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Bruxelles, la smart city qui s’ignore (plus pour longtemps)

personnes interconnectées
Dans sa Déclaration de politique régionale, le nouveau gouvernement régional souligne plusieurs fois le rôle des TIC dans la ville et se donne même comme objectif de faire de Bruxelles une smart city en évoquant la transition numérique de notre région. Le projet smart.brussels défendu par le CIRB dans son Livre blanc a donc trouvé un écho favorable auprès des négociateurs réunis pour donner naissance à ce gouvernement. Relever le défi demandera cependant que les mentalités évoluent du côté tant des autorités publiques que des citoyens.

Un bon mois et demi après les élections de 25 mai, les partenaires de la nouvelle coalition régionale ont rendue publique, ce 14 juillet, leur Déclaration de politique régionale. Enfin… « rendue publique » tient de l’euphémisme car, pour le citoyen lambda, mettre la main sur ce document tient de l’exploit. Alors qu’il a rapidement circulé dans les cénacles et arrière-cours politiques et médiatiques, point de publication sur Internet. Il existe, par exemple, un portail régional bruxellois qui aurait très bien pu proposer ladite Déclaration à la lecture de tous afin de laisser le citoyen juger de lui-même son contenu.
Pour le coup, on aurait pu s’attendre à moins de frilosité pour un gouvernement qui s’engage dans un chapitre entier de son accord à « révolutionner la gouvernance ». On me rétorquera peut-être : la primeur du texte devait être réservée aux élus régionaux. Dans ce cas, comment expliquer que la presse en a diffusé de larges extraits avant la discussion au Parlement ? Pour ne citer que deux exemples : la RTBF (Bruxelles: ce que dit la déclaration de politique régionale, mis à jour le 15 juillet) et, surtout, Le Soir qui en a livré les détails (Coalition bruxelloise: voici les détails de l’accord, mis en ligne le 14 juillet à 21h11) avant de mettre le document en entier en ligne (Document: l’accord de gouvernement bruxellois dans son intégralité, mis en ligne le 17 juillet 2014)

Objectif smart city


Du reste, je ne peux pas me plaindre à titre personnel : travaillant dans un OIP, j’ai eu le bonheur de pouvoir consulter le fameux document presque aussi rapidement que la presse. J’arrête donc là mes récriminations dues, pour ma défense, à ma nature gourmande et optimiste (je m’attends toujours au mieux). Car, justement, il y a dans ce texte de quoi satisfaire ce penchant idéaliste.
Dans son Livre blanc définissant une vision smart.brussels pour la Région, le CIRB l’a rappelé : « La ville du 21e siècle sera une smart city ou ne sera pas. » L’enjeu, c’est-à-dire intégrer les TIC au bénéfice du développement global de la cité, a été compris par le nouveau gouvernement. On lit notamment dans la Déclaration de politique régionale la volonté de « faire de Bruxelles une capitale du numérique » et de « faire de la transition numérique un axe fort de son programme de développement » en demandant au CIRB de « proposer une stratégie coordonnée commune d’intégration des nouvelles technologies dans tous les champs de la vie collective (gouvernance, école, santé, services numériques des entreprises, mobilité intelligente, sécurité…) ».

Sommes-nous les enfants de monsieur Jourdain ?


Voici donc Bruxelles lancée pour devenir une smart city. Devenir ? Par maints aspects, la Région peut déjà revendiquer sa place parmi les villes intelligentes ou smart cities. Il y a cependant un peu, dans la Région de Bruxelles-Capitale, du personnage du Bourgeois gentilhomme décrit par Molière sous les traits de monsieur Jourdain. Entendez par là que, sans le savoir réellement, Bruxelles n’a pas encore suffisamment conscience des bénéfices qu’elle retire des TIC au quotidien pour en jouir pleinement. Et cela nous concerne tous… Téléporté à notre époque, M. Jourdain ne s’exclamerait sans doute plus en maniant le subjonctif : « Par ma foi ! Il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j'en susse rien... » En revanche, en possession d’un smartphone comme 1 Belge sur 2 selon une étude Havas, M. Jourdain en exploiterait-il toutes les possibilités ou se conterait-il de l’utiliser comme son bon vieux GSM ?

Manque de confiance…


Un ami généralement scotché sur Facebook (comme un bon milliard de Terriens) et qui, par ailleurs, tient la paperasserie en horreur (comment lui donner tort ?), se plaignait l’autre jour du temps qu’il avait perdu en se rendant à sa maison communale. En bon samaritain, je l’informai qu’entre deux posts sur sa page Facebook, il aurait pu surfer sur le guichet électronique IRISbox, qui lui permet d’accomplir ses démarches depuis son PC, sans avoir davantage à se déplacer que jusqu’à sa boîte aux lettres où le facteur vient déposer le document demandé. En ligne depuis… 2006, IRISbox a été complètement renouvelé l’an dernier. Quelque 43.000 bruxellois ont utilisé IRISbox en 2013 et se sont ainsi montrés un peu plus smart que leurs voisins.
On peut donc s’interroger sur le manque d’enthousiasme du public à utiliser les solutions que les TIC lui offrent. La cause est-elle à chercher dans un manque de confiance ? Je m’en faisais la réflexion l’autre jour en regardant les tableaux d’affichage sur le quai du métro. Deux rames étaient annoncées quasiment l’une après l’autre mais la masse des voyageurs a choisi de s’entasser dans la première venue. J’ai choisi d’attendre la rame suivante et profité d’un wagon quasi désert pour continuer ma lecture de Au revoir, là-haut (l’excellent Goncourt 2013, soit dit en passant).
Loin de moi l’idée de me tresser des lauriers, cependant. Utilisateur quotidien du réseau de la STIB, il m’arrive de l’emprunter aussi, en soirée, au sortir de réunions tardives d’une association dont je suis membre. Moment, où grâce à l’appli mobile de la STIB, je sais si je peux m’attarder à bavarder quelques instants ou si je dois filer prendre mon tram 51. Ceci ne fait pourtant de moi qu’un smart citoyen à moitié seulement. N’ayant pas la présence d’esprit de m’abonner au compte Twitter de la STIB, je suis resté en rade plus d’une demi-heure, un jour d’alerte à la bombe, à attendre mon 51 - encore lui ! Tort partagé : la STIB pourrait de son côté utiliser tous les canaux d’information, y compris sur ses propres quais… Personne n’est parfait !

…d’intelligence…

C’est peut-être là que le bât blesse : notre incapacité à tisser des liens entre situations et applications, besoins et solutions, à sortir de notre routine confortable pour emprunter les chemins de l’innovation. Nous ne voyons pas le sens de tout ce qui nous entoure. Et cela nous dépasse.
Nous manquons d’intelligence, de cette intelligence qui pousse un enfant qui a appris en classe que 2 + 2 font 4 à savoir appliquer l’abstraction du calcul dans toutes les circonstances pratiques de la vie. Bien que les TIC soient au cœur de notre quotidien, nous choisissons le plus souvent d’en être les simples consommateurs sans prendre pleinement en main le pouvoir qu’elles nous offrent. Nous ne faisons pas le pas d’être consomm’acteur. Bref, nous ne sommes pas assez smart.
Le diagnostic vaut aussi pour les décideurs publics. Ils sont combien, ces élus qui manient Twitter comme le nouveau forum où s’échanger des noms d’oiseau à tout va (et s’en délecter) ? Une légion, comme nous l’ont montré les récentes élections. Mais combien de communes bruxelloises qui tweetent pour dialoguer avec le citoyen et donc l’écouter ? Combien qui, sur Facebook, répondent aux interpellations des utilisateurs ou, mieux encore, laissent leur page (plutôt que simplement leurs publications) ouverte aux commentaires du public ? Moins de la moitié, même si quelques communes modèles montrent la voie à suivre, principalement sur Facebook (sauf omission de ma part, d’après un rapide tour d’horizon sur leurs sites web : Bruxelles-Ville, Evere, Ixelles, Jette, Koekelberg, Molenbeek, Saint-Gilles et Saint-Josse). Relevons aussi l’expérience de Koekelberg qui possède son compte Skype et celle d’Etterbeek, commune-pilote du service Be-Alert lancé par le Centre de Crise du Service public fédéral Intérieur.

…ou de vision ?


Et si ce qui manquait le plus, c’est une vision ? Un plan ? Une approche fédératrice qui mobiliserait chacun en Région de Bruxelles-Capitale, des autorités publiques aux citoyens en passant par l’associatif et le monde des entreprises, sans oublier celui de l’enseignement (j’espère n’avoir oublié personne) ? C’est justement une telle vision qui est esquissée dans la Déclaration de politique régionale bruxelloise. Moi, je veux bien y croire, mais je demande quand même à voir !

 

Pourquoi tant de tasks ?

liste de tâches

 

Soyez honnête, qui ne s’envoie pas des mails à lui-même pour ne pas oublier de faire quelque chose ? Qui ne reçoit pas des mails pour demander de faire quelque chose ou même pour demander de demander à quelqu’un de faire quelque chose ? Vous suivez toujours ? Qui, au sortir d’une réunion, ne se lamente pas devant la nième consolidation des actions qu’il va devoir se farcir ?

Comme vous tous, je suis confronté à la gestion de mes tâches quotidiennes, ainsi qu’à celles que je délègue joyeusement aux uns et aux autres (et à mon âge, c’est de plus en plus compliqué, ajouterait ma fille). Je me suis donc posé la question de savoir s’il n’y avait pas mieux qu’un simple spreadsheet pour suivre tout ça (je suis allergique à la gestion de tâches dans Outlook ; je n’y peux rien, c’est comme ça !).

Résultat de mes investigations sur la grande toile : de nos jours, on ne parle plus de “Task Management” mais de … “Social Task Management” … Ben dis donc ! Bref, tu “tâches” social, ou tu ne “tâches” pas !

Alan Lepofsky précise la “chose” de la manière suivante:

Any social collaboration tool can be used for task or project coordination in the sense that a status post or blog entry can be one way of giving a progress report. However, social task management (STM) software groups social interactions around tasks, and tasks can be associated with deadlines, progress milestones, and other structured data for project tracking.

Par contre (et je ne sais pas si c’est rassurant ou inquiétant), au vu de la pléthore d’outils qui font, de près ou de loin, de la gestion de tâches (sociales ou non), on dirait que je ne suis pas le seul à vouloir visualiser mes tâches d’une manière qui me convient... Mais qu’est-ce que ces outils ont de plus que mon spreadsheet habituel ?

D’abord, on peut partager. C’est vrai que partager un spreadsheet entre plusieurs personnes et y travailler de concert, ce n’est pas forcément évident, même si on utilise les derniers développements en la matière (Google Apps et SharePoint, par exemple).
Ensuite, on n’est pas forcé d’envoyer des mails dans tous les sens pour dire qu’une nouvelle tâche vous attend bien au chaud, dans son petit espace bien à elle. Sinon on retombe dans le piège de la boîte mail fourre-tout, qui ne sert plus qu’à vous faire perdre du temps. D’accord, ça demande un peu de discipline d’aller consulter sa liste de tâches, mais bon... y’a pire. Avec ça, on peut faire de jolis tableaux de bord, regrouper les tâches logiquement en fonction d’une activité, d’un objectif ou encore d’un projet. En d’autres termes, y’a moyen de s’y retrouver normalement plus facilement (enfin, si on définit quand même quelques règles de bon usage). Et bien sûr (c’est la moindre des choses), on peut joindre des documents, faire de liens, des commentaires, enregistrer la durée passée, … tout ça en relation avec la tâche concernée. En plus, pour accéder à ses devoirs quotidiens (ses tâches, pour ceux qui n’auraient pas saisi l’allusion), les outils de STM sont en général pourvu d’une jolie (enfin, ça dépend des goûts) interface web complétée par des apps pour smartphone, tablettes et tutti quanti.

Alors, tout le monde il est beau, il est gentil ? Bien sûr que non ! D’abord, ces outils sont rarement intégrés avec les applications bureautiques que vous utilisez dans votre entreprise. Votre client mail contient déjà une gestion plus ou moins avancée des tâches. Si vous bénéficiez d’un outil de gestion de projets, comment faire en sorte que ces deux-là se comprennent sans se disputer (c’est pas du tout social, ça, par contre...) ? En plus, pour se connecter au STM, il vous faudra un user/password qui ne sera, la plupart du temps, pas intégré avec le système d’authentification de votre entreprise (et hop ! Un mot de passe de plus sur le post-it de mon écran !).
Blagues à part, les outils de Task Management proposent une approche simple (j’ai pas dit simpliste !) et pragmatique de la gestion des tâches, mais ils ne sont pas, à mon humble avis, suffisamment intégrés aux outils d’entreprises eux-mêmes. Cela convient donc à une petite entité qui n’utilise que cela, mais pas si vous disposez d’autres outils plus spécifiques à votre métier, que vous devez utiliser conjointement.

La plupart de ces outils se présentent aussi comme des outils de gestion de projets, mais limiter la gestion de projets à l'assignation des tâches me semble quand même un petit peu réducteur. Un autre problème fréquent sur ce genre d’outils, c’est que la pérennité de ces applications est loin d’être garantie. En effet, bon nombre ne survivent pas au-delà de quelques années, et les meilleures d’entre-elles sont acquises par les poids lourds du marché qui les intègrent dans leur portefeuille pour les faire de facto disparaître.
Et le social là-dedans ? A mon avis (et je vous le donne même si vous ne me le demandez pas), cela reste de la gestion de tâches, mais avec un look et une interface “sociale”, rien de plus. Autrement dit, pas de quoi poser sa candidature pour le prix Nobel ! ;-)
Mais bon... Comme vous l’aviez constaté, je ne suis pas un spécialiste du “social” ; si cela fait en sorte que les gens collaborent mieux, je n’ai rien contre mais la collaboration est, avant tout, affaire de communication et pas d’outils ...
Moi, ce que je veux, c’est un écran sympa avec ma TO DO list, quelle que soit la provenance des tâches : projets, liste personnelle, tâches administratives, … Une vue consolidée, quoi ! Je ne demande pas la lune, non ?

Alors, est-ce que parmi tout ce que j’ai pu dénicher entre les pattes de la grande araignée, ai-je trouvé l’insecte rare ?
Euh … en fait, pas vraiment. Je n’arrive pas à trouver une application qui soit à la fois simple et claire comme mon spreadsheet, et surtout aussi rapide. Je sais, je suis difficile. Et comme je ne suis pas doué en programmation, je ne suis pas prêt de la faire moi-même !
Mon spreadsheet a encore de beaux jours devant lui !

 

HeeeeeelpDESK ! Snif… à vos souhaits !

message d'appel à l'aide

 

Eh oui, à vos souhaits ! Aux souhaits de l’utilisateur… Sans être le roi, il est quand même l'utilisateur final, et comme son nom l’indique, c’est lui qui utilise ce que l’IT produit.
Voici, en quelques mots, résumée toute la chaîne informatique : la production et le support, avec une bonne couche d’utilisateur par dessus. Parlons un peu du support… Le helpdesk, le calldesk, la hotline, l’aide informatique ou encore la 1ère ligne : ça en fait, du monde, et pourtant il s’agit parfois d’une courageuse et solidaire équipe d’une seule personne, pour en aider 400 autres…

Que savons nous de la vie d’un ‘gars du helpdesk’ ?

En dehors de sa journée de course entre les étages et les bâtiments, toujours en train de chercher des solutions ‘tous niveaux’ pour tout le monde, ou avec une grosse imprimante laser couleurs à bout de bras, il se débat aussi entre les :

- Ça ne marche pas !
     - Certes, certes...mais encore ?
- Ma cartouche d’impression est vide ! Help !
     - Et à la maison ? vous faites comment avec la votre ? Bon, j’arrive !
- J’ai pourtant ouvert la fenêtre comme vous me l’aviez demandé !?
     - Ha ? Heu… mais... m’enfin ?
- Mais si, j’ai créé un ticket ! Je l’ai même déposé à l’accueil !
     - … Ouiiiiiiin !

- J’ai demandé à Machin pour mon déménagement, et il a dit qu’il venait !

     - heu Machin ? Genre… Arthur ? Max ? Aline ou Stef’ ? Il n’y a que nous quatre !

- non ce n’est pas un nom comme ça, c’est en ‘.. an’ !
     - PAN !

Je vous passe aussi les : ‘Je suis prioritaire ! Non, c’est moi ! Non, mais moi plus !’ .. ainsi que la gestion des urgences... Ben voyons...
Je reste admiratif devant leur patience et leur pluridisciplinarité (dites-le trois fois très vite, pour voir), et je les imaginerais bien en bleu avec leur slip rouge par dessus (comment ça, ça existe déjà !?). Souvent, je me dis que leur tâche pourrait être allégée avec des utilisateurs plus débrouillards et mieux formés… Oui, mais les p'tits gars du helpdesk pourraient être aussi plus sympas et prendre le temps de nous expliquer, vous allez me dire … Là je vous répondrai : je vous ai compris ! Mais ce n’est pas possible, ni même envisageable car

  • ce ne sont pas des IT Trainers (des formateurs) ;
  • ils sont, en général, 100 fois moins nombreux que les utilisateurs !

C’est un long débat sans fin … Pourquoi ne pas mettre un peu de grenadine dans notre eau afin de mieux faire passer le litre et demi journalier, et avancer tout ensemble ? La prochaine fois que vous verrez un de ces p'tits gars, dites-vous qu’il a peut-être déjà résolu 10 ou 20 incidents, ou qu’il vient d’en résoudre un pour lequel il s’est battu avec des sociétés externes pendant 3 semaines ! Qui sait ? En plus, là, il termine tout ce que son IT Manager lui a demandé depuis 2 semaines … (non non, je ne fais pas passer un message personnel !)
Le helpdesk est là pour vous aider et exaucer vos souhaits, dans la mesure où cela n’est pas en contradiction avec la Charte IT, les directives du Manager et la stratégie globale de l’Informatique. Malgré cela, il lui reste une belle marge de manoeuvre pour vous aider ! Alors, un sourire, une résolution d’incident, un café, un Freedent ! (Heu non, là je m’égare... :) )

Quand on se reverra, je vous parlerai d’autre chose !

@+ ;)

 

Smart Home et énergie électrique

énergie verte

 

La production d’électricité suscite grand nombre de débats passionnants : faut-il continuer à exploiter l’énergie nucléaire ? Quid des sources « vertes » comme l’éolien ?

Dans ces débats, il est encore peu question de la consommation : chaque producteur et distributeur s’évertue à prédire la consommation, le plus précisément possible, en exploitant des calculs mathématiques très compliqués comme les « systèmes neuronaux ». Ces systèmes tiennent compte de la météo, des congés scolaires, du profil de consommation renseigné par les industries grosses consommatrices, et des habitudes des consommateurs résidentiels.

L’exercice d’équilibriste des producteurs et des distributeurs consiste à satisfaire à tout moment le besoin, le profil de consommation, en fonction des sources disponibles, notamment :

  • l’électricité éolienne ou photovoltaïque, qui souffre d’un gros défaut : comme le soleil ou le vent, elle n’est ni stable ni garantie, elle est juste prévisible dans une certaine mesure;
  • l’électricité nucléaire ou thermique (hors gaz et diesel), prévisible et stable, n’absorbe pas les pics de consommation;
  • les turbine à gaz : le nec plus ultra : ça démarre en quelques secondes pour fournir un appoint en cas de « pic » de consommation.


Si la proportion d’électricité verte augmente, l’équilibriste aura bien plus difficile, à moins de lui donner un nouveau levier : pouvoir influencer instantanément la consommation d’électricité, ne plus se contenter de la prédire, ou de l’influencer globalement comme avec les compteurs bi-horaires.

Et c’est là que les objets connectés d’une « smart home » peuvent jouer un rôle ! Imaginons :

  • un lave-linge ou un séchoir intelligent, dont le distributeur d’électricité pourrait retarder le démarrage/suspendre l’activité en cas de pic ;
  • une voiture électrique qui, en charge, restituerait temporairement de l’énergie au réseau, pourvu que son propriétaire ait indiqué quand il en aura l’usage (ou un usage exceptionnel, comme un départ en pleine nuit) ;
  • Un aspirateur ou un chauffage électrique qui se mettraient en basse puissance pendant les pics de consommation ;
  • le chauffage de l’eau sanitaire en période de creux.


Mais seriez-vous prêt à abandonner une fraction du confort d’une électricité toujours disponible à volonté ?
 

Un « remue-méninges » cela vous dit ?

Un mur de post-it

 

Comme nos amis canadiens aiment bien l’appeler, le « remue-méninges » ou brainstorming est une technique désormais répandue et utilisée par bien des équipes de projets dans le monde. Beaucoup de personnes la décrient car ils la comparent à un délire, à une réunion incontrôlée et  incontrôlable. Pourtant, il s’agit d’un outil simple et très pratique pour aller chercher des idées hors des chemins traditionnels. De plus, elle permet la participation de tous, quels que soient les niveaux d’implication ou les degrés de responsabilité.

Quels sont les principes à la base d’un bon brainstorming ?

Le premier principe consiste à « différer le jugement » : on évite tout jugement et donc, par la même occasion, toute censure. Bien qu’une idée puisse paraître étrange, on la conserve tout en sachant qu’à un moment donné, un jugement devra être porté et une décision prise.
Le second principe consiste à « récolter un maximum d’idées » : on recherche la quantité ! Statistiquement parlant, plus on aura de propositions, plus on aura la chance de trouver la bonne idée parmi celles exposées.
Le troisième principe est certainement le plus important ; il consiste à « favoriser les associations d’idées ». Le travail en groupe stimule cet aspect : les idées générées en entraînent d’autres ; en les associant, le processus de création se poursuit. C’est ici qu’intervient, de manière prépondérante, la personne qui joue le rôle d’animateur de la réunion. C’est à lui de créer les échanges, de les stimuler, tout en faisant respecter des règles de fonctionnement (permettre à tous de s’exprimer, de manière égale, sans jugement).

La réunion doit se passer en deux phases. Durant la première, un maximum d’idées sont générées sans être détaillées, mais en s’assurant de créer des associations entre elles. Durant la deuxième phase, on prend le temps de la réflexion. Les propositions faites sont approfondies, détaillées afin de permettre à tous de bien les comprendre et, bien entendu, de les exploiter.
Pour une question posée, un bon brainstorming génère 5 à 10 idées détaillées et argumentées, ainsi qu’une liste d’autres idées non développées.
Voilà décrite, de manière succincte, une technique très efficace qui ne demande qu’à être utilisée. A vous de jouer, donc, et bon « remue-méninges » !

 

Coup d'accélérateur pour l'échange électronique de données à Bruxelles

personne jonglant avec données

Vous avez dit intégrateur de services ?

La chose est presque passée inaperçue : juste avant les élections, lors de la dernière séance plénière du Parlement bruxellois, une « ordonnance portant création et organisation d'un intégrateur de services régional » a été adoptée. De quoi s'agit-il, me direz-vous ?

Un petit exemple vaut mieux qu'un long discours. Si vous avez, comme moi, un enfant majeur inscrit dans l'enseignement supérieur de la Communauté française (pardon, je veux dire, de la Fédération Wallonie Bruxelles), et que vous avez en principe droit aux allocations familiales, vous devez fournir une attestation d'inscription à votre caisse d'allocations familiales. Ce serait pourtant si simple si votre caisse d'allocations familiales vérifiait elle-même, par une consultation électronique des bases de données de la Fédération Wallonie Bruxelles, si votre enfant est bien inscrit dans l'enseignement supérieur.

C'est exactement ça que cherchent à régler les intégrateurs de services. Concrètement, il s'agit de mettre en place une plate-forme d'échange électronique de données qui interconnecte les demandeurs et les fournisseurs de données.

Sources authentiques, kesako?

Dans notre jargon, les fournisseurs de données sont appelés les « sources authentiques ». En effet, il ne s'agit pas seulement de rendre une base de données accessible. Il faut encore qu'une organisation ait été désignée par une réglementation appropriée pour assumer la charge de sa mise à jour régulière et la certifie. Il faut en outre, le cas échéant, que le citoyen ou l'entreprise sur lesquels porte la donnée puisse y avoir accès sur demande et en obtenir la rectification si nécessaire.

Mais que fait l'intégrateur de services dans tout ça ?

Lorsque l’échange porte sur des données à caractère personnel, la consultation électronique doit faire l’objet d’une autorisation préalable par la Commission de contrôle régionale (instituée par l'ordonnance auprès du Parlement), la Commission de la Protection de la Vie Privée ou par le comité sectoriel spécifiquement compétent, selon les niveaux de pouvoir impliqués dans l'échange. De cette autorisation découle la plupart du temps une obligation de mettre en œuvre des normes de sécurité très élevées.

Dans certains cas, par exemple dans le domaine d’études épidémiologiques exploitant des données médicales, les données sont tellement sensibles qu’il faut procéder à une anonymisation préalable ou à une agrégation à des fins statistiques. Dans d’autres cas, les données qui sont demandées proviennent de plusieurs sources authentiques et doivent être consolidées pour être vraiment utiles à leur destinataire. Il arrive également qu’il faille effectuer une conversion de format pour que le destinataire puisse utiliser valablement la donnée. Enfin, si des abus sont constatés ou si une plainte est déposée, il faut que la justice puisse retracer qui a eu accès à quoi, et quand.

Contrôle des autorisations d’accès, anonymisation, agrégation, consolidation, filtrage, conversion de formats, sécurisation totale, conservation des traces, application de normes, harmonisation des formats, transparence : voilà l’essentiel des missions qui incombent directement à l’intégrateur de services. Mais les administrations en attendent habituellement beaucoup plus : elles comptent sur une assistance technique et juridique pour l’élaboration d’un dossier de demande d’autorisation, par exemple, et exigent une qualité et une continuité de service irréprochables. C'est qu’il ne faut pas décevoir les attentes des citoyens et des entreprises qui ont droit à une administration efficace et moderne... Un fameux défi !

Et qui c'est qui s'y colle pour la Région bruxelloise ? C'est le CIRB, bien entendu !

Mon Siri, je t'aime !

jeu d'échecs

 

Après vous avoir parlé, il y a quelques mois, de la très bonne série The IT crowd, j'en remets une couche. Cette fois, c'est la concomitance d'un même sujet apparu dans une série et au ciné : la relation amoureuse d'un personnage avec son Operating System (OS) !
Dans un épisode de la saison 5 de l'excellentissime série The Big Bang Theory, le personnage de Raj s'achète un iPhone 4S et entame une relation plutôt intime avec... Siri, ce qui est une gageure pour Raj, lui qui perd normalement tous ses moyens devant les filles et reste littéralement... sans voix.
Il consulte Siri pour prendre toutes les décisions dans sa vie quotidienne : où prendre un café, quel vin avec quel plat, les recettes pour un repas qu'il organise avec ses amis Howard et Bernadette, etc. Il offre même à Siri une « garde-housses » avec des modèles pour toutes les occasions.

Siri va finir par peupler les rêves – ou plutôt les cauchemars – de Raj. A la fin de l'épisode, il rencontre Siri en face à face, mais redevient muet devant elle et ne peut plus prononcer un mot !

Bien que The Big Bang Theory soit basée entièrement sur l'humour, la série aborde néanmoins une thématique sérieuse : notre dépendance aux outils numériques.

C'est aussi le cas avec le dernier film de Spike Jonze, Her. L'histoire se déroule dans un futur plus ou moins proche où les OS ont tout envahi. Pour son travail d'écrivain public, Théodore (Joaquin Phoenix) fait l'acquisition d'un nouveau programme informatique. Cet operating system, incarné par la voix de Samantha (Scarlett Johansson), s'insinue dans tous les aspects de sa vie et il va finir par en tomber amoureux.

Bien sûr, ce n'est pas la première fois que ce thème est abordé au cinéma (I, Robot, A.I., Blade Runner, ...) ou à la télé (Real Human), ni même en littérature. Ces exemples interrogent notre relation à l'innovation, à la technologie et posent la question du rapport entre humain et artificiel : une machine peut-elle combler un manque affectif, un partenaire peut-il ne pas avoir d'existence réelle ?

Voilà, j'arrête là cet intermède philosophique, non sans vous recommander l'ouvrage de Richard Hanley, La métaphysique de Star Trek, qui aborde ces diverses réflexions en se basant sur la série télé : qu'est-ce qui caractérise l'humain face aux espèces extra-terrestres ou androïdes ? Quelle est la place de l'intelligence artificielle ?

Promis, pour mon prochain post, je serai plus terre à terre ! Enfin, peut-être pas: la nouvelle série Silicon Valley débarque sur HBO !

 

Interview with Francesco Corti

the Hackathon logo

 

Francesco Corti (Senior Consultant in Enterprise Content Management solutions, TAI Software Solutions) is the creator of the Alfresco Audit Analysis and Reporting system. He joined us on 16 May, for the Alfresco Global Virtual Hackathon.

Can you briefly explain to us the Alfresco Audit Analysis and Reporting system (A.A.A.R.)?

The A.A.A.R. system can extract audit data at a very detailed level and store the information in a Data Mart, in order to create reports in familiar formats (PDF, Microsoft Excel, CSV, etc.) making it possible to understand how Alfresco is used.

Together with other developers, you are concentrating today on finding new A.A.A.R. functionalities…

This system combines the major modern data analysis techniques for the world of Alfresco. My contribution incorporated Business Intelligence theories, that is those of the data analysis systems which, to some extent, are the weak link in Alfresco. We’re working on it. Today’s meeting is an invitation – for which I’d like to thank the BRIC, by the way – to work together on this project: to increase the capacity of A.A.A.R., so as to improve its analytical possibilities.

Who can benefit from this?

All developers wanting to explore a new area! The data analysis sector is well known in the field of IT research. But within Alfresco, it’s a sector that is still relatively unknown. Many people are surprised by my enthusiasm for the ‘data analysis – data management’ combination... It’s certainly a real discovery, both for data analysts and for data managers.

How do you see the A.A.A.R. developing, or how would you like to see it develop?

I’d like it to cover all the Alfresco fields of analysis... Could A.A.A.R. become an official Alfresco analysis system? That would be a dream come true, but let’s keep our feet on the ground for the time being!

Why did you choose to work with and on Alfresco?

For two main reasons: first of all, because at the moment Alfresco does not have a sound data analysis system, which it deserves. And secondly because it is possible, now even more so, to combine the requirements of Open Source with other Open Source Alfresco products. The solution I’m proposing means continuing along the Open Source path: this will not be a mix between free and proprietary software programs!

What do you think of the Alfresco community?

I appreciate the enthusiasm shown by the members of the Alfresco community. They undertake projects for the fun of it, and share the experience so that everyone can move forward, and not for other - sometimes less worthy - reasons.

What do you think of today’s meeting?

First of all, it’s a very stimulating context for new developments linked to our project. But it’s also an opportunity to discover so many new things: I’m very interested in finding out more about the projects my colleagues here are working on!
And then I think today provides something I’ve been lacking recently: confrontation.
In a totally positive sense, this is a chance to present our vision of things, and to receive feedback: “In my opinion, that’s fine”, or “In my opinion, that’s not right”, or “It would be better to do it this way:…”! All this dialogue began right from the start of the exchanges.

What’s your impression of Brussels, on your first visit?

It is a real pleasure to see Brussels in the sunshine, with lots of people outdoors (the fine weather is on our side!), talking together… In Italy, we tend to have a stereotype of people from northern countries: they are colder, more reserved… Everything I see is a great mixture of different cultures, of openness and good humour!
I’ll have to find time to come back as a tourist, and explore it more!


 

"Repanier", pour gérer votre groupement d'achat

légumes

Le défi

A l'initiative de l'ASBL GASAth, plusieurs groupements citoyens d'achats se sont rencontrés à diverses reprises pour décrire leur fonctionnement, leurs besoins communs et l'outil de gestion dont ils en avaient envie. Chaque groupe a partagé sa propre expérience dans ses cycles de commande, de permanence et de paiement pour aboutir à un besoin commun. Repanier / Eetkorf (de repas "eet" et panier "korf"), est né pour y répondre, sous forme de projet Open Source.

Le besoin commun

Sur base de l'offre d'un ou de plusieurs producteurs, les commandes sont ouvertes aux membres pendant quelques jours. Clôturées, elles sont transmises aux producteurs concernés, avec la répartition par produit et par membre. Des documents de préparation sont transmis à l'équipe de permanence, pour lui permettre de réceptionner et de répartir la marchandise entre les membres. La permanence terminée, les quantités et prix des marchandises livrées peuvent être comptabilisés. Si c'est le cas, les producteurs et les membres reçoivent le détail de la livraison/réception, avec la TVA et/ou la taxe de compensation valorisée ainsi que le solde de leur compte.
 
Le producteur peut aussi se considérer comme un groupement d'achat et n'ouvrir son magasin que pendant une petite tranche horaire précise, « la permanence ». Ses clients sont avertis de son offre par mail. Ils commandent la marchandise avant de venir la chercher lorsque le magasin est ouvert, lui laissant le temps de la préparer. Les producteurs peuvent même se réunir. C'est le cas du bio d'ici qui réunira une vingtaine de maraîchers pour s'adresser prochainement aux collectivités locales, aux restaurants, …

Quelques-uns des aspects particuliers

Certains aspects du projet ont demandé des solutions que nous n'avions pas trouvées ailleurs. En voici quelques-unes, parmi d'autres.
 
Nous souhaitions amener l'acheteur à commander sans encoder de chiffres pour éviter la demi-bouteille de lait, les 3kg de mâche, les 50gr de fromage. Le système devait permettre de passer commande sur un PC, une tablette ou un smartphone.
 
La solution adoptée est de proposer un choix limité sous forme de liste, avec la possibilité de contacter le responsable "commande" pour demander une quantité plus grande :
 
•    L'unité de commande peut être la pièce, un exemple avec des bouteilles de vin :

•    Elle peut être le kilo :

•    Ou la pièce facturée au poids :

 
Nous souhaitions permettre au producteur de préparer la commande soit par produit, soit par panier - selon sa préférence - mais en tenant compte d'un aspect important. Certains produits sont préparé en vrac, comme des pommes, des carottes, et d'autres sont préparé nominativement par acheteur, comme du fromage.
 
La solution a été, d'une part, de dédoubler les trois unités de commande ci-dessus en "vrac" et "nominatif". Nous avons aussi choisi d'envoyer la commande au producteur sous forme de fichier Excel (compatible avec Libre Office). Les totaux se recalculant, il peut facilement l'utiliser pour produire ses factures lisibles.
 
Nous souhaitions faciliter le travail des permanenciers lors de la préparation des paniers en les invitant à préparer les petites quantités en premier lieu, car le choix est plus large entre les petites et les grands pièces. Il est aussi plus aisé de préparer des mêmes quantités d'affilée.
 
Pour y répondre, la liste qui sert à l'équipe de préparation présente chaque produit trié par quantité croissante de commande.



Le régime agricole devait être pris en charge. Certains producteurs de petite taille ou occasionnels ne sont pas soumis au régime de la TVA pour tous leurs produits ou une partie de ceux-ci. Dans ce cas, ils ne peuvent pas amortir la TVA sur les investissements qui concernent ces produits. En compensation, lorsqu'ils vendent une marchandise à un client assujetti, le prix de vente public est majoré de la taxe dite de compensation, que le client assujetti pourra déduire. "Repanier" en tient compte de manière transparente, affichant le bon prix à la bonne personne, renseignant séparément la TVA et la compensation.

Outils utilisés

Les principaux outils utilisés sont Django CMS 3, Twitter bootstrap 3, Nginx, PostgreSQL 9.1. L'hébergement se fait chez Gandi, au Luxembourg sur un serveur dédié (1GB RAM, 16GB HD, O/S Debian).

Mise en production

Le projet a débuté en 2013. Il est passé en production pour deux premiers groupements en avril 2014. En mai, il va être déployé pour trois groupements supplémentaires.
Intéressé par le projet pour votre groupement ? Envie de plus d'informations ? Laissez-moi un message

 

Généralisons le WIFI à Bruxelles !

la Grand Place de Bruxelles

 

Depuis plus de 10 ans, le CIRB a développé du réseau WIFI gratuit en Région bruxelloise. Nous avons tout d'abord concentré nos efforts sur les universités, les campus et toutes les écoles supérieures pour doter ensuite les administrations régionales et communales. Chaque commune a donc la possibilité d'offrir des points d'accès gratuits dans des lieux publics extérieurs.
La Grand Place de Bruxelles offre désormais gratuitement à ses visiteurs l’accès à Internet. Il est  réjouissant de constater que la plus belle place du monde est enfin accessible de cette façon !
L'ambition du CIRB, traduite dans son projet smart.brussels, est d'aller plus loin dans le cadre de la prochaine législature et d'élargir le réseau WIFI aux stations de métro, aux bibliothèques communales et - pourquoi pas ? - aux taxis ! Eh oui, les taxis sont équipés de WIFI gratuit dans un nombre croissant de grandes métropoles européennes et internationales.
Bruxelles pourrait marquer sa différence en s'inscrivant dans cette logique. L'accès à Internet gratuit pour tous constitue une plus-value importante pour notre Région, tant au niveau national qu'international. Il s'agit également d'un moyen de lutter contre une fracture numérique toujours présente, puisque aujourd'hui, tous nos concitoyens ne sont pas munis de la 3G.
Le CIRB est prêt à travailler au sans-fil ouvert à tous comme levier pour l'attractivité et la prospérité de Bruxelles. Nous proposerons donc au prochain Gouvernement de s'inscrire dans cette perspective de convivialité en utilisant les services de la SCRL IRISnet.

 

« Geen witboeken meer maar graag een digitale boost »

een origami

 

Een recent artikel in Data News van 25 april 2014 deed me even de wenkbrauwen fronsen. Het artikel suggereert dat het een het ander uitsluit. Ik ben het hier natuurlijk niet mee eens. Logisch misschien, op een scharniermoment wanneer het CIBG de nog « nat van de inkt » nieuwste editie van zijn witboek 2014 boven de doopvont houdt. Wij van het CIBG geloven dus duidelijk wél nog in het neerpennen van een 70 pagina's tellend manifest, dat idealiter de roadmap wordt van de volgende Brusselse regering inzake ICT.

Aan de vooravond van een nieuwe legislatuur is het moment gekomen om de balans op te maken van de huidige legislatuur. De cuvee 2009-2014 was bijzonder goed al zeggen we het zelf: het Gewestelijke Data Center staat in de stijgers, het breedbandnetwerk IRISnet is in goede handen voor de volgende revolutie inzake breedband, Fix my street helpt burger en gemeenten mankementen aan de openbare weg sneller en beter opsporen en herstellen, het elektronisch loket van het Brusselse Gewest bedient alle 19 gemeenten etc. etc.  

Als de afgelopen 5 jaar iets hebben bewezen dan is het wel dat de ICT-sector in een stroom-versnelling is terechtgekomen... De rollercoaster is vertrokken en gaat steeds sneller spinnen...

Het nieuwe witboek van het CIBG nu is opgebouwd rond de troeven van een smart city, en bij uitbreiding van een smart gewest. We hebben hierbij vier essentiële uitdagingen genoteerd: « Brussel uitbouwen tot een verbonden, duurzaam, open en veilig gewest. » Naast deze 4 uitdagingen zijn er een aantal essentiële pijlers waarrond het beleid van morgen dient te worden opgezet: o.a. een verdere professionalisering van de videobewaking, de integratie van gegevens en diensten, de 6de staatshervorming, het Gewestelijke Data Center, IRISnet, Urbis de digitale cartografie etc.

Het leven houdt echter niet op wanneer de inkt van ons witboek uiteindelijk zal zijn opgedroogd. Net daarom zet het CIBG parallel met het verschijnen van zijn papieren parel een microsite online www.smart-brussels.be waar iedereen de vastgelegde KPI's inzake uitdagingen en pijlers, want meten is weten, meteen jaar voor jaar kan opvolgen. In alle openheid kan iedereen dus voortaan volgen of we de beloftes op papier ook waarmaken in werkelijkheid. Want als we het ergens over eens zijn dan is het duidelijk over het tweede deel van de titel van hoger vermeld artikel: een digitale boost is gewenst.

Misschien toch nog wel een goed idee nog één witboek te lezen dit jaar. Laat het het onze zijn. U vindt het hier.

Contacteer ons indien u graag nog een ouderwetse papieren versie doorbladert. Wij begrijpen dat. Maar laat ons vooral weten wat u ervan vindt. Drop us a line of tweet er over op #CIRB_CIBG.
 

Elisa

la main d'un adulte et celle d'un enfant

 

Quel avenir pour Elisa ?
Elle est née le 13 avril 2014. Elle s’appelle Elisa. C’est ma petite-fille - la première !
Elle est toute belle, toute petite, toute fragile et je lui souhaite tout simplement d’être heureuse.
Qu’elle ait accès

  • au meilleur enseignement (de préférence bilingue, ou même trilingue);
  • à la culture (la musique, les livres, les expos, les films);
  • à une nourriture saine (dans un environnement protégé);
  • à des soins de qualité;
  • à une vie décente (un logement convenable, un emploi valorisant, la possibilité de voyager);
  • à une justice équitable et accessible;
  • à un monde tourné vers l’humain et non vers le profit;
  • à une société solidaire et tolérante.

J’ai peur pour elle de ce monde égoïste, centré sur lui-même, préoccupé uniquement de son jardin, qui voit l’ennemi dans son voisin d’une autre couleur, d’une autre religion, d’une autre origine.
Qui a le pouvoir de changer notre monde, celui de nos enfants, de nos petits-enfants ? Ce sont les hommes et les femmes qui nous gouvernent. Et qui sont les hommes et les femmes qui nous gouvernent ? Ce sont ceux à qui nous donnons notre voix !
Ce 25 mai, vous irez voter. Prenez la peine de consulter le programme des différents partis politiques.
Méfiez-vous des partis qui ont, jusqu’à présent, fait tout le contraire de ce qu’ils promettent maintenant… jusqu’au 26 mai …
Chacun d’entre nous a sa part de responsabilité dans la construction du monde de demain.
Quel monde souhaitez-vous pour vos enfants, vos petits-enfants ?

 

Le mode d’emploi

colère contre un pc

 

Avez-vous déjà essayé de vous servir de votre micro-ondes, de votre sèche-linge ou même de votre télévision super plate sans avoir auparavant consulté le mode d’emploi ? Evidemment ! Vous êtes informaticien, non ? Vous n’avez pas besoin d’un mode d’emploi... ;)

Cependant, lorsque notre réveil-matin-mp3-WebRadio-qui-fait-le-café est de mauvaise humeur, et qu’on ne s’en sort plus entre le "Appuyez longuement", "Appuyez très longuement" et le "Appuyez 3x, attendez 1s puis appuyez 2x", là - et là seulement - nous acceptons enfin de nous pencher sur le sacro-saint mode d’emploi (et encore : notre ego en prend un coup). Au final, après maints appuis douloureux d’index, moments d’angoisse et vaines demandes d’aide sur divers forums, le problème se résout: Ah ! Quel bonheur ... Je suis certain qu’il vous est déjà arrivé ce genre de souci… Tout cela reste, la plupart du temps, pas graaaave (soyons djeuns: cooooool, , respiiiire… Zen mec : ça marche non ? Ça ne fait jamais qu’une semaine que je me réveille avec l’alarme de ma montre, mais bon …)

Transposons tout cela à notre vaste univers quotidien de l’informatique. Vous imaginez un peu le tableau ? La catastrophe potentielle reposant uniquement sur la manière dont un serveur applicatif doit être redémarré, ou comment doit être accueilli un nouvel utilisateur, ou même quelle est la démarche pour remettre un mot de passe à zéro sans risque de faille ou de compromission de données... On tomberait vite dans un mauvais remake de ‘The Big Bang 2 - Let’s go to Cuba’...

Documentation : un mot de 13 lettres (ouille, ça commence mal) qui fait frémir bon nombre d’informaticiens. Unification : un mot très simple qui en réjouit certains, tandis que les autres continuent de frémir. Je ne vous dit pas la réunion des deux ! Et pourtant... Documenter, c’est déjà un grand pas; toute une équipe documentant de la même manière, c’est encore mieux, non ? Si tous les informaticiens du monde documentaient de la manière ? Bon, d’accord, j’exagère... Mais ce serait cool non ? Avouez :oP
Que vous soyez Itilesque ou Isoesque, voire même jefaiscommejeveux-esque, l’essentiel est que toute l’équipe parle et comprenne la même langue… Et que tout soit documenté.
Car c’est toujours quand vous avez besoin d’une information pour débloquer une situation critique, que vous vous apercevez qu’elle … n’a pas encore été rédigée. Elle est restée dans un cerveau ou dans un clavier : il va falloir secouer... Enfin, pas de bol : Murphy est en pleine forme aujourd’hui ! En plus de de vous faire passer en DEFCON 5, il bloquera votre système informatisé de documentation... Alors n’oubliez pas... d’imprimer la doc !

 

TADDM

TADDM logo

 

La Configuration Management DataBase (en abrégé CMDB), ou base de données de gestion de configuration, est une base de données unifiant les composants d'un système informatique. Elle permet de comprendre l'organisation entre ceux-ci et de modifier leur configuration. La CMDB est un composant fondamental d’une architecture IT.
Voilà déjà quelque temps que le CIRB a pour objectif de se doter d’un tel outil de gestion,  absolument indispensable.
C’est ainsi que dans le cadre de l’approche « Continuous Service Improvement » (en abrégé CSI), la suite IBM Tivoli BSM (Business Service Management), c’est-à-dire la plate-forme de monitoring et de management utilisée au CIRB, s’enrichit d’un nouveau logiciel appelé TADDM (Tivoli Application Dependency Discovery Manager).

Comme son nom l’indique, TADDM est un logiciel de la suite IBM Tivoli qui offre une cartographie de l’infrastructure IT et apporte plus précisément une mise en évidence et une visibilité des applications ainsi que leurs dépendances en termes des ressource de l'infrastructure informatique.
En effet, TADDM crée un mappage (une correspondance entre des objets) et une topologie fondés sur une découverte robuste, structurée et automatisée des applications, en vue de produire un inventaire. Celui-ci comprendra lesdites applications, des items de configuration (CI) ainsi que des dépendances dont notamment des serveurs, des liens, des éléments réseaux et des services. Cela  permet de faciliter la modélisation des services et la création des liens entre les composants IT. De facto, TADDM constitue une source d’informations de qualité pour alimenter la CMDB et favorise la communication au sein de notre organisation.

Quelle est la valeur ajoutée d’un tel logiciel ?

Dans un environnement informatique complexe en perpétuel évolution comme celui du CIRB, il est vital de savoir et de comprendre ce dont on dispose comme infrastructure, applications, éléments réseaux, systèmes d’exploitation, bases de données et autre logiciels. TADDM permet et garantit cela. Il visualise les changements qui se font sur le domaine et en assure la traçabilité. Cette fonction lui permet de déterminer l’impact des changements sur le parc informatique. En somme, cela induit des avantages qui se traduisent en ces termes :

1. Comprendre ce dont notre organisation dispose

TADDM effectue une découverte complète et classe l’information sur les applications en incluant leurs dépendances par rapport aux serveurs qui hébergent les applications et sur les réseaux (routers, switches, etc). Cela permet une topologie des « business applications ».

2. Comprendre comment les changements ont étés opérés à travers le temps au sein de l'organisation

TADDM suit les changements dans les applications en les représentant sur des cartes et en fournissant des informations dans des rapports à la demande, pour une parfaite gestion de la traçabilité des changements.

3. Comprendre les impacts supportés

TADDM peut décrire quels groupes ou quelles applications ont été concernés, quelles violations ont été opérées. TADDM a des interfaces d’intégration avec d’autres outils de gestion de la production.


De cette description, il apparaît qu’au-delà d’une simple CMDB, TADDM est en plus une « Change & Configuration Management Database » (en abrégé CCMDB). Toutes choses égales par ailleurs, TADDM permet de gérer la traçabilité des changements réalisés dans l’infrastructure et stockés dans la CMDB. En corrélation avec des outils de reporting Tivoli (TCR) utilisant la technologie Cognos et/ou BIRT (Business Intelligence and Reporting Tools), TADDM offre à ses utilisateurs la faculté de modéliser et de produire des rapports professionnels d’une grande valeur ajoutée. Autrement dit, il réalise une photographie de l’activité de l’entreprise.
Ceci confirme l’entrée du CIRB dans la routine de l’excellence et, plus modestement, nous dirons une valorisation des aspects ITSM (Information Technology Service Management), de l’Asset Management, du Capacity Management, du Service Management, du System & Networking Management. C’est une consolidation de la configuration des intrants1 dans la gestion complexe d’un Data Center dont les éléments sont de plus en plus virtuels.
A ce sujet, des séminaires d’information seront sous peu organisés pour nos collègues, au cours desquels nous serons ravis de répondre à vos nombreuses questions.
 
(1)   Intrants : éléments nécessaires à la production.

 

Projet ECIM : quand le Cloud vient au secours de la mobilité…

Logo du projet ECIM

 

Prenez une bonne tranche de Smart City, ajoutez des services Web « mobilité », arrosez d'OpenData et assaisonnez à la sauce Cloud : c'est la recette du projet ECIM.

Les 14 partenaires du projet ECIMLe coup d'envoi en a été donné au mois d'avril : ECIM (European Cloud marketplace for Intelligent Mobility) a été soumis par un consortium de 14 partenaires répartis dans 6 pays, dont 5 Belges (IS-Practice , iMinds (ex-IBBT), CIRB, Mobile For, EnoLL et BePark) et trois villes (Bruxelles, Barcelone et Paris), dans le cadre de l'appel à projets 2013 du programme européen «Competitiveness and Innovation Programme - ICT Policy Support Programme » (CIP-ICT PSP).

L'objectif principal consiste à développer des services « Smart City » dans le Cloud en vue d'offrir aux citoyens des services publics plus efficients et meilleur marché dans le cadre d'un partenariat public-privé. Comment ?

1. En offrant aux créateurs de services, d'une part, des sources de données qui leur permettront de développer de nouveaux services et d'autre part, une plate-forme qui facilitera leur commercialisation

2. En mettant à disposition des gestionnaires de la ville une plate-forme de fourniture de services ouverte et au meilleur coût et qui rencontre leurs besoins en mobilité locale tout  en minimisant l'impact sur l'environnement

3. En combinant de multiples services Web dans une seule et même interface qui facilite les déplacements des habitants et des navetteurs.

Premier Business Case : la mobilité urbaine. Des applications expérimentales relatives au stationnement hors voirie et en voirie seront développées, intégrant des fonctionnalités de type crowd-sourcing (c'est-à-dire des citoyens qui partagent des informations relatives aux places de stationnement disponibles dans leur voisinage). Les données provenant de diverses sources seront exploitées par une application mobile unique au moyen de laquelle le « voyageur » peut trouver le meilleur itinéraire pour se rendre d'un point A à un point B en tenant compte du trafic, en trouvant en chemin une place de stationnement sûre et abordable, qu'il pourra éventuellement payer via son smartphone, en partant de l'hypothèse que l'automobiliste est prêt à parcourir le dernier kilomètre en utilisant des moyens de transport alternatifs (Villo, transports en commun, marche à pied, ...).

Le projet se veut respectueux des politiques en matière de mobilité : il intégrera également des fonctionnalités de gestion urbaine qui permettront aux autorités d'agir sur les flux de circulation, par exemple en diminuant ou en augmentant les places de stationnement qui sont mises à disposition, en agissant sur les prix et en anticipant les problèmes au moyen d'analyses de type « big data ».

En condensé :

Résumé du projet ECIM en un seul slide

Un fameux et ambitieux challenge, n'est-il pas ?

 

Going back to the roots

Un Sinclair ZX81

 

Un de ces quatre derniers matins, entre un train en retard et un métro raté, en voguant dans un labyrinthique iTunes, je suis retombé sur un morceau de musique très particulier, le manifeste du rap US : Rapper's delight du Sugarhill Gang (Ah ! Ces noms de groupes inspirés et poétiques des années 80... Toute une époque !)
 
Tout en me souvenant très bien de ce morceau, j'ai été surpris par sa simplicité apparente et son formidable impact pour mon pied droit et mes zygomatiques :-)  Après 14 minutes et 3 secondes de pur bonheur, let's go to the roots ! Et je me suis mis à repenser à mes débuts dans l'informatique... Cette époque où l'informaticien était un roi qui avait décision de vie ou de mort sur les utilisateurs (entendez : faciliter ou pas leur quotidien). Tout était à faire et le e-monde n'existait pas vraiment... C'était juste une e-idée parmi tant d'autres ! Fébriles, nous passions du bonheur à la colère, après une heure de téléchargement pour 2mo qui bloquait à 99% alors que notre ligne pstn venait de produire le ´tic' tant redouté de notre modem (ce n’est pas pour rien que c’était des US Robo-tics ) !
Mes souvenirs laissèrent place à une réflexion : fondamentalement, quelle est la racine de l'informatique ? L'automatisation du traitement de l'information, non ? Je crois qu'il s'agit bien de la racine même de notre métier... Traiter automatiquement des grandes cartes perforées rapidement et sans erreurs, par exemple ;-) (Bien sûr, je simplifie un peu... Si j'écrivais 12 pages sur le sujet, ce serait un tantinet long...)
 
Et voilà où je veux en venir : est ce bien cela que nous faisons à tous les niveaux aujourd'hui ? Est ce que mes chers utilisateurs ont moins de travail car l'ordinateur fait une bonne partie à leur place ? Pensez-vous vraiment que l'IT facilite le quotidien de tout un chacun ? Pour moi, la réponse est oui, certes... mais heu ... non, pas toujours en fait...

Je vais donc, dans un prochain post, trouver et exposer ces cas où l'informatique constitue un frein plutôt qu'un accélérateur pour l'utilisateur final ... Et j'ai déjà pas mal d'idées ;)
 
Dans tous les cas, vous l'aurez compris : simplifions l’IT, simplifions-nous la vie ! (et cette démarche pourrait certainement être appliquée à d’autres domaines...) So, going back to the roots could be a nice way to evolve... What do you think ?
 


I said, a hip hop the hippie the hippie
To the hip hip hop, a you don't stop
The rock it to the bang, bang boogie
Say up jumped the boogie
To the rhythm of the boogie, the beat
 
Now what you hear is not a test I'm rappin' to the beat
And me, the groove and my friends
Are gonna try to move your feet

 
The Sugarhill Gang, 1979

 

Domain Name System

arobase


En tant que responsable du Service DNS au sein du Centre d’Informatique pour la Région Bruxelloise, je suis amené à faire des choix concernant les demandes « DNS » de nos partenaires. Chaque choix a une incidence directe sur la continuité du service et aussi sur les services périphériques qui se basent sur le service DNS. On me questionne souvent à propos des tenants et aboutissants d’un changement sur l’infrastructure DNS mis en place par le CIRB, d'où le sujet de ce post.

Histoire

Depuis que l’ex-URSS (CCCP pour les intimes) a lancé Spoutnik dans l’espace et qu'Eisenhower a créé l’ARPA dans la foulée, la technologie a évolué de façon exponentielle pour arriver aujourd’hui à proposer Internet aux entreprises et aux citoyens du monde.
Dans les années 70/80, les chercheurs et ingénieurs qui communiquaient sur le réseau ARPANET avaient mis en place un système de relation entre une adresse IP et un nom d’hôte, contenu dans un fichier texte (host.txt). Le but était de se rappeler un serveur sous la forme d'un mot et non d'une adresse IP. Loin d'être idéale, cette solution a a été délaissée, au début des années 1980, avec le protocole DNS (RFC805, RFC882), qui a fait évoluer les notions de « @ » et « . », largement utilisées de nos jours dans les adresses e-mail et autre URL/URI.

Il sera désormais possible de contacter un ordinateur et/ou une personne en complétant son domaine à la droite du « @ », séparé par un point « . », ex jdoe@cirb.irisnet.be. On pourra ainsi contacter John Doe, qui travail pour l’organisation CIRB, du réseau IRISnet, situé en Belgique, de la même manière que www.cirb.irisnet.be donne l’adresse de destination du serveur « www » (son nom d’hôte), hébergé au CIRB, sur le réseau IRISnet, en Belgique.

Bien sûr, la réalité est plus complexe, et l'exemple proposé l'est à des fins de bonne compréhension de mon propos (Je reviendrai, d'ailleurs, sur DNS dans un autre post plus complet sur le sujet). DNS fait ainsi la relation entre un nom de domaine et une adresse IP, donc un serveur. Le système DNS s'architecture sous forme d'arbre dont la feuille serait un serveur ou un  service.

Complexité

Le Domain Name System est donc un protocole élaboré qui se complexifie avec le temps, pour différentes raisons. DNS est une couche qui vient au-dessus du réseau. La couche réseau et serveur peut très bien fonctionner, mais pas le nom DNS, et vice-versa, d’où la complexité de diagnostiquer les problèmes liés aux configurations DNS. Il faut également garder sous contrôle chaque changement DNS qui peut avoir un impact sur la délivrance d’un service, ou simplement sur le fonctionnement d’une infrastructure IT.

DNS peut être comparé à un système GPS. Pensez aux problèmes rencontrés sur la route si les informations de localisation ou de cartographie ne sont pas correctes ou à jour...
C'est l’utilisateur final qui en pâtira, incapable d'accéder à un site ou d'envoyer un e-mail. Il recevra un message d’erreur standard n’expliquant en rien ou de manière très basique (code erreur) ce qu’il se passe vraiment.

Relation

Sorte de moelle épinière du réseau, DNS est lié à toute une série de services techniques qui en sont dépendants, comme l’e-mail. Le système de mail (protocole SMTP) se base sur les noms DNS et principalement sur les enregistrements (ressources records) MX pour l’envoi. MX (Mail exchanger record), c’est l’entrée configurée sur un serveur de noms, qui indique au serveur mail d’envoi par où doit transiter le mail pour arriver à destination.
C’est comme le train qui doit suivre une ligne de chemin de fer et passer par des gares pour arriver à destination : il est impossible qu’un mail transite sur le réseau sans cet enregistrement MX. Celui-ci est stocké dans un fichier de configuration sous la forme:

example.com.         1D   IN      MX  10   mail.example.com.


Cela signifie que si vous voulez envoyer un mail a jdoe@example.com, il faut faire transiter le mail par mail.example.com. C’est là que le serveur mail d’envoi fait une requête DNS pour obtenir l’adresse IP du serveur mail.example.com. Une fois qu’il a cette adresse IP, les paquets sont envoyés à travers le réseau IP jusqu’au serveur de destination mail.example.com, qui peut y répondre positivement ou non...  

Conclusion

Les enregistrements DNS pour le mail sont complexes. Ils diffèrent si vous êtes dans un réseau privé (LAN) ou sur internet, et selon les logiciels en charge de la gestion des services mail. Quand un mail transite sur le réseau, il peut passer à travers 2 ou 10 serveurs de relais avant d’arriver à destination. Si un serveur de relais ne répond pas, le mail reste en transit pendant une période de temps définie, incrémenté d'une seconde période à chaque nouvelle erreur de délivrance. Finalement, il est soit livré à son destinataire, soit retourné à l’émetteur si le destinataire n’est pas trouvé ou s'il n’existe pas. Oui oui, ça ressemble bien à notre bonne vieille poste !
DNS permet de proposer et d'afficher du contenu sur internet sans devoir connaître les configurations IP de chaque serveur où se trouve le contenu recherché.
DNS est utilisé dans d’innombrables chaînes de configuration technique. Si l’une d’entre elles pose problème, la chaîne se brise...

 

L'informatique et les enfants. L'informatique pour les enfants ?

des enfants devant un ordinateur



L'informatique fait désormais partie de la vie de la plupart des adultes. Smartphones, tablettes et portables ont envahi notre quotidien (professionnel et personnel), comme les montres, les lunettes connectées et les vêtements "intelligents". Ces technologies sont souvent facilement compréhensibles pour bon nombre d'adultes et d'adolescents, confrontés depuis des années et plusieurs heures par jour à ces interfaces connectées. Qu'en est-il des enfants ? Comment les initier au mieux et à leur rythme aux technologies nouvelles ?

Partons du principe que l'enfant considère l'utilisation des nouvelles technologies comme une récompense et non comme un apprentissage permanent, trop long et fastidieux ; cela engendrera déjà une motivation de sa part. L'ordinateur introduit, dès lors, le concept d'activité ludo-éducative. Celle-ci occupera un laps de temps à déterminer et nécessitera, de la part de l'enfant, une concentration accrue à plus long terme. Cet exercice d'attention aura notamment pour avantage de préparer en douceur l'enfant aux exigences de sa future vie scolaire puis professionnelle. Mais pour arriver à ce résultat, la route est longue et différents facteurs sont à prendre en compte : l'envie de l'enfant, le matériel et le logiciel utilisés, le temps d'apprentissage (tant pour l'enfant que pour les parents).

Que l'enfant soit déjà attiré par l'informatique semble donc le premier prérequis. Plusieurs indices quotidiens trahissent cette attirance : de votre enfant vous imitant au téléphone ou à l'ordinateur, à l'utilisation de jouets adaptés (ou non) indiquant une envie d'aller plus loin, ...

Le matériel utilisé doit, ensuite, être spécifique à l'enfant : la morphologie d'un enfant de 2 ou de 5 ans diffère de celle d'un pré-adolescent ou encore de celle d'un adulte ! Les enfants en bas âge auront donc un matériel dédié (un petit clavier et une petite souris adaptée à la main de l'enfant, un écran ou un ordinateur correct, style eee PC).
N'hésitez pas à considérer le matériel dit pour adulte (mais ultraportable) taillés pour les enfants ; du matériel spécifique pour personne avec difficultés motrices peut même s'avérer adéquat (touches géantes, ...). La position de l'enfant face à l'ordinateur, la tenue de la main sur la souris ou le clavier, ses réflexes de regards, etc. devront sans cesse être retravaillés pour devenir un automatisme et éviter mal de dos, de poignet, ...

Ne jamais laisser un enfant seul devant un ordinateur devrait être le leitmotiv de tout parent.

Il s'agit d'un moment privilégié pour l'enfant mais aussi pour le parent qui l'initie. Consacrer le temps nécessaire à cette activité sans presser votre enfant : c'est impératif si vous ne voulez pas de le décourager dans cette phase qui conjugue amusement et découverte. N'oubliez pas que vous seul pourrez également détecter les signes d’inattention ou de fatigue... Pensez, enfin, à prévoir un moment post-activité en fin de journée, de manière à ne pas perturber son sommeil.

Le choix du logiciel utilisé est, bien sûr, déterminant. Il est nécessaire d'avoir à disposition un « tout en un » proposant à la fois une facilité d'accès pour enfants et parents, diverses activités ainsi qu'une bonne capacité d'évolution (pérennité de l'environnement d'apprentissage de l'enfant). Dans ce cadre, distinguons également deux groupes de logiciels : ceux qui ont été développés pour s'ajouter au système d'exploitation (soit propriétaire, soit Libre) et ceux qui ont été pensés dès le départ pour l'apprentissage de l'ordinateur aux plus petits.

Les propositions et les conseils sont multiples à propos du premier groupe ... Mais les options qu'on y trouve sont parfois (oserais-je dire: bien souvent) non optimales. Les lignes de ce billet pourraient s'étaler à ce sujet sans arriver à conclusion. A propos du second groupe de logiciels, j'attirerais votre attention sur le système d'exploitation Doudoulinux, qui a l'objectif d'apprendre l'informatique aux enfants, sous l'oeil attentif des parents. Doudoulinux est un DVD-Rom live (c'est à dire qu'il n'a pas besoin d'accès au disque dur pour pouvoir démarrer) basé sur la distribution GNU Debian. Il propose un menu adapté aux plus petits (dès 2 ans) et va jusqu'à charger un système d'exploitation complet, adapté aux pré-adolescents et adolescents (de 8 ans à 10 ans). Chaque activité permet d'associer des principes simples de prise en main de l'ordinateur. Ainsi dès 2 ans, l'activité ludo-éducative se concentre sur l'association du mouvement de la main avec le mouvement du curseur qui laisse une trace à l'écran, et celui du clic (droit ou gauche) laissant une forme à l'écran. Et ainsi de suite avec l'apprentissage ludique du clavier, des jeux de réflexion, ... jusqu'à l'accès à un système d'exploitation complet.

Et si l'enfant va sur Internet ? Doudoulinux protège aussi le public cible de plusieurs manières : le réseau sans fil n'est pas connecté de manière automatique, la messagerie n'est pas connectée sur un réseau public et seul le réseau interne est visible (vous pouvez rajouter des adresses externes de manière simple mais avec autorisation parentale). Squid et DansGuardian sont nativement installés et les filtres sont placés au niveau le plus élevé. Enfin les comptes des réseaux sociaux sont bloqués.

Avec le temps, vous aurez la possibilité d'ajouter une suite bureautique ou tout autre logiciel prévu pour la distribution GNU Debian, par exemple.

Bonne découverte aux tout petits et heureuse phase d'initiation aux parents !

 

Coming soon : “Smart Africa”

logo du Summit Smart Cities North Africa 2014

 

Alors que le CIRB a présenté sa vision d’une smart city pour la Région bruxelloise sous la bannière « smart.brussels » (vision qu’il développera plus profondément dans son Livre blanc 2014-2019 « Une région connectée, durable, ouverte, sécurisante »), le concept même de smart city apparaît plus que jamais en pleine effervescence. Il étend même ses ramifications jusqu’en Afrique : « Africa is ready to leapfrog the competition through smart cities technology » affirme, par exemple, le cabinet Deloitte.


La ville du futur sera une smart city ou ne sera pas. Loin d’être concept-gadget réservé à une poignée de métropoles occidentales bien nanties qui se servent de leur stratégie de smart city comme levier de city marketing (Amsterdam ou Barcelone tirent remarquablement leur épingle à ce petit jeu), l’approche "smart" est aujourd’hui à l’agenda d’un nombre croissant de villes.

Le Parlement européen vient de publier un benchmark des smart cities européennes sous le titre "Mapping Smart Cities in the EU". Le benchmark a compté pas moins de 240 villes intelligentes parmi les villes européennes de plus de 100 000 habitants. Toutes ces smart cities ne se situent pas tout au nord du continent. L’Italie, par exemple, figure parmi les Etats membres européens possédant la plus forte densité de villes intelligentes tandis que l’Espagne et le Portugal se calent dans son sillage au même niveau que le Royaume-Uni ou la Belgique.
Il est donc grand temps, pour la Région de Bruxelles-Capitale, de changer de vision à propos des smart cities et d’adopter une approche cohérente en la matière. L’horloge tourne car, pour les observateurs spécialisés, la smart city est même sur le point de se mettre à l’heure africaine. Les villes d’Afrique, selon un rapport du cabinet Deloitte, seront en mesure de rivaliser d’ici 2050 avec les smart cities matures des pays développés.

Et si la smart city du futur s’appelait Johannesburg ou Rabat ?

L’Afrique compte sur son continent quelques-unes des villes dont la population croît le plus vite. Celles-ci constituent le nouveau gisement pour déployer des technologies "smart". De plus, une vision politique de l’intérêt des TIC s’y fait jour. L’intervention du ministre sud-africain Trevor Manuel à la South Africa’s GovTech Conference de novembre 2013, citée par la même étude Deloitte, est exemplaire à cet égard : “IT, the great enabler, can help us release the potential of each person. We can push the boundaries of enablement through IT.”
Vous n’y croyez pas ? Facebook: bien, comme tant d’autres géants des technologies nouvelles, du reste. Le réseau à plus d’un milliard d’amis dans le monde fait partie du partenariat Internet.org dont l’ambition est “de rendre l’accès à Internet abordable pour les deux tiers de la planète qui ne sont pas encore connectés”. Les médias se sont ainsi récemment fait l’écho du projet de Facebook d’acheter 11 000 drones solaires servant de relais de connexion internet pour les habitants des zones survolées. Dans le même but, Google prend, lui aussi, la voie des airs avec son projet Loon utilisant des ballons stratosphériques. Plus terre à terre, IBM soutient, pendant ce temps, les experts IT des pays en développement. Rabat s’est distinguée en étant choisie parmi 140 villes dans le monde lauréates de l’IBM Smarter Cities Challenge. Le Maroc accueillera, en outre, en juin prochain, le 1er Sommet international des villes intelligentes de l’Afrique du Nord.


Dans l’hebdomadaire Usine nouvelle, le professeur Mounir Ghogho de l'Université internationale de Rabat, décrit le projet qui lui a valu d’être personnellement récompensé par l’IBM Faculty Award : un simulateur de trafic en temps réel pour la ville de Casablanca reproductible dans d’autres villes du Maroc. “Le simulateur permet de prédire l’état du réseau de transport en se basant sur les informations communiquées en temps réel à travers des interfaces web, explique le professeur Ghogho. Le continent africain et en particulier le Maroc pourraient devenir le laboratoire des smart cities de demain !”

Que retenir du Mobile World Congress 2014 ?

logo du Mobile World Congress 2014

 

Pour la 9e année consécutive, Barcelone a accueilli l'industrie du mobile au Mobile World Congress 2014, du 24 au 27 février derniers.
Que retenir de cette grande messe du tout connecté à tout moment ?

  • L’absence d’Apple : volonté de se démarquer et de faire parler de soi, sans rien dévoiler de ses intentions pour autant ?
  • L’arrivée des écrans flexibles pour les smartphones : un gadget de plus ou une réelle utilité répondant à un besoin ?
  • BlackBerry essaie de revenir avec un clavier physique mais cela sera-t-il suffisant pour sauver un des pionniers du smartphone ?
  • Des refontes et des lancements de produits, applications,… en pagaille, dans la lignée de ce qui existe aujourd’hui chez Samsung, Dell, HTC ou encore Sandisk, pour aller plus vite, plus loin, plus fort (c’est de bonne guerre en année olympique).
  • La confirmation qu’Androïd est le n°1 des OS.
  • L’arrivée de Firefox OS dans la niche en plein développement des smartphones pour pays émergents.

En somme, des petites révolutions, des confirmations mais pas de grands tournants.

Deux points qui valent quand même la peine d’être soulignés :
Premièrement, l’arrivée des « wearables ». Les Google Glass sont annoncées depuis quelques années et commencent à démarrer aux Etats-Unis, entraînant les premières questions « annexes », comme « faut-il interdire les lunettes connectées au volant de véhicules ? ».
Les smartwatch sont arrivées en 2013 et continueront à se développer comme une extension des smartphones ou des tablettes. Par contre, les nouveautés de cette année sont les bracelets connectés qui analysent votre activité tout au long de la journée en quantifiant votre activité physique, analysant votre sommeil, estimant votre consommation alimentaire,… et envoyant toutes ces données à votre smartphone/tablette qui vous dira alors si vous avez assez marché/bougé/couru, analysera la qualité de votre sommeil,… A l’heure de la sortie du film « Supercondriaque », les vrais hypocondriaques risquent de s’approprier ce wearable pour confirmer leur état de santé. Les médecins vont être heureux…

Le deuxième sujet qui m’a marqué est l’annonce de l’arrivée de la 5G qui démontre que le rythme de l’évolution technologique est loin de ralentir. Vu le retard pris à Bruxelles pour le déploiement de la 4G, il est urgent d’avancer pour ne pas être à la traîne. Ou alors, on pourrait se demander s’il ne serait pas opportun de sauter une technologie ??

 

Un géoportail, cela vous INSPIRE ?

page d'accueil du géoportail

 

Voici deux ans, j’inaugurais mes activités de bloggeur au CIRB avec un article consacré à la à INSPIRE et à l’Open Data. J’annonçais la participation active du CIRB dans ces deux initiatives importantes sur le plan régional. Vingt-quatre mois plus tard, il est plus que temps de vous faire un état des lieux des résultats atteints par nos équipes pour le projet INSPIRE.

INSPIRE

Pour rappel, INSPIRE est le nom d’une directive entrée en vigueur en mai 2007 visant la mise en place d’une infrastructure d'information géographique dans la Communauté Européenne.
En deux mots, la directive INSPIRE porte sur la mise à disposition d’informations descriptives sur les données géographiques (34 thèmes sont concernés),  la création de services de consultation et de téléchargement de ces données. Tout cela, en suivant des règles précises de manière à rendre tous ces services interopérables.
Le caractère contraignant de cette directive a entraîné toutes les administrations publiques à d’importants travaux visant à se mettre en conformité avec cette directive. Toutefois, force est de constater que ces administrations ont profité de cette contrainte pour en étendre les principes intéressants à tous les jeux de données disponibles. La contrainte est devenue opportunité.

Le géoportail de la Région bruxelloise

Dans ce contexte, les différentes directions du Service Public Régional Bruxellois, Bruxelles-Environnement, l’Agence de Développement Territorial, la STIB et le CIRB ont donc uni leurs efforts pour créer un géoportail.
Cet outil a pour objectif de faciliter l’accès à l’information géographique de référence, c’est-à-dire une information publique, officielle et contrôlée, concernant l’ensemble du territoire régional. C’est le CIRB qui a été chargé du développement de ce site. Il est consultable en 3 langues (Français, Néerlandais et Anglais) et disponible à l’adresse suivante : http://www.geo.irisnet.be.

Que permet-il concrètement?

Premièrement, il dispose d’un catalogue qui répertorie les 77 jeux de données déjà référencées. Ce catalogue renseigne l’internaute sur le type de données, leur producteur, leur fréquence de mise à jour, les moyens d’y accéder, etc.
Dans la partie « cartes », l’utilisateur dispose de deux outils intéressants pour consulter ces données sur des cartes.   L’utilisateur peut créer sa propre carte en choisissant lui-même le ou les jeux de données à afficher. Un environnementaliste sera, par exemple, intéressé d’afficher sur une même carte les réserves naturelles et leur proximité avec des sites classés Seveso.
L’internaute peut aussi consulter des cartes déjà réalisées. A ce stade, on en dénombre déjà 25 toutes plus intéressantes les unes que les autres. Si vous vous inscrivez sur le site, vous pouvez également sauvegarder vos réalisations et les partager avec les autres utilisateurs.
Un petit film valant mieux qu’un long discours, je préfère vous renvoyer au reportage que les journalistes de Télé Bruxelles ont consacré au geoportail le 25 février dernier.
A ce propos, savez-vous que Bruciel, dont il est question à la fin du reportage, a aussi été développé au CIRB pour le compte du Service Public Régional Bruxellois?
A l’avenir, le géoportail de la Région bruxelloise continuera à s’enrichir de nouvelles données et de nouvelles cartes. Consultez-le régulièrement !

 

Je maîtrise, tu maîtrises, il maîtrise …

des mots importants lors d'une entrevue: qualités, défauts, expérience, etc.

 

Si, vous aussi, vous êtes amené à recruter, vous vous retrouverez certainement dans ce billet. En effet, j’ai dû, dernièrement, tenter de trouver un nouveau stagiaire pour mon équipe informatique.
Nous sommes d’accord que nous parlons de stagiaire informatique, pas du Rambo de la carte mère ni du Mr Spock de VmWare. Cependant, j’ai été assez interloqué de trouver des qualificatifs ‘haut de gamme’ dans les cv, et pas qu’une seule fois. Pour n’en citer qu’un : la maîtrise de tcp/ip, justement.
Waw… Jeune stagiaire et déjà là ? Impressionnant et vraiment intéressant ! Voyons voir ça…
Je me dis donc que j’ai à faire au Harry Potter de l’adressage ip, à la Cendrillon du SMTP ou encore au Spiderman du routage, et non au Walter Mitty du DNS. Et bien si ! C’était bien lui (ou elle) qui, devant moi, clamait sa maîtrise du Saint Protocole de l’Internet. Et comme Mr Mitty, cette personne avait une imagination débordante pour répondre aux questions les plus pointues que je pouvais poser ! Après quelques minutes, j’ai dû me rendre à l’évidence : cette maîtrise ne dépassait pas la table des matière dudit bouquin tcp/ip; même l’index n’était pas trop connu.
Quel atterrissage ! Je n’avais plus confiance et encore moins l’envie de creuser plus loin. Dommage, dommage…
Alors mesdemoiselles et messieurs les futurs IT, s’il vous plaît, n’utilisez pas ‘maîtrise’ si ce n’est pas le cas, soyez vrai ! En début de carrière, comme bien plus tard, votre évolution sera permanente si telle est votre aspiration. On apprend et progresse tous les jours ! Acceptez de démarrer avec les compétences que vous possédez réellement.
Entretemps, j’ai pu trouver un stagiaire bien sympathique, dévoué et ouvert à l’évolution. Là, je viens de vous rassurer ;o) non ?
Alleï courage !

 

Bien-être au travail, l’affaire de tous!

des prises électriques surchargées

 

La politique du bien-être en entreprise est l’affaire de tous et touche aujourd’hui plusieurs domaines. Certes, une entreprise n’est pas l’autre, un accident n’est pas l’autre. Toutefois, chaque travailleur est censé terminer sa carrière en préservant son intégrité physique et mentale. C’est pourquoi le législateur a mis en place les outils pour prévenir au mieux les risques liés au travail. L’arsenal législatif dans le domaine est très vaste et s’il détermine les obligations de l’employeur, il ne faut pas omettre que le bien-être au travail est l’affaire de tous les travailleurs de l’entreprise.

L’employeur

L’employeur est chargé de mettre en œuvre la politique du bien-être dans son entreprise. La Loi du 4 août 1996 est un tournant important car l’employeur n’a plus une obligation de moyens à mettre en œuvre mais bien une obligation de résultats. L’atteinte du résultat ne passera que par la prévention et la prévention est l’affaire de tous.

La pyramide des accidents

 

Les statistiques démontrent que pour un accident mortel ou catastrophique, on enregistre 30 accidents graves ou sinistres avec conséquences notables, 300 accidents peu graves, 3.000 « presqu’accidents » et à la base : 30.000 actes non sûrs ou dysfonctionnements ou situations anormales !
Si un accident grave survient, toutes les mesures seront prises pour que cela ne se reproduise plus. Toutefois, tous les accidents et incidents doivent être pris en considération au sein de l’entreprise. C’est au niveau le plus bas, en terme de gravité, qu’il faut porter attention et c’est ici que l’ensemble du personnel de l’entreprise – les travailleurs et la ligne hiérarchique – jouera un rôle dans la prévention active.
 
Cette prévention active passe par une observation des situations dangereuses pour lesquelles des mesures techniques de prévention permettront de tendre vers une protection optimale.
Malheureusement, les incidents et accidents sont généralement le fait d’actes dangereux ! Ceux-ci découlent souvent du fait qu’il n’y a pas de solution « facile » pour remédier aux situations potentiellement dangereuses. Il y a toujours une « bonne raison » dans l’esprit du travailleur pour ne pas prendre les mesures de sécurité simple.

Obligations de la ligne hiérarchique

Les membres de la ligne hiérarchique, c’est à dire les dirigeants à quelque niveau que ce soit (Directeurs, Chefs de service, Chefs d’équipe, …) exécutent, chacun dans les limites de leurs compétences et à leur niveau, la politique définie par l’employeur en matière de bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail.
Ils peuvent, entre autres, formuler des propositions et des avis. De même, lors de l’exécution de leurs autres tâches - qui consistent à examiner les équipements de travail pour y déceler des irrégularités éventuelles, à examiner les accidents du travail, à veiller à une bonne communication avec leur personnel et à une bonne affectation des tâches - ils peuvent faire des constatations qui peuvent contribuer à améliorer la gestion des risques.

Obligations des travailleurs

Avant tout, il faut prendre soin de sa sécurité ainsi que celle des autres ! Cela passe par une utilisation correcte des équipements de travail, par le respect des consignes de sécurité. De même, les travailleurs sont invités à signaler les dangers et les défectuosités.

Une question fondamentale se pose donc : prévenir, pour quoi faire ?

Faire de la prévention au travail, c’est préserver la santé et la sécurité des salariés dans l’entreprise. La prévention des risques professionnels constitue un enjeu crucial et concerne toutes les entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité. La coopération en la matière est attendue de tous !

 

Soyons connectés ! Oui, mais … et la batterie ?

deux smartphones et une tablette sur une table

 

Si vous êtes un citoyen connecté, comme moi, et que vous êtes toujours scotché au smartphone et à l’agenda électronique en ligne, comme moi vous aurez certainement rencontré un problème majeur, à un moment donné : l’appel à l’aide de la Sainte Batterie !
Ce moment est bien souvent le moins bon, vers 15h30, 16h00 voire même 17h00 … Fin de journée, un dernier coup de fil à passer ou à répondre et… la batterie est morte, le téléphone passe en mode No Life et… vous aussi !
Que dire si, comme moi, vous oubliez parfois de recharger ladite batterie ? Grand écran, bluetooth, wifi, 3G (ou 4G ?), localisation toute la journée, c’est énergivore et pas qu’un peu, alors quelles sont les solutions ?

  • Un smartphone ayant une forte personnalité concernant sa batterie. Il en existe quelques-uns pour des budgets assez costaud, comme leur batterie. C’est une solution …
  • Un smartphone courant accompagné de sa batterie externe sur un lit de 1300mAh, où il vous restera à charger les deux, régulièrement. C’est une autre solution, lourde en chargeurs.
  • Un gsm simple mais complet accompagné d’une petite tablette. C’est encore une autre possibilité, en séparant les deux fonctions et en laissant la priorité au téléphone et sms. C’est cette solution que j’ai choisie ! Même si elle n’est pas sans défaut, il ne m’arrive plus jamais de me retrouver ‘offline’, sans gsm ni possibilité d’envoyer un quelconque sms à 15h30 et ce, même si j’oublie de le recharger.

Ma petite tablette (iPad mini 3g) m’accompagne sagement partout et me permet de rester connecté au web, à mon agenda, à mes e-mails.
Et même si ma tablette ne tient qu’une petite journée, mon gsm reste en pleine forme pendant deux semaines, aucun souci pour rester joignable !
A partir de cet instant, il faut, bien entendu, considérer chaque message pour ce qu’il est : autant un appel téléphonique me paraît urgent et prioritaire, autant un e-mail peut l'être beaucoup moins...
Et vous ? Quelle est votre solution favorite ?

Big Data ou Big Brother ?

des flux électroniques de données

L'extraction d'informations à partir des grandes masses de données constitue désormais une actualité dans les domaines du commerce, de la finance, de la santé, de la recherche, de la gestion des pouvoirs publics. Ces acteurs ont pris conscience que leur données constituent désormais des richesses potentielles...

L'analyse des grandes masses de données pour en tirer des informations pertinentes est donc en pleine expansion. Gérer ces bases de données géantes nécessite une adaptation des architectures de calcul,  avec la prise en compte du volume, de la vitesse, et de la variabilité de ce déluge numérique. De nouveaux algorithmes doivent être imaginés pour faire des calculs sur de telles masses de données... Autre souci : avec les smartphones, les tablettes et bientôt d'autres objets connectés, ces données ne sont pas toujours centralisées en un lieu unique. Ce nouveau mode de production des connaissances doit être encore « affiné » pour pouvoir être efficacement utilisé. L'analyse de ces données nécessitera probablement encore un rapatriement, sans doute coûteux...

Si beaucoup reste donc à définir dans ce cadre mouvant, une approche liée à la science des données semble néanmoins se dégager.
Les spécialistes de l'exploration et de l'analyse des grandes masses d'informations y trouveront de nombreuses opportunités professionnelles. Les profils recherchés pour ces data scientists seront sans doute généralistes. Des connaissances au niveau juridique compléteront des compétences en acquisitions et exploitations des données. Une solide dimension éthique devra, en outre, s'attacher à ces data scientists : l'espionnage à grande échelle mis au point par de nombreux Etats a montré, encore récemment, la proximité entre Big Data et Big Brother...
Au niveau régional, la gestion des données consolidées s'avère de plus en plus nécessaire dans le cadre de grands projets comme la mobilité et l'urbanisme. Sans aucun doute, des instruments de contrôle démocratique devront être mis en place afin d'y garantir le bien-fondé et le respect de la vie privée.

MOOC t’es beau !

un professeur stylisé en contact avec ses élèves symbolisés par des portables

Rebondissant sur l’article consacré à la présence du CIRB au salon Online Educa Berlin 2013, il me paraissait intéressant de donner un petit coup de projecteur sur le phénomène MOOC. En effet ce buzzword fait, depuis quelques mois, l’objet de nombreux articles dans les médias. Et comme tous les buzzwords, il est mis à toutes les sauces. Personnellement, cela fait seulement un an que j’ai fait entrer ce terme dans mon lexique personnel, mais le concept existe maintenant depuis un peu plus de 5 ans.

C’est quoi un MOOC ?

MOOC est l’acronyme de l’expression anglaise « Massive Open Online Course » ou, en Québecois, Cours en Ligne Ouvert et Massif. Mais vous en conviendrez, « CLOM », ça sonne moins bien que « MOOC » prononcé à l’anglaise. Et ne me demandez pas ce que je pense de l’acronyme FLOT (Formation en Ligne Ouverte à Tous) utilisé par certains Français. Je ne jouerai pas ici au savant en vous recopiant ce que les autres ont écrit tant de fois avant moi. Si vous souhaitez en savoir plus, consultez votre encyclopédie ouverte préférée ou, pour ceux qui n’ont pas le temps de lire, cette infographie fort bien faite.
En résumé, un MOOC est un cours généralement préparé par des professeurs d’université au travers d’une interface web combinant des vidéos, des références à des textes, des exercices interactifs, etc. Ces cours sont gratuits pour les étudiants et permettent, dans certains cas, d’obtenir une certification. Cette certification, elle, est parfois payante. Les MOOC sont regroupés au sein de plateformes mises en place par des universités prestigieuses tel le MIT et Harvard (edX) ou par des sociétés créées par des professeurs d’Université (Coursera et Udacity).

Une utilité pour nos collaborateurs

Personnellement, je n’ai pas encore suivi de MOOC, mais j’en perçois de plus en plus l’utilité pour moi ainsi que pour mes collaborateurs. En effet, un quart des MOOCs est consacré aux technologies de l’information et de la communication. Outre leur contenu, j’entrevois quelques avantages.

Premièrement, ils sont gratuits (si on ne tient pas compte du temps à passer pour travailler ce cours).

Deuxièmement, ils sont élaborés par des spécialistes du domaine, le plus souvent des professeurs d’université. On peut donc assumer que leur contenu est fiable car validé.

Si on se donne l’ambition d’obtenir la certification, on rentre réellement dans un processus d’apprentissage, bien plus efficace que les cours dispensés en 2 ou 3 jours par les habituelles sociétés de formation. C’est là leur troisième et principal atout.

Evidemment, ces certifications ne s’obtiennent pas sans effort. Les MOOCs des plateformes universitaires annoncent, d’ailleurs, l’effort à fournir hebdomadairement pour espérer obtenir cette certification. Cela peut varier de 2 heures à plus de 10 heures d’activités par semaine. Une information à bien prendre en considération avant de se lancer dans l’aventure des MOOCs.

A titre d’exemple, vous pourriez suivre un cours sur le développement d’applications mobiles, sur la géomatique ou sur le testing.

Et en Belgique ?

En 2013, l’UCL a été sélectionnée par edX pour intégrer la prestigieuse plateforme américaine. La presse belge s’en est fait l’écho à de nombreuses reprises l’an dernier. L’Université Catholique de Louvain proposera à partir de ce 10 février 4 cours dont 2 entièrement en français. Une première pour edX et une première belge dont on peut être fiers !

Pour terminer, je ne résiste pas à vous renvoyer vers une citation diffusée par un de mes contacts LinkedIn cette semaine.

Bon apprentissage !

Trio infernal : loi, processus et application informatique !

une structure enchevêtrée de câbles et pylônes

 

Développer une application informatique recèle parfois des surprises, et suscite réflexion ! De manière traditionnelle, l'informaticien se doit de traduire les besoins fonctionnels en une application qui couvre le processus. L'outil doit couvrir le processus mis en œuvre jusqu'alors via d'autres canaux, souvent des dossiers papier. Cela semble évident ... peut-être trop !
En effet, tout développement dans un environnement un peu complexe se heurte très vite à la problématique du changement. Les processus décrits sont parfois tellement anciens...  et pour certains utilisateurs, l'outil informatique se doit de reproduire de manière fidèle ce que l'on faisait sur papier ! « Ce n'est pas l'outil qui va m'imposer ma façon de travailler, non mais ! »

Cela signifie que les fonctionnalités de l'outil informatique à développer ont pour objectif de reproduire un processus existant. Soit. La logique devient imparable si on rajoute à ceci un cadre législatif : l'outil doit reproduire le processus qui est imposé par la loi ! Tout informaticien connaît, d'ailleurs, les problèmes de maintenance dite «légale»: l'application doit être adaptée pour répondre à l'évolution législative (l'exemple classique étant un changement de taux de TVA).
Dans ce schéma, la loi impose un processus qui implique les fonctionnalités de l'outil. L'enchaînement logique devient LOI -> PROCESSUS -> APPLICATION  INFORMATIQUE. C'est du bon sens, non ?
Quoique... Les évidences méritent parfois d'être remises en cause. Certes, une application informatique doit rester un outil au service des utilisateurs. Mais dans certains cas, la législation devient si complexe, et les processus si diversifiés que la création d'un outil informatique devient une véritable gageure. On peut voir alors des projets titanesques, coûtant des millions d'Euros dont les embûches sont telles que, finalement, fournisseurs et clients  jettent le gant, laissant le champ libre aux querelles juridiques. Cette situation n'est pas l'apanage des projets informatiques mamouths ! Dans des projets plus modestes, on est confronté parfois à des difficultés similaires. En tant que citoyen, chacun d'entre nous s'est déjà senti désemparé devant la complexité d'un processus de demande de primes ou de gestion d'un dossier administratif. Et certains schémas de processus couvrent autant de feuilles de papier que la détermination du nombre pi à la cent millionième décimale !

Et si on rêvait un peu ? Si on se libérait de quelques carcans ? Si, lorsque un organisme envisageait d'automatiser ses processus, une réflexion profonde était engagée pour les revoir  et, parfois, adapter la législation ? Et si, non seulement on étudiait certains processus dans le cadre de la simplification administrative, mais que l'on y intégrait les impacts informatiques ? Et si on s'interrogeait sur l'applicabilité de mesures législatives qui - parfois - génèrent de tels coûts que le bénéfice s'y trouve finalement englouti en frais de gestion ?
Finalement, si on s'assurait que l'enchaînement mentionné ci-dessus intègre une part de circularité ...  que l'on s'interroge sur la mise en œuvre d'une loi au travers des outils informatiques et des processus organisationnels au sein de notre société? Un fameux défi ... 

L’importance de la gestion du changement pour l’utilisateur final

un homme dépassé lance un cri

 

L’implémentation d’une solution innovante peut être perçue de différentes manières selon la personne qui en fait la demande : par exemple, le responsable de service désire une solution qui augmentera la rentabilité de son équipe. L’utilisateur final, quant à lui, demande une solution qui facilite son travail au quotidien alors que le directeur financier aimerait la solution la moins onéreuse.

Le rôle principal du responsable de projet est de parvenir à concilier les desiderata de chacun, ce qui est réalisable sans être évident : la résistance au changement est la principale cause d’échec dans la mise en place d’une solution innovante. Elle est particulièrement fréquente dans le domaine de l'IT.

Quel responsable de projet n’a jamais été confronté aux réactions suivantes, parmi d'autres :
« Pourquoi devrait-on changer quelque chose qui fonctionne ? »
« J’ai toujours travaillé comme ça, il n’y a pas de raison que cela change ! »
« Si cette solution est mise en place, je n’ai plus rien à faire... »

Le changement peut donc susciter certaines réactions :

  • Le refus de comprendre : c'est une réaction due au refus de voir le quotidien bouleversé.
  • La résistance : on cherche à rendre le changement moins inconfortable en le remettant toujours à plus tard ou en discutant son bien-fondé, ...
  • La résignation : on accepte le changement mais contraint et forcé.
  • ...

Le défi du responsable de projet consiste à comprendre le métier de « son client » sans l’obliger à comprendre le sien. Le travail en amont d’un responsable de projet consiste donc, avant tout, à prendre le temps de parler des besoins, discuter des problèmes et analyser la situation dans son ensemble.  Cela permettra de trouver avec les utilisateurs finaux la solution qui leur convient, celle qui permettra - pour un coût raisonnable et maîtrisé - de disposer de l’outil indispensable au développement de l’entreprise, sans bouleverser le fonctionnement de celle-ci.

Avant tout autre facteur, la perception que l’utilisateur final aura de la solution proposée déterminera la réussite de son implémentation. C'est pourquoi le travail fondamental à réaliser en aval consistera en l’accompagnement de l’utilisateur final par la formation, et la prise de conscience de l’importance de l’évolution ou du remplacement d’un outil.

Leadership et sagesse

Un homme aide un autre lors d'un exercice d'escalade

 

L'an dernier, je me suis inscrite à une formation sur un thème éminemment attractif : la philosophie et le management. La dernière séance à laquelle j'assistai posait la question du développement du leadership avec sagesse.

La définition business du leadership, presque caricaturale, a d'abord été exposée. Le plus bel exemple était celui posé par Zenger-Folkman, qui reprenait pas moins de 17 compétences à maîtriser, dans des thèmes tels que le caractère, la capacité personnelle, le focus on results, les skills interpersonnelles ou encore le leading change. Rien que des beaux mots anglais… Une superbe vidéo présentait le leader d'aujourd'hui comme la nouvelle star, style assez américain avec de la musique rock, beaucoup de mouvement et des flashs... Paradoxalement - ou non finalement - le monde est également décrit par une abréviation (en anglais bien entendu) : VUCA. J'appris alors une nouvelle expression : volatile, uncertain, changing & ambiguous.

Après toutes ces mises en jambes, viennent alors les interrogations… Combien de profils doit-on avoir finalement ? Comment aligner son leadership avec celui de sa hiérarchie ? Comment aligner (ou réconcilier) son sens personnel et son sens professionnel ? Comment garder la maîtrise de soi ? Où tirer son énergie ?

Le leader est-il surhumain ? 

Si l'on s'en tient à ce seul concept, peut être… Nous nous sommes alors intéressés au deuxième thème de la séance : la sagesse, avec ses dimensions et les composantes qui l'alimentent, comme la connaissance de soi, des principes de vie, l'éthique, le détachement, l'inspiration, l'intuition et - ce qui m'a beaucoup parlé -  l'alignement tête-cœur-corps.

Le leader est humain, il a ses forces et ses faiblesses, comme tout le monde. S'il applique son leadership avec sagesse, avec sa tête mais aussi son cœur, il arrivera sans doute mieux à allier bonheur et performance. Deux notions incompatibles ? Je ne pense pas, bien au contraire : viser la satisfaction de ses collaborateurs et leur motivation est un tremplin vers la performance.

J'ai longtemps été persuadée que le contenu est plus important que la forme pour arriver à un objectif. A force d'expériences, et peut être d'un peu de sagesse, je me rends compte que l'humain est la clé.

 

 Si vous n'en êtes pas encore convaincus, posez-vous la question: comment souhaiteriez- vous, un jour, que l'on se rappelle de vous en tant que leader ?

Les bonnes résolutions des tablettes en 2014 ?

une personne manipule une tablette

 

L’année 2013 a été un excellent millésime pour les tablettes car petit à petit, elles ont usurpé le marché des laptops et des smartphones. Les 3 plus grands acteurs du marché, à savoir Apple, Android et Microsoft ont tout fait pour s’accaparer le marché, chaque plate-forme avec ses succès et ses revers. Des leçons que nous souhaitons profitables aux utilisateurs business à venir sont à tirer. Regardons ça de plus près.

L’iPad

Le roi des tablettes n'est certainement pas le plus parfait en termes de mobilité, de flexibilité ou d’évolutivité. Avec l’iPad, vous savez où vous allez… Vous n’avez peut-être pas le choix d’y aller… ou pas ! Sans doute Apple devrait-il repenser son modèle et permettre aux utilisateurs de meilleurs options pour des besoins spécifiques, un peu comme Android, finalement. Pour ce qui est de la taille de la mémoire, les utilisateurs restent un peu sur leur faim au vu des besoins grandissants d’espace de stockage. Apple n’offre toujours pas port MicroSD ou USB… Allez comprendre !

Les tablettes Android

Android effectue un excellent travail en prenant toujours plus de parts de marché, notamment en offrant tout ce que l’iPad ne fournit pas de base. Mais attention : là où un iPad Air offre un processeur A7 64 bits, Android n’offre rien d’équivalent. Idem en ce qui concerne le côté logiciel : Microsoft propose son fer de lance bureautique en version mobile, à savoir Office 2013. Toutes les tablettes Android devrait être vendues de base avec un set bureautique qui permettrait aux utilisateurs de disposer immédiatement d’outils de productivité ; et pourquoi pas la suite Kingsoft Office…

La Microsoft Surface 2

La version améliorée de la Surface RT est très proche d’offrir une des meilleurs tablettes du marché en ce qui concerne la productivité. Cependant, Microsoft doit absolument arrêter de copier l’iPad en espérant que le cheptel d’utilisateurs Apple se tourne enfin vers la Surface : ils devraient plutôt essayer de toucher la classe business qui cherche avant tout à se concentrer dans le travail et la productivité. Autre souci, les possibilités d’ajustement de l’interface pèsent lourd sur la performance, notamment lorsque l’utilisateur est extrêmement nomade : c’est justement sur ce point que Microsoft devrait prendre exemple sur Android.

Conclusion

Comme nous l’avons vu ici, tous les constructeurs mobiles ont à (ap)prendre les uns des autres et 2013 fut une année riche en rebondissements pour ces 3 plate-formes. Bien évidemment, aucune d’entre elles n’admettrait se « faire éduquer » par un compétiteur, ce qui ne les empêche aucunement de se garder l'une l'autre bien à l’œil... A suivre!

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