devront sans cesse être retravaillés pour devenir un automatisme et éviter mal de dos, de poignet, ...

Ne jamais laisser un enfant seul devant un ordinateur devrait être le leitmotiv de tout parent.

Il s'agit d'un moment privilégié pour l'enfant mais aussi pour le parent qui l'initie. Consacrer le temps nécessaire à cette activité sans presser votre enfant : c'est impératif si vous ne voulez pas de le décourager dans cette phase qui conjugue amusement et découverte. N'oubliez pas que vous seul pourrez également détecter les signes d’inattention ou de fatigue... Pensez, enfin, à prévoir un moment post-activité en fin de journée, de manière à ne pas perturber son sommeil.

Le choix du logiciel utilisé est, bien sûr, déterminant. Il est nécessaire d'avoir à disposition un « tout en un » proposant à la fois une facilité d'accès pour enfants et parents, diverses activités ainsi qu'une bonne capacité d'évolution (pérennité de l'environnement d'apprentissage de l'enfant). Dans ce cadre, distinguons également deux groupes de logiciels : ceux qui ont été développés pour s'ajouter au système d'exploitation (soit propriétaire, soit Libre) et ceux qui ont été pensés dès le départ pour l'apprentissage de l'ordinateur aux plus petits.

Les propositions et les conseils sont multiples à propos du premier groupe ... Mais les options qu'on y trouve sont parfois (oserais-je dire: bien souvent) non optimales. Les lignes de ce billet pourraient s'étaler à ce sujet sans arriver à conclusion. A propos du second groupe de logiciels, j'attirerais votre attention sur le système d'exploitation Doudoulinux, qui a l'objectif d'apprendre l'informatique aux enfants, sous l'oeil attentif des parents. Doudoulinux est un DVD-Rom live (c'est à dire qu'il n'a pas besoin d'accès au disque dur pour pouvoir démarrer) basé sur la distribution GNU Debian. Il propose un menu adapté aux plus petits (dès 2 ans) et va jusqu'à charger un système d'exploitation complet, adapté aux pré-adolescents et adolescents (de 8 ans à 10 ans). Chaque activité permet d'associer des principes simples de prise en main de l'ordinateur. Ainsi dès 2 ans, l'activité ludo-éducative se concentre sur l'association du mouvement de la main avec le mouvement du curseur qui laisse une trace à l'écran, et celui du clic (droit ou gauche) laissant une forme à l'écran. Et ainsi de suite avec l'apprentissage ludique du clavier, des jeux de réflexion, ... jusqu'à l'accès à un système d'exploitation complet.

Et si l'enfant va sur Internet ? Doudoulinux protège aussi le public cible de plusieurs manières : le réseau sans fil n'est pas connecté de manière automatique, la messagerie n'est pas connectée sur un réseau public et seul le réseau interne est visible (vous pouvez rajouter des adresses externes de manière simple mais avec autorisation parentale). Squid et DansGuardian sont nativement installés et les filtres sont placés au niveau le plus élevé. Enfin les comptes des réseaux sociaux sont bloqués.

Avec le temps, vous aurez la possibilité d'ajouter une suite bureautique ou tout autre logiciel prévu pour la distribution GNU Debian, par exemple.

Bonne découverte aux tout petits et heureuse phase d'initiation aux parents !

 

Coming soon : “Smart Africa” - F. Lambert

logo du Summit Smart Cities North Africa 2014

 

Alors que le CIRB a présenté sa vision d’une smart city pour la Région bruxelloise sous la bannière « smart.brussels » (vision qu’il développera plus profondément dans son Livre blanc 2014-2019 « Une région connectée, durable, ouverte, sécurisante »), le concept même de smart city apparaît plus que jamais en pleine effervescence. Il étend même ses ramifications jusqu’en Afrique : « Africa is ready to leapfrog the competition through smart cities technology » affirme, par exemple, le cabinet Deloitte.


La ville du futur sera une smart city ou ne sera pas. Loin d’être concept-gadget réservé à une poignée de métropoles occidentales bien nanties qui se servent de leur stratégie de smart city comme levier de city marketing (Amsterdam ou Barcelone tirent remarquablement leur épingle à ce petit jeu), l’approche "smart" est aujourd’hui à l’agenda d’un nombre croissant de villes.

Le Parlement européen vient de publier un benchmark des smart cities européennes sous le titre "Mapping Smart Cities in the EU". Le benchmark a compté pas moins de 240 villes intelligentes parmi les villes européennes de plus de 100 000 habitants. Toutes ces smart cities ne se situent pas tout au nord du continent. L’Italie, par exemple, figure parmi les Etats membres européens possédant la plus forte densité de villes intelligentes tandis que l’Espagne et le Portugal se calent dans son sillage au même niveau que le Royaume-Uni ou la Belgique.
Il est donc grand temps, pour la Région de Bruxelles-Capitale, de changer de vision à propos des smart cities et d’adopter une approche cohérente en la matière. L’horloge tourne car, pour les observateurs spécialisés, la smart city est même sur le point de se mettre à l’heure africaine. Les villes d’Afrique, selon un rapport du cabinet Deloitte, seront en mesure de rivaliser d’ici 2050 avec les smart cities matures des pays développés.

Et si la smart city du futur s’appelait Johannesburg ou Rabat ?

L’Afrique compte sur son continent quelques-unes des villes dont la population croît le plus vite. Celles-ci constituent le nouveau gisement pour déployer des technologies "smart". De plus, une vision politique de l’intérêt des TIC s’y fait jour. L’intervention du ministre sud-africain Trevor Manuel à la South Africa’s GovTech Conference de novembre 2013, citée par la même étude Deloitte, est exemplaire à cet égard : “IT, the great enabler, can help us release the potential of each person. We can push the boundaries of enablement through IT.”
Vous n’y croyez pas ? Facebook: bien, comme tant d’autres géants des technologies nouvelles, du reste. Le réseau à plus d’un milliard d’amis dans le monde fait partie du partenariat Internet.org dont l’ambition est “de rendre l’accès à Internet abordable pour les deux tiers de la planète qui ne sont pas encore connectés”. Les médias se sont ainsi récemment fait l’écho du projet de Facebook d’acheter 11 000 drones solaires servant de relais de connexion internet pour les habitants des zones survolées. Dans le même but, Google prend, lui aussi, la voie des airs avec son projet Loon utilisant des ballons stratosphériques. Plus terre à terre, IBM soutient, pendant ce temps, les experts IT des pays en développement. Rabat s’est distinguée en étant choisie parmi 140 villes dans le monde lauréates de l’IBM Smarter Cities Challenge. Le Maroc accueillera, en outre, en juin prochain, le 1er Sommet international des villes intelligentes de l’Afrique du Nord.


Dans l’hebdomadaire Usine nouvelle, le professeur Mounir Ghogho de l'Université internationale de Rabat, décrit le projet qui lui a valu d’être personnellement récompensé par l’IBM Faculty Award : un simulateur de trafic en temps réel pour la ville de Casablanca reproductible dans d’autres villes du Maroc. “Le simulateur permet de prédire l’état du réseau de transport en se basant sur les informations communiquées en temps réel à travers des interfaces web, explique le professeur Ghogho. Le continent africain et en particulier le Maroc pourraient devenir le laboratoire des smart cities de demain !”

Que retenir du Mobile World Congress 2014 ? - B. Fosty

logo du Mobile World Congress 2014

 

Pour la 9e année consécutive, Barcelone a accueilli l'industrie du mobile au Mobile World Congress 2014, du 24 au 27 février derniers.
Que retenir de cette grande messe du tout connecté à tout moment ?

  • L’absence d’Apple : volonté de se démarquer et de faire parler de soi, sans rien dévoiler de ses intentions pour autant ?
  • L’arrivée des écrans flexibles pour les smartphones : un gadget de plus ou une réelle utilité répondant à un besoin ?
  • BlackBerry essaie de revenir avec un clavier physique mais cela sera-t-il suffisant pour sauver un des pionniers du smartphone ?
  • Des refontes et des lancements de produits, applications,… en pagaille, dans la lignée de ce qui existe aujourd’hui chez Samsung, Dell, HTC ou encore Sandisk, pour aller plus vite, plus loin, plus fort (c’est de bonne guerre en année olympique).
  • La confirmation qu’Androïd est le n°1 des OS.
  • L’arrivée de Firefox OS dans la niche en plein développement des smartphones pour pays émergents.

En somme, des petites révolutions, des confirmations mais pas de grands tournants.

Deux points qui valent quand même la peine d’être soulignés :
Premièrement, l’arrivée des « wearables ». Les Google Glass sont annoncées depuis quelques années et commencent à démarrer aux Etats-Unis, entraînant les premières questions « annexes », comme « faut-il interdire les lunettes connectées au volant de véhicules ? ».
Les smartwatch sont arrivées en 2013 et continueront à se développer comme une extension des smartphones ou des tablettes. Par contre, les nouveautés de cette année sont les bracelets connectés qui analysent votre activité tout au long de la journée en quantifiant votre activité physique, analysant votre sommeil, estimant votre consommation alimentaire,… et envoyant toutes ces données à votre smartphone/tablette qui vous dira alors si vous avez assez marché/bougé/couru, analysera la qualité de votre sommeil,… A l’heure de la sortie du film « Supercondriaque », les vrais hypocondriaques risquent de s’approprier ce wearable pour confirmer leur état de santé. Les médecins vont être heureux…

Le deuxième sujet qui m’a marqué est l’annonce de l’arrivée de la 5G qui démontre que le rythme de l’évolution technologique est loin de ralentir. Vu le retard pris à Bruxelles pour le déploiement de la 4G, il est urgent d’avancer pour ne pas être à la traîne. Ou alors, on pourrait se demander s’il ne serait pas opportun de sauter une technologie ??

 

Un géoportail, cela vous INSPIRE ? - E. Auquière

page d'accueil du géoportail

 

Voici deux ans, j’inaugurais mes activités de bloggeur au CIRB avec un article consacré à la à INSPIRE et à l’Open Data. J’annonçais la participation active du CIRB dans ces deux initiatives importantes sur le plan régional. Vingt-quatre mois plus tard, il est plus que temps de vous faire un état des lieux des résultats atteints par nos équipes pour le projet INSPIRE.

INSPIRE

Pour rappel, INSPIRE est le nom d’une directive entrée en vigueur en mai 2007 visant la mise en place d’une infrastructure d'information géographique dans la Communauté Européenne.
En deux mots, la directive INSPIRE porte sur la mise à disposition d’informations descriptives sur les données géographiques (34 thèmes sont concernés),  la création de services de consultation et de téléchargement de ces données. Tout cela, en suivant des règles précises de manière à rendre tous ces services interopérables.
Le caractère contraignant de cette directive a entraîné toutes les administrations publiques à d’importants travaux visant à se mettre en conformité avec cette directive. Toutefois, force est de constater que ces administrations ont profité de cette contrainte pour en étendre les principes intéressants à tous les jeux de données disponibles. La contrainte est devenue opportunité.

Le géoportail de la Région bruxelloise

Dans ce contexte, les différentes directions du Service Public Régional Bruxellois, Bruxelles-Environnement, l’Agence de Développement Territorial, la STIB et le CIRB ont donc uni leurs efforts pour créer un géoportail.
Cet outil a pour objectif de faciliter l’accès à l’information géographique de référence, c’est-à-dire une information publique, officielle et contrôlée, concernant l’ensemble du territoire régional. C’est le CIRB qui a été chargé du développement de ce site. Il est consultable en 3 langues (Français, Néerlandais et Anglais) et disponible à l’adresse suivante : http://www.geo.irisnet.be.

Que permet-il concrètement?

Premièrement, il dispose d’un catalogue qui répertorie les 77 jeux de données déjà référencées. Ce catalogue renseigne l’internaute sur le type de données, leur producteur, leur fréquence de mise à jour, les moyens d’y accéder, etc.
Dans la partie « cartes », l’utilisateur dispose de deux outils intéressants pour consulter ces données sur des cartes.   L’utilisateur peut créer sa propre carte en choisissant lui-même le ou les jeux de données à afficher. Un environnementaliste sera, par exemple, intéressé d’afficher sur une même carte les réserves naturelles et leur proximité avec des sites classés Seveso.
L’internaute peut aussi consulter des cartes déjà réalisées. A ce stade, on en dénombre déjà 25 toutes plus intéressantes les unes que les autres. Si vous vous inscrivez sur le site, vous pouvez également sauvegarder vos réalisations et les partager avec les autres utilisateurs.
Un petit film valant mieux qu’un long discours, je préfère vous renvoyer au reportage que les journalistes de Télé Bruxelles ont consacré au geoportail le 25 février dernier.
A ce propos, savez-vous que Bruciel, dont il est question à la fin du reportage, a aussi été développé au CIRB pour le compte du Service Public Régional Bruxellois?
A l’avenir, le géoportail de la Région bruxelloise continuera à s’enrichir de nouvelles données et de nouvelles cartes. Consultez-le régulièrement !

 

Je maîtrise, tu maîtrises, il maîtrise … - O. Delvigne

des mots importants lors d'une entrevue: qualités, défauts, expérience, etc.

 

Si, vous aussi, vous êtes amené à recruter, vous vous retrouverez certainement dans ce billet. En effet, j’ai dû, dernièrement, tenter de trouver un nouveau stagiaire pour mon équipe informatique.
Nous sommes d’accord que nous parlons de stagiaire informatique, pas du Rambo de la carte mère ni du Mr Spock de VmWare. Cependant, j’ai été assez interloqué de trouver des qualificatifs ‘haut de gamme’ dans les cv, et pas qu’une seule fois. Pour n’en citer qu’un : la maîtrise de tcp/ip, justement.
Waw… Jeune stagiaire et déjà là ? Impressionnant et vraiment intéressant ! Voyons voir ça…
Je me dis donc que j’ai à faire au Harry Potter de l’adressage ip, à la Cendrillon du SMTP ou encore au Spiderman du routage, et non au Walter Mitty du DNS. Et bien si ! C’était bien lui (ou elle) qui, devant moi, clamait sa maîtrise du Saint Protocole de l’Internet. Et comme Mr Mitty, cette personne avait une imagination débordante pour répondre aux questions les plus pointues que je pouvais poser ! Après quelques minutes, j’ai dû me rendre à l’évidence : cette maîtrise ne dépassait pas la table des matière dudit bouquin tcp/ip; même l’index n’était pas trop connu.
Quel atterrissage ! Je n’avais plus confiance et encore moins l’envie de creuser plus loin. Dommage, dommage…
Alors mesdemoiselles et messieurs les futurs IT, s’il vous plaît, n’utilisez pas ‘maîtrise’ si ce n’est pas le cas, soyez vrai ! En début de carrière, comme bien plus tard, votre évolution sera permanente si telle est votre aspiration. On apprend et progresse tous les jours ! Acceptez de démarrer avec les compétences que vous possédez réellement.
Entretemps, j’ai pu trouver un stagiaire bien sympathique, dévoué et ouvert à l’évolution. Là, je viens de vous rassurer ;o) non ?
Alleï courage !

 

Bien-être au travail, l’affaire de tous! - J. Delande

des prises électriques surchargées

 

La politique du bien-être en entreprise est l’affaire de tous et touche aujourd’hui plusieurs domaines. Certes, une entreprise n’est pas l’autre, un accident n’est pas l’autre. Toutefois, chaque travailleur est censé terminer sa carrière en préservant son intégrité physique et mentale. C’est pourquoi le législateur a mis en place les outils pour prévenir au mieux les risques liés au travail. L’arsenal législatif dans le domaine est très vaste et s’il détermine les obligations de l’employeur, il ne faut pas omettre que le bien-être au travail est l’affaire de tous les travailleurs de l’entreprise.

L’employeur

L’employeur est chargé de mettre en œuvre la politique du bien-être dans son entreprise. La Loi du 4 août 1996 est un tournant important car l’employeur n’a plus une obligation de moyens à mettre en œuvre mais bien une obligation de résultats. L’atteinte du résultat ne passera que par la prévention et la prévention est l’affaire de tous.

La pyramide des accidents

 

Les statistiques démontrent que pour un accident mortel ou catastrophique, on enregistre 30 accidents graves ou sinistres avec conséquences notables, 300 accidents peu graves, 3.000 « presqu’accidents » et à la base : 30.000 actes non sûrs ou dysfonctionnements ou situations anormales !
Si un accident grave survient, toutes les mesures seront prises pour que cela ne se reproduise plus. Toutefois, tous les accidents et incidents doivent être pris en considération au sein de l’entreprise. C’est au niveau le plus bas, en terme de gravité, qu’il faut porter attention et c’est ici que l’ensemble du personnel de l’entreprise – les travailleurs et la ligne hiérarchique – jouera un rôle dans la prévention active.
 
Cette prévention active passe par une observation des situations dangereuses pour lesquelles des mesures techniques de prévention permettront de tendre vers une protection optimale.
Malheureusement, les incidents et accidents sont généralement le fait d’actes dangereux ! Ceux-ci découlent souvent du fait qu’il n’y a pas de solution « facile » pour remédier aux situations potentiellement dangereuses. Il y a toujours une « bonne raison » dans l’esprit du travailleur pour ne pas prendre les mesures de sécurité simple.

Obligations de la ligne hiérarchique

Les membres de la ligne hiérarchique, c’est à dire les dirigeants à quelque niveau que ce soit (Directeurs, Chefs de service, Chefs d’équipe, …) exécutent, chacun dans les limites de leurs compétences et à leur niveau, la politique définie par l’employeur en matière de bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail.
Ils peuvent, entre autres, formuler des propositions et des avis. De même, lors de l’exécution de leurs autres tâches - qui consistent à examiner les équipements de travail pour y déceler des irrégularités éventuelles, à examiner les accidents du travail, à veiller à une bonne communication avec leur personnel et à une bonne affectation des tâches - ils peuvent faire des constatations qui peuvent contribuer à améliorer la gestion des risques.

Obligations des travailleurs

Avant tout, il faut prendre soin de sa sécurité ainsi que celle des autres ! Cela passe par une utilisation correcte des équipements de travail, par le respect des consignes de sécurité. De même, les travailleurs sont invités à signaler les dangers et les défectuosités.

Une question fondamentale se pose donc : prévenir, pour quoi faire ?

Faire de la prévention au travail, c’est préserver la santé et la sécurité des salariés dans l’entreprise. La prévention des risques professionnels constitue un enjeu crucial et concerne toutes les entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité. La coopération en la matière est attendue de tous !

 

Soyons connectés ! Oui, mais … et la batterie ? - O. Delvigne

deux smartphones et une tablette sur une table

 

Si vous êtes un citoyen connecté, comme moi, et que vous êtes toujours scotché au smartphone et à l’agenda électronique en ligne, comme moi vous aurez certainement rencontré un problème majeur, à un moment donné : l’appel à l’aide de la Sainte Batterie !
Ce moment est bien souvent le moins bon, vers 15h30, 16h00 voire même 17h00 … Fin de journée, un dernier coup de fil à passer ou à répondre et… la batterie est morte, le téléphone passe en mode No Life et… vous aussi !
Que dire si, comme moi, vous oubliez parfois de recharger ladite batterie ? Grand écran, bluetooth, wifi, 3G (ou 4G ?), localisation toute la journée, c’est énergivore et pas qu’un peu, alors quelles sont les solutions ?

  • Un smartphone ayant une forte personnalité concernant sa batterie. Il en existe quelques-uns pour des budgets assez costaud, comme leur batterie. C’est une solution …
  • Un smartphone courant accompagné de sa batterie externe sur un lit de 1300mAh, où il vous restera à charger les deux, régulièrement. C’est une autre solution, lourde en chargeurs.
  • Un gsm simple mais complet accompagné d’une petite tablette. C’est encore une autre possibilité, en séparant les deux fonctions et en laissant la priorité au téléphone et sms. C’est cette solution que j’ai choisie ! Même si elle n’est pas sans défaut, il ne m’arrive plus jamais de me retrouver ‘offline’, sans gsm ni possibilité d’envoyer un quelconque sms à 15h30 et ce, même si j’oublie de le recharger.

Ma petite tablette (iPad mini 3g) m’accompagne sagement partout et me permet de rester connecté au web, à mon agenda, à mes e-mails.
Et même si ma tablette ne tient qu’une petite journée, mon gsm reste en pleine forme pendant deux semaines, aucun souci pour rester joignable !
A partir de cet instant, il faut, bien entendu, considérer chaque message pour ce qu’il est : autant un appel téléphonique me paraît urgent et prioritaire, autant un e-mail peut l'être beaucoup moins...
Et vous ? Quelle est votre solution favorite ?

Big Data ou Big Brother ? - H. Feuillien

des flux électroniques de données

L'extraction d'informations à partir des grandes masses de données constitue désormais une actualité dans les domaines du commerce, de la finance, de la santé, de la recherche, de la gestion des pouvoirs publics. Ces acteurs ont pris conscience que leur données constituent désormais des richesses potentielles...

L'analyse des grandes masses de données pour en tirer des informations pertinentes est donc en pleine expansion. Gérer ces bases de données géantes nécessite une adaptation des architectures de calcul,  avec la prise en compte du volume, de la vitesse, et de la variabilité de ce déluge numérique. De nouveaux algorithmes doivent être imaginés pour faire des calculs sur de telles masses de données... Autre souci : avec les smartphones, les tablettes et bientôt d'autres objets connectés, ces données ne sont pas toujours centralisées en un lieu unique. Ce nouveau mode de production des connaissances doit être encore « affiné » pour pouvoir être efficacement utilisé. L'analyse de ces données nécessitera probablement encore un rapatriement, sans doute coûteux...

Si beaucoup reste donc à définir dans ce cadre mouvant, une approche liée à la science des données semble néanmoins se dégager.
Les spécialistes de l'exploration et de l'analyse des grandes masses d'informations y trouveront de nombreuses opportunités professionnelles. Les profils recherchés pour ces data scientists seront sans doute généralistes. Des connaissances au niveau juridique compléteront des compétences en acquisitions et exploitations des données. Une solide dimension éthique devra, en outre, s'attacher à ces data scientists : l'espionnage à grande échelle mis au point par de nombreux Etats a montré, encore récemment, la proximité entre Big Data et Big Brother...
Au niveau régional, la gestion des données consolidées s'avère de plus en plus nécessaire dans le cadre de grands projets comme la mobilité et l'urbanisme. Sans aucun doute, des instruments de contrôle démocratique devront être mis en place afin d'y garantir le bien-fondé et le respect de la vie privée.

MOOC t’es beau ! - E. Auquière

un professeur stylisé en contact avec ses élèves symbolisés par des portables

Rebondissant sur l’article consacré à la présence du CIRB au salon Online Educa Berlin 2013, il me paraissait intéressant de donner un petit coup de projecteur sur le phénomène MOOC. En effet ce buzzword fait, depuis quelques mois, l’objet de nombreux articles dans les médias. Et comme tous les buzzwords, il est mis à toutes les sauces. Personnellement, cela fait seulement un an que j’ai fait entrer ce terme dans mon lexique personnel, mais le concept existe maintenant depuis un peu plus de 5 ans.

C’est quoi un MOOC ?

MOOC est l’acronyme de l’expression anglaise « Massive Open Online Course » ou, en Québecois, Cours en Ligne Ouvert et Massif. Mais vous en conviendrez, « CLOM », ça sonne moins bien que « MOOC » prononcé à l’anglaise. Et ne me demandez pas ce que je pense de l’acronyme FLOT (Formation en Ligne Ouverte à Tous) utilisé par certains Français. Je ne jouerai pas ici au savant en vous recopiant ce que les autres ont écrit tant de fois avant moi. Si vous souhaitez en savoir plus, consultez votre encyclopédie ouverte préférée ou, pour ceux qui n’ont pas le temps de lire, cette infographie fort bien faite.
En résumé, un MOOC est un cours généralement préparé par des professeurs d’université au travers d’une interface web combinant des vidéos, des références à des textes, des exercices interactifs, etc. Ces cours sont gratuits pour les étudiants et permettent, dans certains cas, d’obtenir une certification. Cette certification, elle, est parfois payante. Les MOOC sont regroupés au sein de plateformes mises en place par des universités prestigieuses tel le MIT et Harvard (edX) ou par des sociétés créées par des professeurs d’Université (Coursera et Udacity).

Une utilité pour nos collaborateurs

Personnellement, je n’ai pas encore suivi de MOOC, mais j’en perçois de plus en plus l’utilité pour moi ainsi que pour mes collaborateurs. En effet, un quart des MOOCs est consacré aux technologies de l’information et de la communication. Outre leur contenu, j’entrevois quelques avantages.

Premièrement, ils sont gratuits (si on ne tient pas compte du temps à passer pour travailler ce cours).

Deuxièmement, ils sont élaborés par des spécialistes du domaine, le plus souvent des professeurs d’université. On peut donc assumer que leur contenu est fiable car validé.

Si on se donne l’ambition d’obtenir la certification, on rentre réellement dans un processus d’apprentissage, bien plus efficace que les cours dispensés en 2 ou 3 jours par les habituelles sociétés de formation. C’est là leur troisième et principal atout.

Evidemment, ces certifications ne s’obtiennent pas sans effort. Les MOOCs des plateformes universitaires annoncent, d’ailleurs, l’effort à fournir hebdomadairement pour espérer obtenir cette certification. Cela peut varier de 2 heures à plus de 10 heures d’activités par semaine. Une information à bien prendre en considération avant de se lancer dans l’aventure des MOOCs.

A titre d’exemple, vous pourriez suivre un cours sur le développement d’applications mobiles, sur la géomatique ou sur le testing.

Et en Belgique ?

En 2013, l’UCL a été sélectionnée par edX pour intégrer la prestigieuse plateforme américaine. La presse belge s’en est fait l’écho à de nombreuses reprises l’an dernier. L’Université Catholique de Louvain proposera à partir de ce 10 février 4 cours dont 2 entièrement en français. Une première pour edX et une première belge dont on peut être fiers !

Pour terminer, je ne résiste pas à vous renvoyer vers une citation diffusée par un de mes contacts LinkedIn cette semaine.

Bon apprentissage !

Trio infernal : loi, processus et application informatique ! - P. Van Vooren

une structure enchevêtrée de câbles et pylônes

 

Développer une application informatique recèle parfois des surprises, et suscite réflexion ! De manière traditionnelle, l'informaticien se doit de traduire les besoins fonctionnels en une application qui couvre le processus. L'outil doit couvrir le processus mis en œuvre jusqu'alors via d'autres canaux, souvent des dossiers papier. Cela semble évident ... peut-être trop !
En effet, tout développement dans un environnement un peu complexe se heurte très vite à la problématique du changement. Les processus décrits sont parfois tellement anciens...  et pour certains utilisateurs, l'outil informatique se doit de reproduire de manière fidèle ce que l'on faisait sur papier ! « Ce n'est pas l'outil qui va m'imposer ma façon de travailler, non mais ! »

Cela signifie que les fonctionnalités de l'outil informatique à développer ont pour objectif de reproduire un processus existant. Soit. La logique devient imparable si on rajoute à ceci un cadre législatif : l'outil doit reproduire le processus qui est imposé par la loi ! Tout informaticien connaît, d'ailleurs, les problèmes de maintenance dite «légale»: l'application doit être adaptée pour répondre à l'évolution législative (l'exemple classique étant un changement de taux de TVA).
Dans ce schéma, la loi impose un processus qui implique les fonctionnalités de l'outil. L'enchaînement logique devient LOI -> PROCESSUS -> APPLICATION  INFORMATIQUE. C'est du bon sens, non ?
Quoique... Les évidences méritent parfois d'être remises en cause. Certes, une application informatique doit rester un outil au service des utilisateurs. Mais dans certains cas, la législation devient si complexe, et les processus si diversifiés que la création d'un outil informatique devient une véritable gageure. On peut voir alors des projets titanesques, coûtant des millions d'Euros dont les embûches sont telles que, finalement, fournisseurs et clients  jettent le gant, laissant le champ libre aux querelles juridiques. Cette situation n'est pas l'apanage des projets informatiques mamouths ! Dans des projets plus modestes, on est confronté parfois à des difficultés similaires. En tant que citoyen, chacun d'entre nous s'est déjà senti désemparé devant la complexité d'un processus de demande de primes ou de gestion d'un dossier administratif. Et certains schémas de processus couvrent autant de feuilles de papier que la détermination du nombre pi à la cent millionième décimale !

Et si on rêvait un peu ? Si on se libérait de quelques carcans ? Si, lorsque un organisme envisageait d'automatiser ses processus, une réflexion profonde était engagée pour les revoir  et, parfois, adapter la législation ? Et si, non seulement on étudiait certains processus dans le cadre de la simplification administrative, mais que l'on y intégrait les impacts informatiques ? Et si on s'interrogeait sur l'applicabilité de mesures législatives qui - parfois - génèrent de tels coûts que le bénéfice s'y trouve finalement englouti en frais de gestion ?
Finalement, si on s'assurait que l'enchaînement mentionné ci-dessus intègre une part de circularité ...  que l'on s'interroge sur la mise en œuvre d'une loi au travers des outils informatiques et des processus organisationnels au sein de notre société? Un fameux défi ... 

L’importance de la gestion du changement pour l’utilisateur final - L. Saffre

un homme dépassé par les événement lance un cri

 

L’implémentation d’une solution innovante peut être perçue de différentes manières selon la personne qui en fait la demande : par exemple, le responsable de service désire une solution qui augmentera la rentabilité de son équipe. L’utilisateur final, quant à lui, demande une solution qui facilite son travail au quotidien alors que le directeur financier aimerait la solution la moins onéreuse.

Le rôle principal du responsable de projet est de parvenir à concilier les desiderata de chacun, ce qui est réalisable sans être évident : la résistance au changement est la principale cause d’échec dans la mise en place d’une solution innovante. Elle est particulièrement fréquente dans le domaine de l'IT.

Quel responsable de projet n’a jamais été confronté aux réactions suivantes, parmi d'autres :
« Pourquoi devrait-on changer quelque chose qui fonctionne ? »
« J’ai toujours travaillé comme ça, il n’y a pas de raison que cela change ! »
« Si cette solution est mise en place, je n’ai plus rien à faire... »

Le changement peut donc susciter certaines réactions :

  • Le refus de comprendre : c'est une réaction due au refus de voir le quotidien bouleversé.
  • La résistance : on cherche à rendre le changement moins inconfortable en le remettant toujours à plus tard ou en discutant son bien-fondé, ...
  • La résignation : on accepte le changement mais contraint et forcé.
  • ...

Le défi du responsable de projet consiste à comprendre le métier de « son client » sans l’obliger à comprendre le sien. Le travail en amont d’un responsable de projet consiste donc, avant tout, à prendre le temps de parler des besoins, discuter des problèmes et analyser la situation dans son ensemble.  Cela permettra de trouver avec les utilisateurs finaux la solution qui leur convient, celle qui permettra - pour un coût raisonnable et maîtrisé - de disposer de l’outil indispensable au développement de l’entreprise, sans bouleverser le fonctionnement de celle-ci.

Avant tout autre facteur, la perception que l’utilisateur final aura de la solution proposée déterminera la réussite de son implémentation. C'est pourquoi le travail fondamental à réaliser en aval consistera en l’accompagnement de l’utilisateur final par la formation, et la prise de conscience de l’importance de l’évolution ou du remplacement d’un outil.

Leadership et sagesse - N. Pigeolet

Un homme aide un autre lors d'un exercice d'escalade

 

L'an dernier, je me suis inscrite à une formation sur un thème éminemment attractif : la philosophie et le management. La dernière séance à laquelle j'assistai posait la question du développement du leadership avec sagesse.

La définition business du leadership, presque caricaturale, a d'abord été exposée. Le plus bel exemple était celui posé par Zenger-Folkman, qui reprenait pas moins de 17 compétences à maîtriser, dans des thèmes tels que le caractère, la capacité personnelle, le focus on results, les skills interpersonnelles ou encore le leading change. Rien que des beaux mots anglais… Une superbe vidéo présentait le leader d'aujourd'hui comme la nouvelle star, style assez américain avec de la musique rock, beaucoup de mouvement et des flashs... Paradoxalement - ou non finalement - le monde est également décrit par une abréviation (en anglais bien entendu) : VUCA. J'appris alors une nouvelle expression : volatile, uncertain, changing & ambiguous.

Après toutes ces mises en jambes, viennent alors les interrogations… Combien de profils doit-on avoir finalement ? Comment aligner son leadership avec celui de sa hiérarchie ? Comment aligner (ou réconcilier) son sens personnel et son sens professionnel ? Comment garder la maîtrise de soi ? Où tirer son énergie ?

Le leader est-il surhumain ? 

Si l'on s'en tient à ce seul concept, peut être… Nous nous sommes alors intéressés au deuxième thème de la séance : la sagesse, avec ses dimensions et les composantes qui l'alimentent, comme la connaissance de soi, des principes de vie, l'éthique, le détachement, l'inspiration, l'intuition et - ce qui m'a beaucoup parlé -  l'alignement tête-cœur-corps.

Le leader est humain, il a ses forces et ses faiblesses, comme tout le monde. S'il applique son leadership avec sagesse, avec sa tête mais aussi son cœur, il arrivera sans doute mieux à allier bonheur et performance. Deux notions incompatibles ? Je ne pense pas, bien au contraire : viser la satisfaction de ses collaborateurs et leur motivation est un tremplin vers la performance.

J'ai longtemps été persuadée que le contenu est plus important que la forme pour arriver à un objectif. A force d'expériences, et peut être d'un peu de sagesse, je me rends compte que l'humain est la clé.

 

 Si vous n'en êtes pas encore convaincus, posez-vous la question: comment souhaiteriez- vous, un jour, que l'on se rappelle de vous en tant que leader ?

Les bonnes résolutions des tablettes en 2014 ? - Stéphane Dazard

une personne manipule une tablette

 

L’année 2013 a été un excellent millésime pour les tablettes car petit à petit, elles ont usurpé le marché des laptops et des smartphones. Les 3 plus grands acteurs du marché, à savoir Apple, Android et Microsoft ont tout fait pour s’accaparer le marché, chaque plate-forme avec ses succès et ses revers. Des leçons que nous souhaitons profitables aux utilisateurs business à venir sont à tirer. Regardons ça de plus près.

L’iPad

Le roi des tablettes n'est certainement pas le plus parfait en termes de mobilité, de flexibilité ou d’évolutivité. Avec l’iPad, vous savez où vous allez… Vous n’avez peut-être pas le choix d’y aller… ou pas ! Sans doute Apple devrait-il repenser son modèle et permettre aux utilisateurs de meilleurs options pour des besoins spécifiques, un peu comme Android, finalement. Pour ce qui est de la taille de la mémoire, les utilisateurs restent un peu sur leur faim au vu des besoins grandissants d’espace de stockage. Apple n’offre toujours pas port MicroSD ou USB… Allez comprendre !

Les tablettes Android

Android effectue un excellent travail en prenant toujours plus de parts de marché, notamment en offrant tout ce que l’iPad ne fournit pas de base. Mais attention : là où un iPad Air offre un processeur A7 64 bits, Android n’offre rien d’équivalent. Idem en ce qui concerne le côté logiciel : Microsoft propose son fer de lance bureautique en version mobile, à savoir Office 2013. Toutes les tablettes Android devrait être vendues de base avec un set bureautique qui permettrait aux utilisateurs de disposer immédiatement d’outils de productivité ; et pourquoi pas la suite Kingsoft Office…

La Microsoft Surface 2

La version améliorée de la Surface RT est très proche d’offrir une des meilleurs tablettes du marché en ce qui concerne la productivité. Cependant, Microsoft doit absolument arrêter de copier l’iPad en espérant que le cheptel d’utilisateurs Apple se tourne enfin vers la Surface : ils devraient plutôt essayer de toucher la classe business qui cherche avant tout à se concentrer dans le travail et la productivité. Autre souci, les possibilités d’ajustement de l’interface pèsent lourd sur la performance, notamment lorsque l’utilisateur est extrêmement nomade : c’est justement sur ce point que Microsoft devrait prendre exemple sur Android.

Conclusion

Comme nous l’avons vu ici, tous les constructeurs mobiles ont à (ap)prendre les uns des autres et 2013 fut une année riche en rebondissements pour ces 3 plate-formes. Bien évidemment, aucune d’entre elles n’admettrait se « faire éduquer » par un compétiteur, ce qui ne les empêche aucunement de se garder l'une l'autre bien à l’œil... A suivre!

CHROMEBOOK KESAKO ? - Philippe Coppens

un portable ouvert

 

Le navigateur de Google, Chrome, est plébiscité pour sa simplicité et sa rapidité. Depuis son apparition en 2008, il a su conquérir les faveurs de la majorité des internautes et règne à présent avec pas loin de 50% de parts de marché. Ça, vous le saviez presque tous ! Par contre, de quoi s’agit-il si je parle de Chromebook ? Est-ce un livre sur Chrome, genre Google Chrome pour les nuls ou d’une fonction spécifique de Chrome qui permet de faire des recherche dans des livres ? Que nenni, mes amis ! Google ne s’est pas arrêté en si bon chemin : ces zozos-là ont créé un Operation System (un OS pour les geeks) qu’ils ont fort logiquement baptisé ChromeOS. Il ne restait plus qu’à l’emballer dans une belle machine, portable de préférence, et voilà né le Chromebook. Un Chromebook est donc un ordinateur dont l’Operating System n’est pas Windows (Microsoft), OSX (Apple) ou encore une des nombreuses déclinaison de Linux ; il s’agit de l’OS de Google basé sur un noyau Linux (ouf, l’honneur des geeks est sauf !) et sur leur navigateur Chrome. En quelque sorte, on est face à un ordinateur qui ne possède que la fonction de naviguer sur Internet, avec Chrome uniquement -bien sûr!- et seulement si on possède un compte Google, re-bien sûr !
Quel est donc l’avantage de Chromebook ? Un tout premier avantage est sa rapidité. A peine allumé, vous pouvez l’utiliser ; pas besoin d’attendre que tous les bidules bizarres des autres OS démarrent le temps d'un, voire deux cafés : meilleur pour votre taux de caféine dans le sang ! Deuxième avantage : c’est simple, aussi simple que Chrome, en fait. Pas besoin d’avoir fait BAC+7 pour comprendre et encore moins d’être un tech freak. Troisième avantage : son coût réduit.

Vous allez me dire : et les inconvénients ? Le premier est facile à deviner : puisqu’on ne dispose que d’un navigateur Internet, sans connexion, point de salut. Comme l’immense majorité des applications accessibles ne possèdent pas une version offline, on ne peut en effet plus faire grande chose sans cette connexion. Un autre inconvénient est que vous êtes prisonnier de l’écosystème Google (Au secours ! Je veux sortir !). On se connecte avec un compte Google (ex. : moi.toi@gmail.com), on profite de toutes les applications Google Apps et on sauve ses documents dans Google Drive. Google a, d’ailleurs, la mansuétude porter l’espace de stockage standard de 15 GB à 100 GB à l’achat d’un Chromebook ; mais seulement pour une durée de 2 ans. Dernier petit inconvénient pour nous les Belges : le Chromebook n’est disponible que dans les pays anglo-saxons (avec clavier QWERTY, of course !) et en France (avec un clavier AZERTY français et pas belge). Bref, nous sommes à trois contre trois (trois avantages contre trois inconvénients pour ceux qui ne sont pas attentifs).

En conclusion, il s'agit d'un gadget ou d'une vision avant-gardiste de ce que sera l’ordinateur de demain, toujours connecté, et n’utilisant que des applications en ligne (le fameux Cloud dont on nous rabâche les oreilles depuis quelques temps). Je ne trancherais pas en la matière, mais si quelqu’un veut m’en offrir un pour que je puisse me faire une idée plus précise, je suis preneur, surtout si c’est un Google Chromebook Pixel (je vous laisse aller sur le site US de Google pour voir de quoi il s’agit) !

2013-2014, l'IT à Bruxelles - Hervé Feuillien

la Grand Place de Bruxelles

 

2013-2014 constitue un moment charnière pour l'IT à Bruxelles. Cette fin d'année 2013 et le début de l'année 2014 vont permettre de concrétiser les prises de position nécessaires pour deux dossiers importants pour la Région de Bruxelles-Capitale.

Le premier dossier consiste en la mise en oeuvre du modèle retenu pour la construction d'un Data Center destiné à héberger les bases de données des institutions régionales et des pouvoirs locaux. La situation budgétaire impose la rationalisation des investissements et la situation climatique impose la diminution des émissions de CO2. Ces deux facteurs conjugués conduisent à une prise de position sans équivoque. Par ailleurs, la protection des données des citoyens contre les intrusions de la vie privée nécessite que ces bases de données soient protégées dans un environnement professionnel.

Le second dossier a trait à la vidéo-protection. Là aussi, la rationalisation des investissements est indispensable, tant sur le plan financier que sur le plan de l'efficacité. Comme le titrait récemment un journal de la capitale, la situation actuelle est relativement chaotique en matière de vidéo-protection à Bruxelles. Il est donc temps d'avoir un plan global et une décision politique sur un sujet aussi sensible. Financièrement, les pouvoirs locaux n'ont pas la capacité de faire les investissements requis de manière cohérente. Certes, des solutions cosmétiques peuvent être mises en oeuvre localement, mais elles ne pourront répondre à une situation de crise majeure. Les derniers événements de Paris ont montré combien la coordination des prises de vue et la consolidation de celles-ci dans le strict respect de la loi sont essentielles. Confrontée à une telle situation, Bruxelles serait aujourd'hui incapable d'y faire face. Sans jouer les Cassandre, nous ne sommes pas à l'abri de ce type de tragédie.

Le CIRB, avec le gouvernement en place ainsi que le prochain, poursuivra tout au long de 2014 la réalisation de ces deux dossiers essentiels.

Kiezen voor het Gewest - Tony De Coux

Kiezen voor het Gewest

 

Het Centrum voor Informatica voor het Brusselse Gewest heeft, om het met een duur woord te zeggen, een aantal jaar geleden « employer branding » ontdekt. Dit betekent dat we ons wensen te positioneren als een heel specifieke werkgever met specifieke waarden voor wie kandidaten bewust kiezen. Hierbij horen een breed glimlachende jongeman en -vrouw die de nietsvermoedende kandidaat lekker dienen te verleiden.

Eén van de zaken die binnen onze employer branding bewust in de spotlight wordt gezet is dat wij werken voor het Gewest, voor de inwoners van het Gewest. Toeval of niet, die keuze heb ik persoonlijk ook jaren geleden gemaakt bij het ondertekenen van mijn contract bij het CIBG. Als Brusselaar, inwijkeling uit Gent weliswaar, vind ik « meebouwen aan het Gewest » immers belangrijk. Ik heb destijds bewust gekozen voor het Brussels Gewest als woonplaats en nu was een job bij het Gewest eigenlijk een beetje de kers op de taart.

Het Brussels Gewest is jong, opgericht in 1989 zoals u misschien weet, maar zit vol ambitie. Veel dingen lopen er fout. Even veel zaken zijn er goed geregeld. De informatica om er maar één te noemen:-) De projecten die het Centrum voor Informatica voor het Brusselse Gewest beheert zijn divers en maken één voor één deel uit van dit « bouwen aan het Gewest » : wat dacht u van het elektronisch loket van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest (19 gemeenten), het gewestelijke datacenter, de portaalsite van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest www.brussel.irisnet.be, elektronische platformen zoals de « Vergunningen online », het Multimediaplan waarwij we informaticamateriaal verdelen in quasi alle Brusselse scholen, IRISnet het breedbandnetwerk van het Brussels Gewest... De lijst boeiende projecten is indrukwekkend. Stuk voor stuk diensten die het de Brusselaar het leven makkelijker en vooral prettiger maken en ik werk daar aan mee... Stel je voor...

Hebben we dan nog een duur woord als employer branding nodig om het ding te verkopen. Neen, het ding verkoopt zichzelf. Kiezen voor een job bij het CIBG is ijveren voor een beter Gewest, ijveren voor betere en gebruiksvriendelijkere diensten voor de Brusselaar. Welke kandidaat dient hiervan overtuigd? Ik had geen zetje nodig...

Le passage au cloud demande des adaptations - Patrick Colmant

un nuage représentant le cloud

 

Il y a encore peu de temps, nous construisions chaque application en la voyant hébergée sur un serveur dédié. Celui-ci contenait tous les composants nécessaires à celle-ci, tous ses modules. Ce serveur répondait à des spécifications techniques imposées par les développeurs. Il devait être équipé de tel processeur, de tel port d'entrée/sortie, de tel clavier, de tel écran, de tel système d'exploitation, …. Ses capacités largement dimensionnées devaient supporter toute la charge, sinon on avait un soucis. Il fallait migrer vers une machine plus puissante encore, si elle existe. Tous les usagers étaient connectés sur cet unique serveur. Il était construit pour résister le mieux possible aux pannes. Tallon d'Achille, vaillant, il devait être disponible 24h/24.

Progressivement, nous avons mutualisé nos ressources. Cela a commencé par l'espace de stockage (SAN), l'alimentation de secours, la fourniture du froid, jusqu'à passer à la virtualisation et finalement au cloud. Ce dernier offre des serveurs fort différents de ceux que nous possédions jusqu'alors. Bon marché, de petites tailles, aux performances réduites, ces serveurs peuvent plus facilement tomber en panne. Ils ont de nombreuses qualités. Nous pouvons les déployer rapidement, exiger à la création de deux serveurs, à ce que par répulsion ils soient hébergés dans des lieux distincts, que deux disques d'un même serveur le soient aussi. Pour réduire le nombre de pannes et augmenter la performance et la fiabilité, nous ajoutons des serveurs. En cas de panne, grâce à notre chaîne d'intégration et déploiement continus, nous pouvons envisager d'éteindre le serveur défaillant, en redéployer un nouveau reconfiguré à l'identique et analyser la panne post-mortem à tête reposée. Cette approche nous permet aussi de mettre une nouvelle version en production sans interruption de service.

Les applications déployées sur le cloud sont développées et opérées différemment. L'infrastructure devient indépendante des applications. Nos équipes doivent tenir compte d'aspects nouveaux tels que la répartition de charge, l'isolation de processus sur des serveurs séparés, la duplication asynchrone des données, la reprise en cas de panne, l'intégration et le déploiement continus, la mise en production sans interruption de service, ...

Les modèles de licence de certains fournisseurs nous poussent toujours à installer leurs produits sur un nombre limité de serveurs, voire sur du matériel physique acheté sur mesure, non pas pour ses qualités mais du fait des contraintes en terme du prix des licences. Ce type de licences se base sur des quotas tel le nombre de processeurs (ORACLE) ; un numéro de série telle la "MAC adresse" (TRADOS); une clé d'activation (WINDOWS, REDHAT). Lors du passage au cloud, il devient intéressant pour nous d'avoir la possibilité de déployer les logiciels autant de fois que souhaité pour un certain volume d'utilisation effective, sans être liés à du matériel. Nous souhaitons aussi disposer d'un quota de prestations en support d'accompagnement. L'offre de certains de nos fournisseurs doit encore évoluer en ce sens. On voit avec intérêt croitre le nombre et le professionnalisme de sociétés fournissant du service sur des logiciels de type "open source".

A côté du modèle de licences, les aspects légaux relatifs à la protection de la vie privée peuvent être complexes lors du passage au cloud. Si l'hébergeur final est une société américaine, même si sont Data Center est situé en Europe, il se peut que contractuellement le contexte légal appliqué soit le contexte américain (Patriot Act) et non pas européen (Safe Harbor). En cas de besoin d'investigation, ceci peut donner carte blanche au gouvernement U.S. pour accéder au contenu des serveurs.

Pour conclure, passer au cloud provoque un changement de paradigme pour les équipes de développement, les équipes opérationnelles, mais aussi pour les fournisseurs. Si vous aussi souhaitez faire le pas, n'envisagez pas d'héberger telles quelles vos applications sur le cloud. La recommandation est de tenir compte très tôt de la nature particulière de ce type d'hébergement. Même pour les développements présents.

Télétravail : à encourager ou à éviter ? - Chantal De Corte

un portable sur une table, à côté d'une tasse de café

 

Les avis sont partagés quant à l'utilité du travail à domicile. Si les pays nordiques en sont de fervents adeptes, cette pratique a plus de mal à intégrer les mœurs belges.

Aujourd’hui, la notion de travail à domicile est généralement associée au télétravail, à savoir un travail régulier à domicile ou en un lieu désigné en dehors de l’entreprise, utilisant pour ce faire les technologies de l’information.

Un contrat de travail spécifique ?

Toute activité de télétravail se doit d'être strictement encadrée. Ainsi, un contrat de télétravail doit contenir un certain nombre de mentions spécifiques, parmi lesquelles la description du travail à réaliser dans ce cadre, la fréquence du télétravail, les moments ou périodes pendant lesquels le télétravailleur doit être joignable et suivant quels moyens, le lieu où le télétravailleur travaillera, les moments auxquels le télétravailleur peut faire appel à un support technique, etc.

Une option qui profite à tous ?

Les avantages du télétravail peuvent séduire le personnel attiré par des horaires de travail plus souples, une meilleure conciliation entre vie personnelle et professionnelle, ainsi que la fin de déplacements stressants pendant les heures de pointe. Certains employés seront également séduits par la possibilité de voir s'accroître leur autonomie et – pourquoi pas – leurs responsabilités.  D'autres profiteront ainsi d'une augmentation de productivité grâce à la limitation des nuisances sonores, dans un contexte où l'openspace se généralise. L'employeur peut également trouver des avantages au télétravail, entre autres grâce à la réduction de l'absentéisme et des retards. Il profitera de l'intégration de salariés à mobilité réduite ou ayant des contraintes familiales importantes.

Télétravail ? Non, merci !

Le télétravail a néanmoins aussi ses détracteurs, peu intéressés par ses inconvénients. En effet, le télétravailleur peut se sentir isolé à court ou moyen terme. Le manque d'une dynamique de groupe peut provoquer un affaiblissement de la vie sociale et une baisse plus au moins importante de productivité : la motivation, tout comme l'implication dans l'entreprise, peut facilement faire les frais de la dilution des contacts avec les collègues... Le télétravailleur peut également souffrir de l'empiétement de la sphère professionnelle sur la vie privée et familiale : la frontière entre travail et maison peut rapidement s’amincir et les heures supplémentaires devenir règle plutôt qu’exception.

Des données récentes sur le phénomène au niveau régional et national devraient être établies; les derniers chiffres en la matière datent au mieux de 2010. Que l'on soit pour ou contre cette pratique, son introduction dans tout organisme ne peut relever de l'improvisation ou de la débrouillardise. Elle doit être strictement encadrée, tant du côté du personnel concerné que de l'employeur.

Et vous ? Défenseur ou détracteur du télétravail ?

Ma boîte à outils Twitter - Isabelle Ghislain

écran d'accueil du site Socialbro

 

Le compte Twitter du CIRB existe depuis 30 mois. Avec un beau bilan puisqu'au moment d'écrire ce post, nous en sommes à 973 abonnements, 920 abonnés et un score Klout de 50 !

On en a déjà parlé ici, la gestion d'un compte Twitter (et des médias sociaux en général) est chronophage. Et gérer, ce n'est pas simplement chercher de nouveaux comptes auxquels s'abonner, c'est aussi diffuser de l'info sur son entreprise et répondre aux questions.

Je reviens un instant sur la diffusion d'info : ne tweetez pas tout et n'importe quoi sur votre entreprise ! C'est comme aller dîner avec un pote qui ne parle que de lui pendant le repas. Au bout d'un moment, c'est gonflant ! Parlez de vous, soit, mais aussi de ce que font les autres et que vous trouvez intéressant. Je referme là la parenthèse.

Au CIRB, le compte Twitter sert de plus de plus de service clients ou de service après vente. Et comme un des atouts de Twitter est sa réactivité, à vous de mettre en place les outils de veille nécessaires pour collecter les messages dont vous faites l'objet.

Voici ma petite boîte à outils perso pour Twitter Twitter. En elle-même la plateforme permet déjà pas mal de choses ; et c'est suffisant si vous gérez un compte personnel. Par contre, pour une marque ou une entreprise, ça peut être intéressant de se pencher sur des outils spécifiques.

  • Hootsuite (www.hootsuite.com) ou Tweetdeck (www.tweetdeck.com), dans leur version gratuite, font déjà du beau boulot. Ils permettent de gérer plusieurs comptes simultanément via une seule interface. D'où gain de temps. Sur plusieurs colonnes paramétrables, vous pouvez aussi surveiller des mots-clés, programmer des publications, etc. Tweetdeck est limitée aux comptes Twitter, Hootsuite englobe d'autres médias sociaux.
  • Pour trouver des comptes qui pourraient vous intéresser, Twitter vous fait régulièrement des propositions. Mais vous pouvez être proactifs, notamment avec Just Tweet it (http://justtweetit.com) ou Wefollow (http://wefollow.com). Vous pouvez aussi checker vous-mêmes les abonnements de gens que vous trouvez intéressants pour augmenter le nombre de vos abonnements. Ici aussi, c'est une activité très chronophage !
  • Pour faire de la veille sur votre nom, sur des mots-clés ou sur votre secteur d'activité, vous pouvez vous contenter des fonctionnalités de Twitter search ou Twitter interest, Hootsuite ou Tweetdeck. Mais il est possible de pousser plus loin avec des joujoux comme TwitterAlarm (http://www.tweetalarm.com) ou Monitter (http://monitter.com) par exemple.
  • Après tout ça, est-ce que votre travail a payé ? Avec Tweetreach (http://tweetreach.com) ou Docteur Tweetty (www.docteur-tweety.com, site en français) vous savez combien de personnes sont potentiellement touchées par un de vos tweets ou vos hastags. Et vous pouvez générer un beau rapport à donner à votre chef avec SocialBro (www.socialbro.com), avec des graphiques et des pourcentages. Hootsuite le permet aussi, mais possibilités plus limitées dans sa version gratuites.

Bien sûr, cette liste est très très limitée et il existe des tas d'autres sites ou applications. A vous de choisir en fonction de vos préférences et du « volume » de votre compte. D'ailleurs n'hésitez pas à partager vos expériences avec la communauté !

La smart city ne se construit qu’avec ses habitants - François Lambert

le logo de la ville de Medellin
 
La ville intelligente ne doit pas seulement se connecter au sens technologique mais aussi, et ce n’est pas le moindre de ses défis, à ses réalités sociologiques, autrement dit au « monde réel » où vivent les « vrais gens » pour reprendre ces expressions dans l’air du temps.

Le concept de smart city est sur toutes les lèvres et dans tous les esprits dès lors qu’il s’agit de (re)penser le développement de la ville. Bien entendu, l’effet de mode et de marketing n’y est pas étranger. C’est inévitable s’agissant d’un marché estimé par le cabinet Pike Research à quelque 15,5 milliards d’euros à l’horizon 2020 et sur lequel se bousculent les géants (Cisco, Thales, IBM, Microsoft…) comme les startups.
Ce serait pourtant une erreur, sous ce prétexte, de jeter le bébé avec l’eau du bain. Les villes ont réellement à gagner à accomplir leur mue en territoires intelligents. Prenez Medellin. Oui, la capitale colombienne des narcotrafiquants, épicentre des toutes les formes de violences, a entamé sa reconversion en « ciudad inteligente », sur la base d’une stratégie cohérente en 4 axes : l’open data, la participation citoyenne, l’innovation sociale et la durabilité.
Medellin a récemment décroché le titre d’lnnovative city of the year, décerné par le Urban Land Institute, le Wall Street Journal et Citigroup. Au nez et à la barbe, notamment, de New York. Excusez du peu ! Et c’est à Medellin, encore, que s’est tenu en septembre dernier le Smart City Expo World Congress 2013.

"Going from pain and fear to hope"

Le maire de Medellin ne cache pas le passé trouble de sa ville pour vanter les progrès réalisés :

« Despite having lived very dark and difficult times 20 years ago, we have been undergoing a true metamorphosis. Going from pain and fear to hope, and now form home to a place filled with life, the city has known how to innovate in every step, both in social programmes, urban development or the combination of both, and this has been key in the success of this process. » (Cities Today, N° 11, mars 2013)
Ce dialogue entre les dimensions sociales (82 % du budget municipal est dédié à des projets sociaux) et technologiques mis en place par Medellin constitue une best practice commune à de nombreuses smart cities. Pour combattre son insécurité record, Medellin s’est donc concentrée sur le citoyen et, notamment, sa peur de s’aventurer hors de chez lui. Des projets majeurs comme la construction d’un réseau de téléphériques désenclavant ses quartiers les plus sensibles ou l’ouverture de la « biblioteca España », dont le bâtiment ultramoderne mais construit avec les mêmes briques que celle du bidonville voisin symbolise de la reconquête de la ville par la ville, ont voisiné avec des initiatives plus locales en vue de (re)tisser du lien social en aménagement des espaces publics sécurisants (125 000 m2), en investissant dans des crèches et des infrastructures culturelles ou sportives.

Cela produit-il des résultats ? Outre que Medellin a acquis aujourd’hui une tout autre reconnaissance internationale qu’il y a 20 ans et bien inimaginable alors, ses 700 000 jouissent aujourd’hui d’une ville où la criminalité a reculé de 30 % tandis que les membres des gangs urbains voient naître d’autres perspectives de vie que la criminalité. Impossible à faire à Bruxelles ?

Signe des temps changeants à Medellin : l’expression « ville la plus innovante » talonne désormais celle de « ville dangereuse » dans les termes de recherches suggérés par Google

 

Un recruteur patient - Jean-Louis D'Août

un homme ajuste sa cravate

 

L’autre jour, suite à un carie douloureuse, j’étais chez mon dentiste qui me disait : « Monsieur, il va falloir dévitaliser votre 44 ». Mauvaise nouvelle. « Est-ce grave, docteur ? » Mon dentiste esquissa un sourire : « Votre dent pourra tenir encore quelque temps comme ça, et, après tout, il vous en reste 43 ! ».
Je n’étais pas rassuré … Pensait-il vraiment ce qu’il disait ?
 
Cette impression me rappela différentes interviews de recrutement, où je pose régulièrement une petite question aux candidats techniciens IT : « y-a-t-il un problème avec l'adresse IP 300.200.1.1 ? »
Les réponses sont très variées : la moitié des candidats donnent la bonne réponse : le 300 est un problème, vu qu’une adresse IP est composée de 4 nombres qui ne peuvent dépasser 255 chacun.
Le reste des candidats sont partagés entre les réponses suivantes :
« Aucun problème avec cette adresse IP. »
« Le 300, c’est pas courant, mais c’est possible, en adresse IP privée. »
« Le dernier 1 est un problème, il est réservé pour la passerelle. »

Faut-il exclure le candidat qui donne une des trois mauvaises réponses ?
Certains diront que non : si le technicien tente d’introduire 300 dans une adresse IP d’une configuration PC ou d’un router, il aura autant de chances de succès que mon dentiste de trouver plus de 32 dents dans une bouche.
Certains diront qu’il ne faut pas retenir ce candidat : pour un poste avec une composante technique, si on ne connaît pas les plages d’adresses, on ne peut pas gérer un parc informatique.
D’autres diront que l’important et le plus difficile à acquérir, ce sont les soft skills, et qu’une bonne formation ou un bon mentorat permettront de combler cette lacune technique.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Data center : les ressources humaines ne seraient-elles pas le vrai défi ? - Benoît Fosty

une connexion Internet

 

Le Cloud computing, l'explosion des données et des stockages ont peu à peu mis les Data Centers au centre de l'attention du monde de l'IT.

Et la technique ne semble plus être un frein à cette évolution.

Mais comme le magazine Références l'a fait remarquer dans une de ses éditions du mois d'octobre sous le titre « Data Center, l'usine nouvelle ? », le vrai défi auquel font face les responsables de Data Centers ne concerne-t-il pas les ressources humaines? En effet, les informaticiens ne sont plus les seuls profils recherchés dans ce cadre.

Aujourd'hui, les Data Centers ne sont plus des salles avec quelques dizaines de serveurs. La taille des centres peut monter à plusieurs milliers de serveurs (Google possède plus d'un million de serveurs) ; ils consomment 1,5 % de la consommation électrique mondiale et représentent 2 % du CO2 mondial émis. Certains Data Centers consomment plus qu'une ville de 100.000 habitants.

 

Face à ces nouveaux ordres de grandeur, les métiers nécessaires au bon fonctionnement de tels centres ont nécessairement évolué.

Les nouveaux domaines de compétences indispensables au bon fonctionnement des Data Centers :

  • La gestion énergétique :

Ce sont de véritables usines énergétiques où l'optimisation de la consommation, la gestion de la chaleur/du froid, l'utilisation de nouvelles techniques (comme le refroidissement à l'eau) deviennent des éléments-clefs dans la conception et la gestion des centres de données. A côté de ceux-ci, il y a des fonctions « complémentaires » qui vont inévitablement voir le jour comme des chimistes pour s'assurer que les matières utilisées dans les systèmes de refroidissement ne contiennent pas d'agents bactériologiques.

  • La gestion et la protection des données :

A côté des ingénieurs systèmes qui s'occupent du stockage, de la sauvegarde et de la restauration de données que l'on trouve traditionnellement entre les rangées de racks, d'autres métiers sont apparus dans le microcosme des centres de données : des services de sécurité pour garantir l'intégrité physique des infrastructures et des spécialistes de la gestion des risques dont le rôle est de garantir la souveraineté des données et d'éviter les pièges tant légaux que de localisation.

Cette dernière compétence est devenue critique face aux récents scandales dont le programme d'espionnage PRISM. De plus en plus de clients de DC veulent choisir l'endroit où les données se trouvent et certains veulent même pouvoir les transférer à volonté d'un pays à l'autre.

  • La maintenance :

Comme les centres de données doivent donner accès aux données 24 heures sur 24, l'optimisation de la disponibilité des équipements constitue une tâche critique.

La maintenance des serveurs est certes la clef de voûte de cette disponibilité, mais seule, elle ne suffit pas. Les systèmes de refroidissement, d'apport électrique et de contrôle doivent fournir le même degré d'exigence en termes de fiabilité. Cela exige une veille constante de la part des ingénieurs afin de prédétecter les erreurs et proactivement mettre en oeuvre des corrections.

A leurs côtés, d'autres travaillent à remplacer les pièces défectueuses, modifier les câblages,....

 

Si l'on combine ces nouvelles exigences en matière de fonctions avec les difficultés actuelles à recruter du personnel qualifié dans les domaines techniques, le défi des ressources humaines au sein des Data Centers est loin d'être relevé.

Le paysage web en Région bruxelloise : de la jungle au jardin anglais - Eric Auquière

un jardinier et sa pelle

 

Voici quelques années, le CIRB rédigeait une proposition de stratégie web pour l'ensemble de la Région. Nous y décrivions le paysage web régional comme une véritable jungle où la multiplication de sites redondants et incohérents amenait les citoyens à se perdre. Nous y faisons des propositions pour transformer cette jungle en un jardin anglais. Un paysage au désordre maîtrisé.

Cinq ans après, quel bilan pouvons-nous tirer ?

De la jungle au jardin anglais

Lors de notre étude, nous avons montré que le paysage web de la Région de Bruxelles-Capitale ressemblait à une jungle pour tout citoyen souhaitant retrouver de l'information. Multiplication de sites, redondance et incohérence de l'information, utilisation abusive de l'image de la Région et j'en passe.

Dans cette note stratégique, nous évoquions également la nécessité de remettre de l'ordre dans cette jungle, de la transformer en un lieu « où la diversité des espèces et des agencements subsiste mais sous une organisation cohérente, pour offrir un résultat harmonieux ». Nous y exhortions la Région bruxelloise à rattraper son retard et à relever les défis nouveaux de l'e communication via des actions structurelles et un engagement de l'ensemble du Gouvernement.

La vision du CIRB pour l'avenir du web bruxellois (proposée dans le cahier n°32 du CIRB) poursuivait  un objectif unique : se centrer sur l'utilisateur pour lui faciliter l'accès aux informations et aux services qui le concernent. Passons maintenant aux résultats obtenus.

Le portail régional, une porte d'entrée

En février 2011, le CIRB met en ligne le nouveau portail régional, 3e version d'un site créé en 1997. Cette nouvelle version constitue une refonte complète du site. Le graphisme est remis au goût du jour. L'architecture de l'information est entièrement revue afin de faciliter la recherche de renseignements. Le contenu est réécrit pour le rendre plus lisible. Les médias sociaux prennent enfin la place qu'ils méritent et l'interactivité avec le citoyen est accrue.

Les portails thématiques ou l'élagage du web

A partir de 2008, le CIRB se lance également dans la réalisation de portails thématiques. Il s'agit de fédérer tous les acteurs travaillant autour d'un sujet commun. Le premier travail est réalisé à l'initiative de Bruxelles Mobilité qui souhaite rationnaliser l'ensemble des sites consacrés à la mobilité en Région bruxelloise. A l'époque, on en compte pas moins de 11 ! Au terme de ce projet dans lequel le CIRB intervient comme prestataire technique, deux portails sont créés. L'un consacré à la mobilité et l'autre aux espaces publics.

Cette dynamique est étendue ensuite à d'autres domaines : l'urbanisme, la recherche et le logement. Dans ce dernier cas, sous l'impulsion du Ministre Doulkeridis, le projet parvient à fédérer les 8 organismes compétents en matière de logement autour d'une seul et unique site.
Au cours de ces projets, le CIRB et ses partenaires veillent également à une bonne articulation des contenus entre le portail régional et les portails thématiques.

Anysurfer, des chemins accessibles à tous

Au cours des cinq dernières années, le CIRB a également beaucoup investi dans l'accessibilité du web en travaillant avec l'asbl Anysurfer qui  promeut la réalisation de sites accessibles à tous (personnes âgées ou handicapées) et labellise les sites respectant un ensemble de normes. En quelques années, nous avons obtenus ce label pour le portail régional, le site du CIRB, le portail bruxellessocial.be, le site du CPAS de Molenbeek-Saint-Jean et, plus récemment, pour le portail logement. La qualité du travail réalisé par le CIRB est, depuis cette année, officiellement reconnue puisque le CIRB est devenu l'un des partenaires reconnus de Anysurfer.

Partenaires plutôt que clients

De par son rôle central, le CIRB joue aussi un rôle de jardinier du paysage web. Grâce à leur connaissance des institutions publiques et de leurs projets, les équipes du CIRB peuvent créer des liens entre partenaires. Nous attirons régulièrement l'attention de nos interlocuteurs sur l'existence de sites au contenu similaire. Nous les questionnons sur les objectifs du site souhaité. Quelle est sa valeur ajoutée pour le citoyen ? Apporte-t-il une plus-value par rapport aux sites existants ? L'objectif poursuivi vaut-il le budget prévu ? Notre démarche vise à éviter des dépenses publiques inutiles. Dans certains cas, une demande d'un partenaire est l'occasion de mettre en œuvre un projet plus collaboratif et régional entre divers partenaires.

Le CIRB participe également à l'amélioration continue des compétences des gestionnaires de sites web. Nous proposons une formation de base qui permet de prendre en main PLONE, l'outil CMS mis à leur disposition pour gérer leur site. Depuis l'an dernier, nous avons ajouté à notre catalogue deux formations avancées : l'une pour l'administrateur du site et l'autre pour les rédacteurs. Au cours de ces formations, nous attirons leur attention sur les pratiques nécessaires à une bonne qualité de leur site. Ces consignes leur permettent d'obtenir le label Anysurfer et favorisent une bonne visibilité sur les moteurs de recherche. Enfin, nous organisons des workshops au cours desquels les contributeurs peuvent venir poser des questions et essayer de résoudre leurs problèmes.

Un début de cellule d'e-communication régionale

Il y a cinq ans, le CIRB appelait de ses vœux la mise en place d'une cellule d'e-communication régionale chargée de coordonner la présence régionale sur le web, de définir une vision et de la mettre en œuvre. Cette cellule n'existe toujours pas officiellement. On peut toutefois souligner tout le travail réalisé par le Ministre-Président autour de la marque be.brussels. Cette initiative a permis de redéfinir une nouvelle identité régionale. Une charte graphique a été définie et de nombreuses administrations régionales ou organismes para régionaux se sont alignés. Ils ont choisi un nouveau logo. Sur le plan du web, les nouveaux sites adoptent cette nouvelle charte.

Là aussi, le CIRB joue un rôle moteur. Le graphisme du portail régional, des portails thématiques cités plus haut, de Fix-My-Street et du guichet citoyen IRISbox ont été adaptés pour suivre la nouvelle ligne graphique régionale. Même le site du CIRB a fait peau neuve ce lundi.

Un bilan plus que positif

Pour le CIRB, le bilan de ces 5 années de travail est plus que positif. Grâce au portail régional et aux portails thématiques, nous sommes parvenus à rationnaliser un peu le paysage web de la Région. Une identité web régionale se forge peu à peu sous l'impulsion du projet be.brussels. La mise en place de formations et le partenariat avec l'asbl Anysurfer nous permettent d'améliorer la qualité générale du web en Région bruxelloise.

Bien sûr, il reste pas mal de chemin à parcourir. Nous sommes régulièrement les témoins de régressions temporaires. Dans le monde web comme dans le reste de l'univers, l'augmentation de l'entropie est en effet la règle. La limiter est un travail de tous les instants auquel le CIRB s'attèlera encore, j'ose l'espérer, de nombreuses années.

Registre des adresses belges : Terre à l'horizon ! - François Du Mortier

un gros carnet d'adresses

 

Je vous l'avais annoncé en mars 2012 : les entités fédérées ont l'intention de se doter d'un registre complet des adresses en Belgique. Un an et demi plus tard, où en sommes-nous ? On pourrait bien voir le bout du tunnel. Après de longs mois de gestation, un accord de coopération intitulé « BeSt Address » est en passe d'aboutir.

Il faut dire que bpost a mis les bouchées doubles pour aiguillonner ce projet : le tri automatique du courrier était confronté à un taux d’erreur croissant faute d’une harmonisation dans le domaine. Il arrivait même qu’au sein d’une même commune, les fonctionnaires n’appliquent pas tous les mêmes règles pour attribuer une nouvelle adresse.

BeSt Address : d’abord une norme

BeSt Address, c’est d'abord et surtout l’adoption d’une norme commune pour la codification des adresses en Belgique, norme qui se devait d’être conforme aux spécifications imposées par la Directive INSPIRE. C’est précisément l’élaboration de cette norme qui a considérablement ralenti la signature de cet accord de coopération : il fallait mettre d’accord non seulement les entités fédérées entre elles, mais également toutes les institutions concernées au sein de chaque entité fédérée, et notamment le Registre National, la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale, la Banque Carrefour des Entreprises, l’Institut Géographique National, le Cadastre, bpost, …

En simplifiant, on peut dire qu’une adresse sera constituée d’une commune, d’un code postal, d’un nom de rue, d’un numéro de maison et d’une sous-adresse (numéro d’appartement ou numéro de boîte aux lettres), cette sous-adresse devant impérativement être apposée sur la boîte aux lettres correspondante. Chaque adresse ainsi constituée recevra un numéro d’identification unique pour toute la Belgique et une position géographique précise.

BeSt Address : une organisation

BeSt Address, c’est aussi une organisation qui encadre l'attribution rigoureuse et officielle des adresses en Belgique, la constitution des registres, leur interconnexion et leur utilisation par les pouvoirs publics. Les communes sont les initiateurs, c’est-à-dire les sources officielles authentiques des adresses : noms de rue, numéros de maison, sous-adresses seront dorénavant délivrés par une et une seule autorité. Les régions créent et gèrent un registre exhaustif pour leur propre territoire. Un système centralisé mis en place par le fédéral interconnecte les trois registres pour former un tout cohérent. Tous les pouvoirs publics en Belgique ont l'obligation d'utiliser ce registre comme seule source officielle des adresses.  Le système comporte également des fonctionnalités permettant de signaler des anomalies : adresses manquantes, position géographique incorrecte, … Un comité est également mis en place pour coordonner le tout.

Calendrier

Reste à savoir s’il sera encore possible de faire signer cet accord de coopération avant la fin de la législature. Prions pour que ce soit le cas, car dans le cas contraire, l’initiative pourrait encore être retardée de plusieurs années.

Eigen webstek overbodig! - Tony De Coux

 

Communiceren met de burger. Het is een hot topic vandaag. Er zijn hitparades van beste gemeentelijke websites, verschillende rankings, wedstrijden, e gov awards etc. Het Waalse Gewest geeft zelfs een heuse jaarlijkse barometer waarin de verschillende publieke websites in het Waalse Gewest onder de loep worden genomen.

Staat u me toe een heel ondeugende vraag te stellen: heeft een overheidsorganisatie eigenlijk nog een website nodig om met de “burger” te communiceren?

In het tijdperk van de sociale media niet eens zo'n onterechte vraag

Nog al te vaak zien we websites opduiken die stralen en glitteren van eigendunk, waarin de organisatie netjes al haar afdelingen oplijst en laat zien hoe fantastisch iedereen wel niet is. Vaak opent de site ook met een woord van de directie.

Die tijd is dus door mensen...

Vandaag wenst de burger snel de info te vinden en snel te communiceren met zijn overheidsadministratie, liefst via de social media, via internet als het niet anders kan. Inderdaad u leest het goed, als het MOET. Uw website moet dus een duidelijke structuur hebben, een rist interactieve elementen bevatten en de contactknop moet duidelijk en vaak zijn. De surfer vandaag heeft immers weinig geduld.

Best zien de mensen meteen in één oogopslag waar u voor staat, wie u bent en wat u aanbiedt.

De teksten houdt u kort, heel kort. Niemand lees lang op het scherm. En vergeet niet, het oog wil ook wat dus: lekker veel plaatjes, die meteen uw story onderstrepen. De site laat u best beheren door een aantal communicatieprofessionals. Een contentmanagementsysteem heeft iedereen met een gezond stel hersens snel onder de knie. De schrijfregels en grammatica van een taal is meteen een paar andere mouwen. Werk bij voorkeur met native speakers per taalkeuze. In Brussel niet steeds evident. Gebruik een erkend en bekwaam vertaalbureau om die content die uw native speakers produceren meteen te vertalen naar de andere landstaal.

Het CIBG is in elk geval trots op zijn nieuwe website die we later deze maand graag met u delen. We hebben inderdaad besloten om naast onze razendpopulaire Twitter-account ook op internet actief te blijven :-) Neem zeker eens een kijkje. Hij is volledig in house gemaakt en biedt een aardig staaltje aan van wat wij kunnen op het gebied van web. Vorm, beeld én tekst. U surft hiervoor naar www.cibg.irisnet.be

De beslissing om zelf al dan niet online te gaan laten we overigens nog steeds graag aan u over...

Les concours via Facebook - Isabelle Ghislain

Un paquet cadeau

 

J’avais trouvé un super sujet pour mon post : l’interdiction – largement non suivie – d’organiser des concours via une page Facebook.

Mais voilà, fin août, Facebook a modifié ses conditions générales pour désormais autoriser les concours !

Explications.

Dans les conditions générales de FB (que chacun signe sans les lire, avouons-le), il était expressément précisé que les concours étaient interdits sur les pages Facebook, à moins de passer par une application dédiée (ce qui représente un budget pour développer cette fameuse app, et ce n’est pas à la portée de tout le monde).

Si Facebook découvrait un concours organisé directement sur une page, il pouvait purement et simplement en fermer l’accès et la supprimer. Il existe plusieurs exemples d’entreprises qui ont ainsi perdu leurs données. Car, bien entendu, ces concours étaient l’occasion pour les marques de récolter des informations fort utiles pour leurs fichiers marketing.

Changement donc depuis quelques semaines. L’obligation de passer par une application dédiée tombe à l’eau. Vous pouvez organiser un concours sur votre page Facebook via des clics sur “J’aime”, un statut ou un message privé. Mais il est toujours interdit de demander aux utilisateurs de se taguer sur des photos en échange d’un cadeau ou d’utiliser les journaux personnels comme droit d’entrée au concours : les “Partagez sur votre mur pour gagner un voyage aux Caraïbes” sont toujours bannis.

Ce changement n’est pas non plus sans conséquence pour l’organisateur du concours. Cela rend la participation plus aisée certes, mais ça ne le dispense pas de respecter les règles en vigueur dans son pays, comme par exemple rédiger un règlement et le mettre à disposition des internautes, de faire appel à un huissier de justice, etc.

Avec la page FB de la Région de Bruxelles-Capitale, nous avons organisé un petit jeu pendant l’été. Je dis bien “jeu” et pas “concours” puisque, d’une part, c’était encore interdit et, d’autre part, il n’y avait rien à gagner, si ce n’est élargir sa culture générale ! Chaque mardi, la photo d’une sculpture était publiée et il fallait découvrir sa localisation.

Si vous organisez des concours avec des lots à la clé, l’utilisation d’une application dédiée vous permettait notamment de gérer le flux d’internautes (surtout ceux qui passent leur temps à faire tous les concours), par exemple en limitant à une participation par adresse mail.

Mais maintenant qu’une telle app n’est plus obligatoire, le risque de voir débouler tous les “concouristes” sur votre page est grand, même si c’est pour gagner un poster ou un bon de réduction de 0,50 €.

Et puisque tout le monde participe, les infos récoltées sur le profil des internautes sont plus difficilement exploitables pour les marques. Pour elles, il sera toujours plus intéressant de passer par une application dédiée.

Ah oui, j’oubliais, si vous ne respectez pas les nouvelles règles, Facebook pourra toujours bloquer ou supprimer votre page !

Je ne vais pas clôturer cette chronique sans… un petit concours ! Nous avons 10 lots CIRB à offrir (composé d’un lecteur de cartes eID, d’une mini-souris et d’une parure stylo-stylo bille). Pour participer : un petit mail à communication@cirb.irisnet.be avant le 23 septembre. Tirage au sort avec ma main innocente pour déterminer les heureux gagnants !

De la chrysalide au papillon - Frédéric Lo Dico

un employé stylisé court vers une cible

 

Les champions ont peur de perdre. Les autres ont peur de gagner !

Cela fait à présent quelques temps qu'il me tenait à cœur d'aborder le sujet du « coaching », thème dans l'air du temps qui génère les réactions les plus diverses dans le public. En effet, il existe une grande confusion aujourd'hui derrière la notion de coaching et, la télévision, à travers ses vedettes passagères, ses entraîneurs sportifs et autres grands chefs de cuisine d'une émission bien connue, ne contribue assurément pas à en donner une image professionnelle. Par la présente, je vais essayer de lever un coin du voile en vous donnant une image plus précise de ce qu'est le coaching et de tout l'intérêt que chacun d'entre nous peut y trouver et ce, qu'elle que soit sa situation.

Tout d'abord, je commencerai par expliquer ce que le coaching n'est pas :

  • De la thérapie : la thérapie se focalise essentiellement sur le passé. Le coach se concentre sur le présent et le futur

Nous vivons souvent dans le passé où nous anticipons l'avenir. Changer le passé est impossible mais on peut changer notre avenir. Cependant pour le faire, nous ne pouvons qu'y travailler dans le présent. (James Borg)

  • De la consultance : le consultant suggère des solutions à une personne en se basant sur son expérience et ses connaissances. Le coach, appuie son intervention sur les ressources du coaché et l'amène à trouver ses propres solutions.
  • De la formation : le formateur apprend à l'apprenant (comment faire, comment communiquer, etc.). Le coach amène le coaché à prendre conscience de ses propres compétences et surtout à reprendre le contrôle de sa vie pour oser le changement.

La pensée n'est pas quelque chose qui vous tombe dessus. C'est un acte que vous réalisez (James Borg)

Les définitions du coaching sont multiples, je vous proposerai dès lors une définition toute personnelle :

Le coaching est un processus d'accompagnement qui consiste à libérer le potentiel du coaché dans la poursuite de ses objectifs qu'ils soient privés ou professionnels

Dans cette définition, trois mots (groupes de mots) ont toute leur importance : « Libérer », « processus d'accompagnement » et « potentiel du coaché».

  • Libérer : Les préceptes du coaching s'appuient en partie sur le fait que chaque personne quelle qu'elle soit, dispose en elle des ressources nécessaires pour atteindre ses objectifs. Le rôle du coach est de vous amener à vous « libérer » de vos entraves, de vos croyances limitantes telles que les « ce n'est pas pour moi », « je n'y arriverai pas », « ça ne marchera jamais », « je suis nul » et être acteur de votre propre vie.
  • Processus d'accompagnement : Tout l'art du coaching consiste à remplacer les réponses par des questions et vous amener à réfléchir, à développer de nouvelles perspectives qui vous permettront d'envisager une situation selon un panel beaucoup plus large d'actions et de points de vue.

Une chose est de constater ses erreurs avec un œil critique, une autre est de se critiquer soi-même pour ses erreurs. Dans le deuxième cas, la personne et non l'erreur, est placée au centre du problème. C'est pourquoi, elle rend difficile de changer sa façon de penser. (James Borg)

  • Potentiel du coaché : Le coaching ne changera pas la réalité des choses mais il changera assurément la manière dont vous la verrez. Ce changement de modes de pensée vous permettra de développer votre potentiel d'évolution et d'amélioration vers l'atteinte de vos propres objectifs.

Oscar Wilde résume parfaitement cette dernière réflexion lorsqu'il écrit : « Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les étoiles. »

Je terminerai en concluant qu'il ne faut pas nécessairement « avoir un problème » ou « un objectif ambitieux » pour recourir au coaching mais qu'au contraire, nous avons tous besoin à un moment ou à un autre d'être accompagné par une personne qui nous permettra de mieux voir notre propre chemin.

Hier j'étais intelligent, je voulais donc changer le monde. Aujourd'hui je suis sage et je décide de me changer moi-même (Rûmi, poète persan)

Pour aller plus loin :

«Moi aussi, je veux un coach » de Marleen Boen, Leen Lambrechts et Georges Antoon chez Racine

«Mind Power – Changez votre façon de penser, changez votre vie » de James Borg chez Eyrolles

6e Réforme de l’Etat … et l’IT dans tout cela ? - Patrick Van Vooren

deux personnage articulés poussent l'un vers l'autre un élément de puzzle

 

Depuis plus d’un an, le fédéral planche sur un grande réforme de l’Etat. Le schéma global est dessiné : les compétences à transférer sont identifiées, ainsi que les impacts budgétaires associés. La VIe Réforme est en bonne voie, mais qu’en est-il de l’informatique dans tout cela ?

Dans la plupart des organisations, privées ou publiques, les processus sont soutenus par des outils informatiques. Il en est de même pour les compétences à transférer. L’informatique constitue un outil transversal, soutenant tous les processus importants. La plupart des transferts de compétences supposent donc des transferts d’outils, tant matériels, logiciels qu’en termes de bases de données. Mais comment régionaliser une application ? Comment découper un outil informatique et le diviser en 3 ? Comment partager un data center ? On enlève un serveur sur trois ? Peu réaliste …

Et pourtant, les enjeux sont importants ! Prenons les allocations familiales qui représentent un transfert estimé à 5,9 milliards €. A l’échelle bruxelloise, les montants à gérer seraient donc de l’ordre de 600 millions. La matière est complexe (on estime qu’il y a de 600 à 700 combinaisons possibles!), et les applications gérant l’octroi le sont également. De plus, la décentralisation permettra à chaque entité de modifier les règles. Aujourd’hui, des applications gèrent cette compétence, sans notion géographique pour déterminer le montant. Demain, il faudra plusieurs traitements informatiques incluant des critères nouveaux (le domicile de l’enfant, des parents, le lieu de travail, …) et les règles nouvelles, spécifiques à l’entité qui hérite de la compétence.

Certes, le transfert du paiement des allocations familiales ne se fera pas dans les prochains mois, car les accords prévoient un alignement préalable de certains régimes particuliers. Mais le tempo politique pourrait connaître une accélération du processus. Le temps est donc compté.

Ce raisonnement vaut pour de nombreux transferts de compétence, notamment en matière d’emploi et de sécurité sociale, avec des impacts déterminants sur la vie quotidienne des familles !

Quels choix s’offrent donc à une entité héritant de nouvelles compétences ? Sans être exhaustif, les scénarios sont assez limités :

  1. L’entité, région ou communauté, choisit un traitement manuel (peu imaginable … ) ;
  2. Son système informatique actuel est capable d’absorber le processus avec peu d’adaptations (magnifique, mais plus rare !) ;
  3. L’entité développe une nouvelle application (avec les coûts parfois astronomiques et les délais associés) ;
  4. On transfère une « copie » de l’application fédérale (et l’entité hérite aussi des coûts de maintenance) ;
  5. L’entité fédérale exécute le processus et perçoit une indemnisation (éventuellement pendant une phase transitoire).

Dans tous les cas, les fournisseurs et les sociétés de consultance peuvent espérer tirer quelques revenus complémentaires de ces transferts ! Les coûts de licence et de maintenance se multiplient, et les adaptations logicielles sont inévitables !!

La décentralisation provoquera une multiplication des outils informatiques, et chaque région et communauté doit en maîtriser les impacts. Une approche transversale est indispensable pour contrer au maximum les charges explicitées ci-dessus. En effet, une intégration intelligente des outils informatiques au plan régional est certainement une des approches qui permettra de limiter la multiplication des outils et des coûts … afin d’exercer au mieux la compétence transférée!

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